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CHAPITRE IV

MALADIES DES FEMMES

Il se produit chaque mois chez les femmes , entre quatorze et quinze ans, un écoulement sanguin (king-hiue) par les parties sexuelles (yn-hou). La durée de cet écoulement est ordinairement de deux jours et demi à trois ou quatre jours. 11 est réglé par période de trente jours. S’il est en avance d’un ou deux jours, il constitue une affection morbide appelée kc m-tsien; s’il est en retard d’un ou deux jours , il constitue une autre affection nommée tsieou-heou. Lorsque l’écoulement n’apparaît pas longtemps après l’époque périodique, la femme est exposée à deux affections, dont la première porte le nom de hiue-tclie, la deuxième celui de hiueliou. En outre, la femme ressent souvent un ou deux jours avant et un ou deux jours après l’apparition des menstrues, une douleur au bas-ventre, caractérisée par le nom de king-sien dans le premier cas, et par celui de king-heou dans le second cas.

Les menstrues peuvent ctre de cinq couleurs différentes : ou blanches, ou rouges, ou noires, ou jaunes, ou bleues. La couleur rouge-clair indique la santé; si les menstrues sont blanches, cette couleur diagnostique une grande lassitude , de l’inappétence et de l’amaigrissement; la cause est liée à un refroidissement interne ; l’écoulement noir annonce un échauffcmcnt excessif du sang; les menstrues jaunes indiquent une sécrétion abondante de bile et une grande humidité dans l’estomac et la rate; si elles sont bleues, c’est up signe certain que la femme a reçu un coup d’air (chang-fong) .

Les menstrues peuvent être ou insuffisantes ou trop abondantes. Elles sont insuffisantes soit parce que l’écoulement n’est pas assez abondant pendant les deux jours et demi ou trois jours

qu’il sc produit, soit parce qu’il s’arrête trop tôt. Des émotions» morales très-vives, telles que colère, joie, peine, etc., une alimentation trop froide, de l’humidité pénétrant dans le vagin par l’imprudence qu’ont beaucoup de femmes de s’asseoir par terre , un estomac débilité et renfermant une trop grande quantité de chaleur, une nourriture peu substantielle, telles sont les princi- $ pales causes de l’insuffisance des menstrues.

Les menstrues sont trop abondantes soit parce que l’écoulement est trop abondant pendant les deux jours et demi ou trois qu’il doit durer, ou bien parce qu’il dépasse cette limite. La cause provient ou d’une grande colère, ou d’une trop grande chaleur du sang, ou d’un manque d’air intérieur.

Quelquefois l’écoulement est continu, peu abondant; d’autres fois il est presque continu, avec un petit temps d’arrêt. La cause de cette affection est une fatigue excessive agissant sur le sang et sur un estomac débilité. Le pouls est tchin-sy (profond, faible).

Quelquefois l’écoulement ne paraît pas à l’époque périodique et cesse d’avoir lieu. Ce dérangement est amené par des excès de boisson et de coït, de fatigue , ou bien par une violente émotion, telle que chagrin, peine, etc.

Nous avons dit plus liant que l’écoulement apparaissant avant l’époque périodique constituait une affection morbide appelée kan-tsien . La cause est liée à un échauffcment du sang produit par une grande colère ou une émotion morale très-forte. Deux ou trois jours avant l’apparition de cet écoulement, la femme ressent une douleur sourde au bas-ventre et de la chaleur à l’épigastre. Dès que les menstrues paraissent, le visage devient trèsrouge; chaleur extrême, soif, insomnie, douleur à l’épigastre , j pouls tchin-chô (profond , rapide) ; l’écoulement est dans ce cas toujours très-abondant et très-rouge.

On devra de suite donner à la femme kia-ouei-sse-ou-tang . — Chou-tyiÀ 13,04), tany-kouei (4**), pe-cho, tchuen-.hiony , Isay-hou I (113, 04), liouany-kin (13s), lan-py (7 3, 36) , lie-tclie-tsee ( 1 0 s) , I kan-tsao (7s, 36); faire bouillir, et prendre dix à douze fois. Le sang est ensuite ramené à son état normal.

L’écoulement apparaissant après l’époque périodique constitue

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une affection du nom de tsieou-heou , et dont la cause provient ou d’une nourriture trop froide, ou d’un refroidissement à la matrice, ou d’une lotion inopportune du corps avec de l’eau froide. Les menstrues dans ce cas sont toujours peu abondantes et rouge pâle; le pouls est tchin-che (profond , lent). Les symptômes de l’affection sont : douleur au bas-ventre, reins sans force et douloureux, inappétence, les quatre membres sans force; quelquefois l’urine coule goutte à goutte; quelquefois dévoiement.

Traitement : Sse-ou-tang . — Cliou-ty, tchuen-hiong, tang-chin (113,04), tang-kouei, pe-cho (10®), fou-tsee (33,68 ), jou-kouei (33), kan-tsao (4»); faire bouillir.

Lorsque l’écoulement arrivant à l’époque périodique est insuffisant, il produit les accidents suivants : douleur au ventre, sur les côtés du ventre, tantôt à droite, tantôt à gauche; quelquefois à droite et cà gauche se forment des tumeurs dures et douloureuses à la pression; respiration difficile, visage pâle, pouls sans force, menstrues rougeâtres.

Traitement : Sse-ou-tang (vu); ajouter yuen-kou-cha (73,36), mou-Iiia ng (43), ping-lang (73,36), ou-ling-tsee , kan-tsao (43), tchin-py (7 3,36), tsee-kio (11 3,04) ; faire bouillir.

Si ce remède ne suffit pas, donner ko-ky-yn. — Tang-kouei, chou-ty (113,04), pe-cho (73,36), tchuen-hiong (33,68), hiang fou (73,36), hong-houang (23), tao-jin (03,07), ngo-tchou ( 4'*), me-tong (1 3,80), jou-kouei (1^,80), kan-tsao (33); faire bouillir.

