‹ La médicine chez les ChinoisChapitre 36 sur 89 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

Ce troisième livre, qui est le plus fourni de recettes, roule tout entier sur les accompagnements et accidents particuliers à la petite vérole. Il commence par la fièvre et la chaleur qui en sont inséparables, et on y articule les remèdes qui conviennent selon les six crises dont nous avons parlé au livre premier, et l’état où se trouve le malade.

Ces six crises sont comme la boussole : pour juger de la cause des divers accidents qui surviennent dans le cours de la maladie, « le médecin, dit-on, doit les suivre avec soin, parce que les remèdes doivent être différents selon la crise où ils arrivent, et que ce qui soulage et guérit le malade dans une, lui deviendrait funeste ou même mortel dans une autre. « Ce principe supposé, on indique les divers remèdes et soulagements qu’il faut donner au malade , selon la crise où il est , pour les frissons , pour les

douleurs de tète , de reins et de ventre ; pour les inquiétudes et ardeurs, pour le délire, la soif, les évanouissements, la respiration embarrassée, la salivation, la toux, les rapports d’estomac, le vomissement , le mal de gorge , les éternuments , le dégoût , la sueur, la dysurie, la diarrhée, les démangeaisons, l’extinction de voix, la constipation, la douleur dans tout le corps , le saignement de nez, les urines et les excréments teints de sang, les frissons avec grincements de dents, l’abattement, l’enflure enfin, qui survient , après la petite vérole , aux yeux , au visage et dans tout le corps.

On indique pour chacun de ces accidents des remèdes assortis au temps et à la circonstance où ils arrivent. Comme le Teou-tchinsin-fa n’est qu’un abrégé analytique, il ne peut pas entrer dans tous les détails qu’on trouve dans les grands traités ; mais il en donne la clef, et les réduit à des principes qui dirigent ceux qui les consultent.

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