Il arrive quelquefois que l’écoulement a lieu pendant quelques jours goutte à goutte. Deux ou Irois jours avant son apparition, la femme ressent de la douleur dans les reins et au-dessus du nombril; chaleur, douleur sourde au côté et à l’épigastre, grande susceptibilité, irritabilité, insomnie; le pouls est h i en-s y (trémulent, faible); les menstrues arrivent ensuite goutte à goutte, noires ou brunes, d’une odeur désagréable; au milieu on distingue une lacbc blanche.

Donner de suite lieou-kiun-sse-tang . — Jin-seng, pe-tchou , foulie g, pan-hia, tchin-py (33,68), kan-tsao (13,80), tang-kouei (73,36), tchuen-hiong (43), tsay-hou (73,36); faire bouillir.

Si malgré ce remède les menstrues continuent à couler goutte

à goutte, la malade ne tarde pas à tousser, la chaleur à l’épigastre est très-forte: prendre sse-ou-tang (vu); ajouter chan-tche (79,36), pe-mou (79,36), me-long (49), tchin-py (49); faire bouillir.

Si cette affection apparaît encore un autre mois , prendre sseou-tang (vu); ajouter pou-houang (tan), seng-ty (tan), lie-tsee-tsee (79,36), ty-yn-tan (49), he-kin-kiai (119,04), ching-ma (tan) (39), kan-tsao (4s); faire bouillir.

Si l’affection dure quatre ou cinq mois, prendre pou-tchong-yki-tang. — Houang-kin (15s), tang-chin, tchin-py, lancf-kouei (119,04), pe-tchou , tsay-hou ( 1 0 3 ) , kan-tsao (7s, 36); faire bouillir.

Il arrive quelquefois, dans la vieillesse, qu’un certain nombre d’années après que l’écoulement sanguin a cessé, la femme le voit se reproduire de nouveau, mais goutte à goutte et sans arrêt. Les autres fonctions ne sont pas altérées.

Prendre houang-lien-kiai-tou-tang . — Houang-lien (7 9,36)., houang-kin (Ils, 04), houang-pê (JO3), tche-tsee ( 1 0 3 ) ; faire bouillir.

Si après avoir pris ce remède quatre fois , la malade ne va pas mieux, prendre leang-ko-san . — Rhubarbe, menthe (11 s, 04), mang-siao, lien-kio, kan-tsao (4 s), tso-sie, houang-kin (7 s, 36); ajouter sse-ou-tang, faire bouillir.

Quelquefois cette affection atteint la femme à Page de soixantedix ans, et entraîne avec elle les accidents suivants : inappétence, douleur à l’épigastre, dévoiement, suppression d’urine, crachement de sang, chaleur et fièvre.

Prendre siao-yao-san — tang-kouei, pe-cho , pe-fou-ling , tsayhou, pe-tchou (39,68), kan-tsao (1^,80); ajouter san-tsee (73,36), jou-chin (119,04), yuen-tche (113, 04), mou-hiang (4ff) ; faire bouillir, et boire.

Quelquefois la femme, à soixante-quatre ou soixante-cinq ans, ayant de violents accès de colère , éprouve subitement de la céphalalgie, fièvre, seins douloureux, et les menstrues reparaissent comme avant Page critique. Cet accident donne de l’inquiétude, inappétence, sommeil agité, seins enflés, côté enflé, douleur très-

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vive dans la région du cœur et à l’estomac ; après les repas , visage très-rouge.

Prendre siao-yao-san (vu), ajouter long-ian-tsao (33,68), san-tsy (4S); prendre deux fois; la plupart des symptômes disparaîtront, mais l’écoulement continuera goutte à goutte.

Prendre kouei-py-tang . — Jin-seng, Ichai-ky, tou-tsao, pe-ichou, fou-cliin, tang-konei, Jong-yen-jou, yuen-iche, tsao-jin, mou-hiang , kan-tscto (13,80 chacun), gingembre, jujubes; faire bouillir; ajouter he-lsee, pe-mou (73,36 chacun) ; prendre trois fois. -

Il arrive quelquefois qu’une femme avant l’àge critique est parfaitement réglée; quelques jours avant l’époque périodique, quatre ou cinq jours par exemple, elle a un violent accès de colère, à la suite duquel les menstrues arrivent en très-grande abondance ; les pommettes sont bleues, ensuite jaunes et rouges ; douleurs abdominales très-fortes. Le mois suivant , les menstrues apparaissent à l’époque périodique, seulement la femme a le visage très-rouge, avec douleur au bas-ventre, et deux jours après l’écoulement se fait goutte à goutte.

Prendre sse-o u-tang (vu); ajouter siao-tchai-kou-tang . — Tsay- Jiou ( 1 1 3,04), houang-tsin (10), pan-Ma, jin-seng (4g), kan-lsao (33,68); faire bouillir. Prendre ensuite chaque jour, afin d’empêcher le retour de cette affection, fang-fong (113,04), houang-kin ( 153) ; faire bouillir.

11 arrive quelquefois qu’une femme toujours colère éprouve les accidents suivants : douleur sourde à l’oreille, au cou, aux dents et aux seins; douleur à l’épigastre , envies de vomir, dévoiement, inappétence; quelques jours après, l’écoulement paraît et ne s’arrête pas.

Il faudra de suite prendre sse-ou-tang (x u) ; ajouter pe-tchou, fou-ling , Isay-hou, tche-lsee, long-lan-tsao (3 3,68); faire bouillir. L’écoulement est arrêté, mais il peut arriver que le mois suivant les menstrues apparaissant à l’époque périodique coulent goutte à goutte. Prendre siao-yao-san (vu); ajouter pe-tchou, fou-ling (43) , tchin-py (1 13) ; faire bouillir, prendre pendant quinze jours.

Il peut arriver que l'écoulement apparaissant à l’époque périodique, ne soit point réglé pendant les trois ou quatre jours qu’il

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doit durer, c’est-à-dire qu’il soit tantôt trop abondant , tantôt trop peu abondant, et avec des intermittences et des arrêts. Ce dérangement provient ou d’efforts exagérés, ou d’émotions morales trop fortes , ou de faiblesse extrême suivie de refroidissement. La femme éprouve dans ce cas douleur au ventre et aux reins, respiration pénible et douloureuse.

Traitement : Pou-kan-san. — Pe-tchou, tang-kouei, pe-cho, clian-yn, chan-yo, ho-ky, ou-oey-tsee, tchuen-tong, kan-tsao ( 7»,36 ) ; faire bouillir.

Autre : Sse-ou-tang (vu); ajouter suen-chao-jin (113,04); faire bouillir.

Autre : Lieou-oey-ty-liouang-ouan (vu); prendre tous les jours.

Il peut survenir un dérangement complet dans l’apparition des menstrues; ainsi elles apparaissent et coulent pendant un temps, puis disparaissent et reviennent, ainsi de suite. Trois causes peuvent produire ce dérangement, ou une pauvreté du sang, ou l’action du coït pendant la menstruation, ou un refroidissement subit. La femme éprouve dans ce cas une douleur très-vive au ventre.

Traitement : Kouei-py-tang (vu) , trois ou quatre fois.

Autre : Siao-yao-sati (vu); ou lieou-kiun-tsee-tang . — Pe-tchou , fou-ling, tchin-py, kan-tsao , mou-hiang , cha-jin (1 09 chacun) ; faire bouillir.

Lorsque les menstrues coulent en trop grande, abondance , elles amènent généralement, si l’écoulement a lieu durant trop de jours, des douleurs aux reins et au ventre.

Traitement : Tang-kouei-san . — Tang-kouei, tchuen-hiong , pecho , hoang-kin, pe-tchou, chan-tchou-yn (369); pulvériser, prendre 7g,36 ou 119, 04 dans un peu d’eau.

Lorsque l’écoulement coule trop abondant durant trois ou quatre jours, à l’époque périodique, la femme éprouve céphalalgie, fièvre, soif, douleur au bas-ventre.

Traitement : Sse-ou-kou-tang (vu), tche-kou-tang (vu) ; faire bouillir ensemble.

11 peut arriver que l’écoulement menstruel, ayant lieu à l’époque périodique, la femme soit atteinte d’un refroidissement à la suite

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duquel les menstrues deviennent rougeâtres et causent des douleurs très-fortes aux reins et au ventre; donner sse-ou-tang (vu), ajouter hong-hoa (1 13,04), tao-jin (4 3), ngo-tchou (73,36), yuen-kou-so

(73.36) , mou-hiang (33,68), tsay-hou (4®), houang-tsin (73,36);

Quelquefois à la suite de ce refroidissement, l'écoulement ayant cessé, le ventre est douloureux, céphalalgie, les quatre membres sans force; prendre pa - tching - tcing . — Chou-ty , tang-kouei, pe-cho, tchuen-liiong , tang-chin , pe-tchou, fou-ling , tcliin-py , kan-tsao

(73.36) ; faire bouillir.

Chang-clie-san , célèbre médecin, raconte qu’une jeune femme âgée de vingt ans et d’une maigreur extrême, était atteinte d’un dérangement menstruel: l’écoulement n’étant plus réglé, apparaissait tantôt après vingt-cinq jours, tantôt après trente-cinq jours et de couleur rouge écarlale; à cette époque elle ressentait des douleurs abdominales excessives. Elle craignait le froid et recherchait la chaleur; le pouls était profond, faible. Elle vint consulter Chang-clie-san , qui, après avoir observé son état, lui fit prendre liouang-lien (150»), bouilli dans du vin (le vin évaporé par la cuisson ) , liiang-fou (733) ? tang-kouei-ouei ( 73 ) , ou - ling- tsee (363); le tout pulvérisé et façonné en pilules, lui en fit prendre 113,04 chaque jour à jeun. La malade suivit ce traitement et fut guérie très-promptement.

Une autre femme du même âge s’étant trouvée dans ces conditions, consulta le même médecin; celui-ci voulut la traiter d’une manière analogue, mais il ne réussit pas aussi bien, par des raisons de tempérament particulier: le pouls devint très-faible; il prescrivit alors cliin-ky-tang . — Jin-seng (33,68), houang-kin (113,04), tang-kouei (113,04), pe-tchou (43), jou-kouei , fou-tsee (33,68); faire bouillir. Vingt jours après elle fut guérie.

Il peut arriver que pendant l’éruption menstruelle, la femme soit atteinte de refroidissement et éprouve une chaleur très-forte avec fièvre intermittente (peu de sueur), lui donner ta-ouey-kytang . — Tang-kouei, tchuen-liiong , jin-seng , ngo-kio-tchou , joukouei, pe-cho, ou-tcliou-yn, mou-tan-py, tche-kan-tsao, me-mentong,pan-hia (33,68 chacun); faire bouillir.

Si ce remède ne réussit pas, il faut prendre sse-ou-iang (vu); ajouter tsay-Jiou (113, 04), houang-kin (73,36); faire bouillir.

Il peut arriver que la femme au moment de l’éruption menstruelle soit atteinte de refroidissement produisant une chaleur très-forte, avec fièvre intermittente et sueur très-abondante; prendre siao-yao-sa:i (vu); ajouter tan-pg, tao-jin, yuen-kou-so (?», 36),

Liu-kiao-san raconte avoir traité une jeune femme dont l’écoulement menstruel était toujours trop abondant; elle éprouvait le matin à l’aube une chaleur extrême dans tout le corps, et constamment durant l’époque de l’éruption une chaleur fatigante au creux des pieds, des mains et à l’épigastre. Ces accidents duraient depuis longtemps, lorsqu’elle s’adressa à ce médecin; il prescrivit sse-on-tang (vu), avec kou-liouahg-lien '(7 s,36) ; elle prit ce remède pendant trois jours et fut guérie.

In autre médecin, Hiuë-chin-fou , raconte avoir donné ses soins à une femme dont l’éruption menstruelle dépassait toujours l’époque périodique; elle éprouvait alors une chaleur extrême, de la lassitude, de l’abattement, de la somnolence; deux mois après il se forma au côté une petite tumeur; elle eut des éblouissements, chaleur dans la poitrine et à l’estomac , bouche sèche, malaise, irritabilité, chaleur extrême aux pieds et aux mains. Hiuë-chin-fou lui prescrivit alors pou-tchong-y-ky-tang (vu); n’ayant pas réussi, il lui fit prendre alors kouei-py-tang (vu), et elle fut guérie.

Le même médecin parle d’une femme qui dans un cas analogue éprouvait de la céphalalgie , une chaleur extrême et qui augmentait pendant deux heures le matin et deux heures le soir, de la lassitude, etc. ; il lui fit prendre pou-tchong-y-ky-tang (vu), en y ajoutant fang-fong (73,36), tchuen-hiong (73,36), et elle fut guérie.

11 arrive quelquefois que par suite d’un dérangement dans l’éruption menstruelle, l’écoulement apparaît un instant, s’arrête, reprend : ainsi de suite; il peut en résulter de la fièvre (chaud, froid); prendre de suite siao-tsay-hou-tang (vu), la fièvre cesse; prendre ensuite, pour régler l’écoulement, sse-ou-tang (vu).

Hiuë-chin-fou dit que ce dérangement peut être accompagné

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des accidents suivants : oreilles douloureuses, fièvre, bouche amère ; remède : siaô-lsay-hou-tang (vu) ; ajouter tche-lsee, tchuen-hiong , tan-py (73,36); prendre trois fois, et les symptômes morbides disparaissent.

Un autre médecin, Ta-tsuen, raconte qu’une jeune femme tourmentée par des désirs hystériques, ne tarda pas à avoir la fièvre ; l’éruption menstruelle précéda l’époque périodique et fut peu abondante. Quatre ou cinq mois après, elle ne parut plus, et la malade éprouva de la céphalalgie, oppression, malaise, petites taches noires sur la figure, amaigrissement progressif. Il prescrivit siao-tsay-liou-tang (vu), auquel il fit ajouter seng-ty (73,36), que l’on fit bouillir; et elle fut guérie.

Si l’écoulement dépasse l’époque périodique, on devra prescrire lieou-ty-houang-ouan (vu) .

Le meme médecin parle d’une autre femme qui, très-inquiète de l’absence' de son mari , fut atteinte d’une fièvre intermittente dont les premiers accès commencèrent en même temps que l’apparition de l’écoulement menstruel ; dix jours avant l’époque périodique, elle éprouvait une sueur excessive en dormant; il prescrivit lîouei-py-tang (vu), elle fut guérie de suite.

Lieou-ty-houang-ouan (vu) est aussi efficacement employé dans des cas analogues.

Il peut arriver qu’une femme soit saisie par un refroidissement au moment où l’éruption menstruelle commence; la journée est bonne, mais pendant la nuit la fièvre se déclare : délire, l’écoulement s’arrête.

Il faut de suite donner siao-lsay-hou-tang (vu), et avoir recours à l’acuponcture; piquer ky-men.

Hiu-hio-chc raconte qu’une femme atteinte de refroidissement au début de l’écoulement menstruel, fut saisie par la fièvre dès que la nuit arriva; l’écoulement s’arrêta, le délire ne tarda pas à se déclarer ; elle ne connaissait plus personne , râle sibilant dans la gorge, bouche fermée. Appelé dans ce moment, le célèbre médecin, après avoir reconnu la cause de l’affection, prescrivit siao-tsay-hou-tang (vu), en y ajoutant seng-ty (1 13,04) ; trois jours après elle était guérie.

Le même médecin parle d’une autre femme qui se trouvait dans le même cas que précédemment : fièvre, oppression, suppression d’écoulement, douleur aux seins; il se contenta de piquer ky-men, et l’écoulemcut continua.

LTne autre femme ayant très-chaud et venant de prendre son repas, eut l’imprudence de se laver le corps avec de l’eau froide; l’écoulement s’arrêta aussitôt et la fièvre avec délire ne tarda pas à se déclarer. On lui prescrivit clioang-kiai-san. — Hoang-tsin , lang-kouei, chou-ty, pe-cho, tchuen-hiong (33,68 ), jou-kouei, kantsao (13,80), gingembre; faire bouillir.

Ce remède n’ayant pas réussi , la malade éprouva des convulsions avec sueur très- abondante ; le pouls devint hien-ta (trémulent, fort), chaleur très-forte, bouche sèche, langue noire, douleur très-vive au ventre. On lui fit prendre yn-tchou-san. — Tang-kouei, tchuen-hiong , chou-ty, pe-cho, rhubarbe, liiang-siao, kan-tsao (43 chacun) ; faire bouillir. Elle fut guérie promptement, et pour prévenir toute rechute, elle prit siao-tsay-hou (vu), mélangé avec sse-ou-tong (vu), huit ou dix fois.

Une autre femme était atteinte de ouen-y (typhus) ; huit jours avant l’époque périodique l’éruption menstruelle apparut, mais tout à coup la fièvre s’étant déclarée, très-forte, l’écoulement s’arrêta, le visage devint rouge , la bouche sèche , les yeux levés vers le ciel. Hiu-hio-che, appelé par la famille, sans s’occuper de ouen-y , prescrivit siao-tsay-kou-tang , et le lendemain le même remède mélangé avec kouan-houei-kan-kiang (43) ; la fièvre cessa, le visage devint moins rouge, les symptômes précédents diminuèrent; seulement le bas ventre resta très- douloureux; il prescrivit alors ty-tang-ouan . — Rhubarbe, liiang-siao, houei-tclie, pan-ma , kan-tsao (1 1 3,04) , pulvériser, pilules (chacune 33,68). Le ventre cessa d’être douloureux et l’écoulement reparut. Mais afin de prévenir toute rechute, il prescrivit siao-tsay-hou-lang une fois, et pendant quelques jours tiao-oey-lchang-ky-tang . — Rhubarbe (103), tche-che (7 s, 36) , ho-po (73,36), kan-tsao (33,68) ; faire bouillir. Elle fut complètement guérie.

Ouang-che-san raconte qu’une femme avait la diarrhée trois jours avant l’apparition de l’éruption menstruelle; le pouls était

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alors très-faible; il lui prescrivit cliin-ling-pe-tchou-san . — Ji lise/1 g (75,36), pe-lchou, nien-jou (43), pien-teou (73,36), clia-jin (35,68), kie-kang (73,36), kan-tsao (43), pulvériser; prendre 33,68. Elle prit cette poudre deux mois, ensuite chaque fois que la diarrhée commençait, et elle fut guérie radicalement.

Une femme de quarante ans, très-maigre, avait chaque mois la diarrhée un ou deux jours avant l’éruption menstruelle; un jour, au mois de mai, ayant très-chaud, elle eut l’imprudence de se laver le corps avec de l’eau froide ; immédiatement se déclarèrent de la toux et une diarrhée qui deux jours après fut suivie de l’écoulement menstruel. La diarrhée continua pendant un mois ; au mois de juin la diarrhée cessa, et l’écoulement eut lieu; au mois de juillet, la fièvre se déclara ; elle eut cinq ou six accès , et l’éruption menstruelle apparut sans diarrhée, mais en laissant une grande lassitude dans tous les membres, lassitude qui disparut quatre ou cinq jours après; au mois d’aoùt, aucun symptôme morbide n’accompagna l’écoulement menstruel; mais, le huitième mois, au commencement de septembre, les menstrues furent très-abondantes avec diarrhée, puis peu de temps après il y eut delà leucorrhée avec douleurs à la cuisse droite, douleurs aux yeux et à l’épine dorsale, toux à la suite de laquelle cette douleur s’exacerbait surtout la nuit; cris continuels, appétit très-grand, diarrhée continuelle.

Hiue-ly-tchai , appelé par la malade, lui prescrivit sse-ou-tang (vu). Les symptômes précédents s’aggravèrent; il lui donna alors : lieou-kiun-tsee-tang . — Tang-seng, pe-tc/iou, tchin-py, nieou-hiang, cha-jin, kan-lsao (43) ; faire bouillir.

Cinq ou six jours après, la maladie était enrayée; mais afin de prévenir de nouveaux accidents, il prescrivit pendant vingt jours pa-tcliin-tang , et elle fut radicalement guérie.

Nous avons dit plus haut que quelquefois l’écoulement menstruel ne paraissait pas à l’époque périodique et était supprimé. Les causes de cette suppression sont ou des passions tristes et continues, ou une violente émotion morale, produite par exemple par une mauvaise nouvelle, ou bien par le coït pendant l’ivresse, ou enfin par des pertes de sang par la bouche ou par l’anus; les

accidents qui résultent de ce dérangement organique sont : vertiges, éblouissements, urine peu abondante. Deux ou trois mois après, douleur aux reins et au dos, tintements d’oreilles, pieds froids et douloureux ; quelquefois au-dessus du ventre se forme une tumeur plus ou moins grosse; peu à peu l’estomac s’affaiblit; quelquefois le ventre est ballonné ; oppression , étouffement , rougeur dans diverses parties du corps, torpeur, somnolence; quelquefois insomnie, palpitations, défaillance, pesanteur aux aines, coliques, et quelquefois à l’époque périodique convulsions terribles avec cris, etc.

Traitement : Pou-py-pe-tchou-tang . — Pe-tchou, fou-ling , pé-cJw, houang-kin , kan-tsao , tchin-py, me-yo, tchuen-hiong , tang-kouei , tsay-lou (3 9,68) ; faire bouillir, prendre journellement dix fois; l’écoulement reviendra. Si par hasard ce remède ne réussissait pas, prendre tong-king-ouan . — Hoey-oey, tao-jin, rhubarbe, tanpy , kan-ty , (7", 36) , jou-kouei (109), nieou-sy (49), ngo-tchou (39,68), san-lang (79,36), clie-hiang (09,3) ; poudre , pilules de 39,68 ou 7 9,36.

Il peut arriver qu’une femme, quelques jours avant l’époque périodique, s’expose à des refroidissements, soit en portant des vêtements trop légers, soit par une alimentation trop froide: l’éruption menstruelle ne paraît pas , une tumeur se forme audessus du ventre; vomissements, douleur au côté et au dos, oppression, genoux et jambes douloureux, vertiges, mouvements convulsifs, irritabilité, maigreur extrême, pouls hien (trémuleux); prendre pa-tcliin-tang (vu).

Il peut arriver que la suppression de l’éruption menstruelle soit amenée par une trop grande sécrétion de bile qui se mélangera à la masse du sang. Visage ou blanc ou jaune, vomissements continuels, fièvre.

Traitement : Yn-tchou-san (vu).

Une femme dont l’écoulement menstruel était supprimé depuis longtemps, avait continuellement la fièvre, bouche sèche, joues trèsrouges, inappétence ; chaque soir toux, douleur au ventre et dans la région ombilicale. Tchang-tsee-ko, célèbre médecin, lui prescrivit lia ouei-eul-tchm-tang . — Pan-hia (79,36), kin-kong (119,04),

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*tchou-yn (10^), ho uang-kin-k an-Isa o , yun-sin (73,36); faire bouillir. Un peu de mieux s’étant déclaré par suite d’une évacuation de bile, il lit prendre sse-ou-tang et la malade fut guérie.

Une autre femme de trente-quatre ans avait un dérangement menstruel analogue au précédent; elle avait constamment la fièvre. Visage très-pàle, lèvres fendillées, pommettes rouges, toux continuelle. Après avoir essayé un grand nombre de remèdes, elle fit appeler Tchang-tsee-ko , qui lui fit suivre le traitement dont nous avons parlé plus haut, et elle fut guérie radicalement.

Une femme atteinte de dyssenteri? violente éprouve quelquefois dans la menstruation un dérangement qui se manifeste par la suppression de l’écoulement ; gorge sèche , et cependant peu de soif.

Traitement : pou-tcliong-y-ky-tang (vu); ajouter liouang-pê, tche-mou (73,36); faire bouillir.

Il arrive quelquefois que l’écoulement est supprimé par suite de l’appauvrissement du sang; dans ce cas, il faudra prendre kiaouei-tao-lan-tang . — Pan-liia , tchin-py , pe-fou-ling , tche-che, houang-lien, tchuen-lnong , kan-lsao, (7°, 36), gingembre; faire bouillir.

Autre remède : Hiac-ko-tong-king-ouan. — Pe-cho (25 3), tangkouei, mou-liiang, ngo-lchou (255) , jou-ltouei, ou-ling-lsee, rhubarbe ( 1 1 3, 0-4), kan-tsy, chong-lche (73,36), mang-chong, (303), / ao jin (278); poudre, pilules; en prendre vingt chaque fois; quatre ou cinq (pis suffisent.

Dans le cas où la suppression des menstrues est rebelle aux remèdes précédents et se perpétue, il est rare quelle résiste au traitement suivant : ko-hiuê-sse-ou-lang . — Chou-ty, lang-kouei , pe-cho, tchin-py, tche-kio (113,04), tchuen-liiong (10»), san-lang, ngo-tchou (73,36), lao-jin (4»), liong-hoa, ( 73,36), kan-tsao (73,36) ; faire bouillir; prendre tous les jours tong-king-ouan (vu), est souvent aussi efficacement employé.

Il arrive quelquefois que l’écoulement menstruel se fait par une autre partie du corps que par l’utérus et le vagin ; quelquefois le sang s’échappe par la bouche, l’angle des yeux, les oreilles, les mamelons, la pulpe des doigts, la racine des ongles, etc. La

malade éprouve alors vertiges , vomissements , écoulement de sang goutte à goutte par la matrice. Quelquefois des tumeurs douloureuses se forment au-dessus du ventre.

Le traitement consiste à prendre ouei-king-tang . — Tang-kouei (113, 04), tchuen-hiong (43), kang-tchao (73,36), houang-kouei (33,68), mou-tan-py (73,36), ngo-tchou (43), tang-chin (73,36), hieou-sy (103), kan-tsao (33,68) ; faire bouillir. Prendre ce remède trois ou quatre fois et ensuite hoig-hoa-tang-kouei-san. — Honghoa-tang-kouei-oey , niéou-sy , sou-mou, pe-tche , kan-tsao (36 3), pulvériser (II3, 04) dans un peu d’eau.

Il peut arriver que ce remède fasse cesser les symptômes précédents , sans que l’écoulement menstruel reparaisse; prendre tong-king-ouan , et pendant plusieurs jours, vingt ou trente patcliin-tang (vu).

Ly-tong-yucn raconte qu’il a traité une femme dont l’éruption menstruelle était dans le principe constamment noire et par petits eaillots; au-dessus du ventre s’était formée une tumeur très-grosse, la diarrhée était survenue et les aliments étaient rendus sans être digérés. Ces accidents durèrent ainsi pendant trois mois. Le quatrième mois, cà l’époque périodique, l’éruption eut lieu très-abondante et par grosses masses de sang très-noir; chaque jour la malade allait à la selle deux ou trois fois; dévoiement, douleur à l’épigastre après les repas, inappétence, amaigrissement progressif. Il lui prescrivit alors le remède suivant : kouei-py-tang . — Jin-seng (3 3,08 ) , liouang-tsin , pe-fou-ling, tang-kouei ( 1 1 3, 04) ype-lchoupe, long-yen-jou (73,36), yucn-tehe, tchao-jin ( 73,36), mou-hiang, kan-tsao (33,68); faire bouillir, ajouter gingembre et jujubes. Elle fut guérie, et afin d’éviter toute rechute , elle prit pendant quelques jours sse-ou-tang (vu).

Une femme avait chaque mois une éruption menstruelle trop abondante; la couleur était quelquefois rouge clair, mais souvent aussi d’une autre couleur, et les menstrues avaient une odeur désagréable, au-dessus du ventre s’était formée une tumeur trèsdouloureuse. Le bas-ventre était également très-douloureux. Vertiges, les membres froids. Ly-tong-yuen , appelé dans cette circonstance, lui prescrivit kiao-ngai- sse-ou-tang . - — Tang-kouei ,

MALADIES DES FEMMES

tchuen-liiong, pe-cho, chou-ty, ngo-liio-ichoii , ngai-ye, kan-tsao (113, 04 chacun); ajouter un peu de vin; faire bouillir.

Après avoir pris ce remède huit ou dix fois, il arriva que le ventre fut moins douloureux. Le médecin prescrivit alors hiongkouei-tang . — Tang-houei (363), tchuen-liiong , kan-kiang , fou-tsee (33,68); faire bouillir. Elle fut guérie; mais afin d’éviter toute rechule, elle prit pendant plusieurs jours sse-ou-tang (vu).

Ly-tong-yuen dit avoir donné ses soins à un grand nombre de femmes qui parsuite d’une mauvaise alimentation, avaient éprouvé les accidents suivants à l’époque de l’éruption menstruelle : l’écoulement était très-abondant , du sang coulait en même temps par l’anus; chaleur, vertiges, mucosités coulant par le nez, salivation continuelle, inappétence, douleur dans les reins , lassitude, soif, pouls liong-ta (débordant, fort) ; il prescrivit clie-tsuen-ta-pou-tang (vu), et il obtint chaque fois une guérison radicale.

Le même médecin parle également de femmes qui pour les mêmes causes, à chaque retour périodique, avaient eu un écoulement très-abondant, douleur très-forte au bas-ventre et au côté, pieds et mains froids. Il prescrivit : Fou-lsee-ly-tcliong-tang . — Foutsee, jou-houei (73,36), pao-kiang (43), kan-tsao (33,68); faire bouillir, et pour éviter toute rechute, sse-ou-tang (vu).

Une autre femme n’était pas réglée , l’écoulement menstruel apparaissait tantôt avant, tantôt après l’époque périodique ; elle avait des colères continuelles, des inquiétudes, le pouls était tchin-sy (profond, faible); constipation, urine rare, les quatre membres sans force, palpitations, nez bouché, douleur à l’estomac, douleur au côté, borborygmes. Ly-tchong-yuen prescrivit houang-kin-tangkouei-lang. — Houang-kin (153), tang-houei (113, 04), jin-seng (7 3, 36) , tcliuen-Jiiong , pe-cho, jou-houei (33,68), kan-tsao (43) ; faire bouillir; six ou sept fois suffisent; prendre ensuite sse-outang vingt ou vingt-cinq jours de suite.

Une femme était toujours souffrante dans l’intervalle qui séparait les époques périodiques ; cet état de malaise général était accompagné de douleur au ventre, l’abdomen était gonflé, on eût dit quelle était enceinte, elle éprouvait des coliques très-fortes et elle avait constamment une douleur sourde au nombril; ces symp-

tomes cessaient par l’arrivée de l’écoulement menstruel et reparaissaient ensuite. On lui donna kia-ouei-eul-tcliin-tong (vu), elle rendit une grande quantité de bile et fut guérie; elle prit sse-outang pendant quelques jours pour éviter toute rechute.

Il arrive quelquefois qu’à l’époque périodique , l’écoulement étant trop abondant, la femme éprouve une douleur très-vive à l’estomac ; lui donner che-siao-san . — Ou-ling-tsee (25%) ,pou-/iouang (253), pulvériser; prendre (73,36) dans de l’eau.

Autre remède : Siuen-kouei-tang (vu).

Lieou-pe-cliou (leucorrhée).

Cette affection peut provenir soit d’excès de coït , soit d’un dérangement dans les parties sexuelles après l’enfantement, soit d’un refroidissement subit à l’époque périodique de la menstruation ; elle est caractérisée par un écoulement muqueux et d’une couleur variable, qui est ou bleuâtre, ou rouge, ou blanche, ou jaune, ou noire. Il est rare que la femme puisse concevoir, si elle est atteinte d’une affection de cette nature dans laquelle l’écoulement soit autre que blanc.

Lorsque l’écoulement est blanc et qu’il est du à un refroidissement subit , la malade éprouve de la somnolence et de la lassitude ; les quatre membres sans force ; chaleur à l’estomac et tiraillements , vomissements de matières liquides , douleur obtuse au bas-ventre, dans le vagin , au-dessus du ventre et dans les cuisses; pâleur.

Traitement : Eul-tchin-tang (vu); ajouter tchang-jou (113, 04), liouang-pè ( 7S,36), nan-sin (73,36), nieou-sy (43), tcliuen-hiong (43) ; faire bouillir.

Dans le cas où le remède ne réussit pas , prendre mien-liongouan. — He-kiang, tang-kouei (113,04), fou-tsee, ou-tchou-yu (73,3 Q)y jou-kouei (3S,68), kan-tsao (4®) ; pulvériser, pilules, chaque fois 4 ou 5 grammes pendant trente jours au moins.

Une femme dont le sang est échauffé habite dans un endroit humide ou s’assied à une place humide ; elle peut avoir un écoulement par le vagin , tantôt blanc, tantôt rouge; cet écoulement n’est pas continu, il dure chaque fois quatre ou cinq jours; dans ce moment, douleur au bas-ventre; au-dessus du ventre se forme

MALADIES DES FEMMES

une tumeur très-douloureuse; fièvre, bouche sèche, visage trèsrouge, lassitude, somnolence.

Traitement : Tsin-pe-san. — Tang-kouei , tchuen-hiong (Ils, 04), pe-clio, houang-pe, koua-py (7*, 3 6), seng-ty , kan-kiang (4 3), piemou, kan-tsao (3ff,68) ; faire bouillir, prendre deux fois , et après sse-ou-tang .

Dans le cas où il ne réussirait pas, prendre cliang-che-ouan. — Tsang-chou, pe-c/io, lioa-che , koua-py, tche-kio (25 5), kan-kiang , kan-tsao (4s), ty-yn-tang (10s); pulvériser, pilules (3s, 68).

Une femme buvant habituellement des boissons très-froides ou mangeant des aliments trop froids, finit par avoir une sorte d’inflammation agissant sur la masse du sang et produisant une grande quantité de bile ; survient ensuite un écoulement muqueux, blanc, qui a lieu tous les trois ou quatre jours, une fois, pendant quatre ou cinq heures. Le pouls est hoa-ta (glissant, fort); chaleur, soif, vertiges, éblouissements, quelquefois douleur au bas-ventre, vomissements. Cette maladie peut durer trois ou quatre ans.

Donner koua-ty-san. — Tclie-siao-ieou (7^,36), ly-lou, yu-kin (4S), koua-ty (3S,68); faire bouillir. Ce remède expulsera la bile. Prendre ensuite pa-tching-san (vu) deux ou trois fois, et sse-outang (vu) pendant huit ou dix jours.

Il arrive quelquefois qu’une nourriture trop échauffante finit par produire un écoulement par le vagin de couleur sale, presque noire, et d’une odeur très-désagréable; visage jaune, lassitude, somnolence, face boursouflée; le bas du pied et la jambe froids, inappétence. Cette maladie peut durer plusieurs années.

Traitement : Koua-ty-san (vu). Deux ou trois jours après que l’on a pris ce remède , les symptômes précédents diminuent ; reprendre le meme remède, et trois jours après ta-chang-ouan-nansan. — Pe-tchou, mou-hiang (10*) , tcliin-py, liouang-kin, san pe-py (7^,36), mou-tong , pe-kien-nieou (25ff); faire bouillir, prendre deux fois , et ensuite pa-cliing-tang (vu) plusieurs jours de suite.

Quelquefois cette affection se présente ainsi : écoulement muqueux, blanc, tous les cinq ou six jours , une fois, pendant une heure; l’odeur en est très-désagréable; urine peu abondante et

coulant goutte à goutte, tumeur au bas-ventre peu douloureuse, oppression, visage jaune, petits boutons près de l’oreille, pouls sans force.

Traitement : Houang-kin-kien-tchong-tang . — Kiang-ho, kansong (115, 04), tsay-hou (75,36), koa-tche, san-nay (45), ching-ma (3 %), tchuen-sie, kan-tsao (45) ; faire bouillir, prendre quatre ou cinq fois, et ensuite sse-ou-tang ^ auquel on ajoutera houang-kin, tche-lsee (75,36) ; faire bouillir.

Une femme avait des chagrins continuels et pleurait beaucoup ; un écoulement blanc muqueux par le vagin finit par se déclarer; immédiatement après elle eut une sorte de délire , puis après de la somnolence , et une éruption de petits boutons se manifesta sur la langue, les lèvres et le cou; quarante jours après il y eut un peu de mieux. Elle fit alors appeler un célèbre médecin nommé Kan-che, qui lui prescrivit la-fou-tsee-tcing . — Fou-lsee (25 s), polio, fang-fong, tchuen-hiong, tang-kouei (115, 04), kan-kiang, joukouei (75,36); faire bouillir et prendre très-froid. Prendre ensuite chin-tsien-tsin-pao-tan. — Tang-kouei, 7nou-hiang (115, 04), kou-pe

(35.68) , ne-yu, tchin-hiang (35,68), yn-hiang (105), che-hiang (O5, 7) ; pulvériser, faire des pilules, dont on prendra une ou deux pendant trente jours.

11 arrive quelquefois que la femme ayant pendant plusieurs mois un écoulement menstruel trop abondant, il en résulte un écoulement muqueux blanc par le vagin ; cet écoulement est constant; pouls hoa-ta (glissant, forl), les quatre membres sans force, vomissements continuels de matières bilieuses, malaise, douleur à l’estomac, fièvre, urine rouge, peu abondante; un mois après , à l’époque de l’éruption menstruelle , l’écoulement est noir et le ventre gonflé.

Traitement : Kia-ouei-pa-icliing-tang . — Tang-kouei, pe-cho, sang-py, tou-ichong (115, 04), tchuen-hiong (75,36), jin-seng

(35.68 ) ,pe-tchou (45), chan-yo (75,3 6)}fou-ling (115, 04), liiangfou (255), kan-tsao (35,68); faire bouillir, prendre huit à dix fois.

Lorsque l’écoulement menstruel arrive noir, ainsi que nous l’avons dit, prendre pou-tchong-y-ky-lang . — Houang-tsin (75,36),

MALADIES DES FEMMES

jin-seng (33,68), kan-tsao (3*, 68), pe-tchou (43), tcing-houei , tchin-py (II3, 04), ching-ma (23), Isay-hou (B3, 68), ajouter tchetsee (113, 04); faire bouillir, prendre sept ou huit jours de suite, et après sse-ou-lang pendant vingt ou vingt-cinq jours.

Ly-tong-yuen raconte avoir donné ses soins à une femme atteinte d’un écoulement blanc muqueux à la suite d’une menstruation trop abondante; elle éprouvait des douleurs au ventre et au côté, chaleur à la poitrine; l’écoulement menstruel cessa d’être réglé; crachements continuels de bile, râle dans le gosier; l’écoulement muqueux devenait quelquefois un peu jaune; alors la malade ressentait un malaise général et une douleur à l’estomac et dans la poitrine. Il lui prescrivit kouei-py-tang (vu) chaque matin , et pendant un mois , chaque soir, kiao-ouei-siao yao-san. — Tang-kouei (113, 04), tchuen-hiong (73,36), pe-cho, chou-ty (7 3 ,36) , jin-seng (33,68 ), pe-ichou (4%) , fou-ling (II3, 04), kan-tsao (43), tsay-hou (73,36); faire bouillir.

Le même médecin raconte qu’une femme fut atteinte d’un écoulement blanc muqueux après une fièvre d’une longue durée; elle éprouvait malaise, chaleur, bouche sèche. 11 prescrivit tsyoey-pe-tchou-san . — - Jin-seng (33,68), pe-tehou (43), fou-ling (113, 04), kan-tsao (43), ho-siang, mou-liiang, kan-ho (33,68); faire bouillir; ajouter me-tong (113, 04), ou-oey-tsee (253); faire bouillir. Prendre ensuite pou-tcliong-y-ky-tang (vu) ; ajouter fouling (113,04), pan-hia ( 7 a, 36) pendant quinze jours.

Une femme avait depuis vingt ans un écoulement blanc , muqueux, accompagné de crachement de sang, vertiges, malaise, oppression ; Ly-tong-yuen lui prescrivit le matin lieou-kiun-tseetang (vu), le soir lieou-oey-ty-houang-ouan (vu) ; après deux mois elle fut guérie.

Une femme âgée de trente ans était atteinte de leucorrhée depuis un certain temps ; l’éruption menstruelle n’était plus réglée, et était précédée chaque fois de tintements d’oreilles, malaise, chaleur, bouche sèche, tumeur à la gorge. Ces symptômes duraient quatre ou cinq jours , la leucorrhée seule persistait avec couleur blanche. Ly-tong-yuen prescrivit kouei-py-tang (vu) , en ajoutant pan-hia (73,36), tsee-tsee (113, 04), ching-ma (23), tsay-hou

(73,36), et le lendemain sse-ou-tang ; ajouter houang-tsin ( 1 13,04), pe-tchcti (43); faire bouillir, alterner chaque jour. Un mois après elle fut guérie.

Une femme avait une vingtaine d’années , l’écoulement menstruel n’était pas réglé et elle avait en même temps une leucorrhée ; éructations continuelles et vomissements de bile, douleur à l’épigastre, inappétence, diarrhée, genoux et jambes enflés; le soir, fièvre, pâleur, lassitude. Ly-tong-yuen lui prescrivit kia-ouei-eul tchin-tang (vu) cinq jours, et ensuite po-lchong-y-ky-tang (vu) ; ajouter fou-ling (113,04), pan-hia (73,36), pao-kiang (4), et augmenter jin-seng de 33,68 et pe-tcliou de 43; faire bouillir. Dix jours après elle fut guérie.

Une femme avait un écoulement muqueux, blanc; les quatre membres étaient constamment sans force. Ly-tong-yuen lui prescrivit le matin kouei-py-tang, et le soir pou-tchong-y-ky-tang (vu) ; quinze jours après elle fut guérie.

Une femme avait un écoulement blanc jaunâtre; dès quelle se mettait en colère, l’estomac devenait gonflé et douloureux; inappétence, oppression, crachements, sang coulant par l’anus. Lytong-yuen prescrivit pou-tchong-y-ky-tang , en y ajoutant fou-ling (11^,04), pcni-hia (43), pao-kiang (33,68) pendant quatre jours, et ensuite pa-tching-tang , en y ajoutant tsay-kou (73,36), tchetsee (113, 04) ; sept ou huit jours après elle fut guérie.

Il arrive quelquefois que l’éruption menstruelle , pendant les trois ou quatre jours quelle dure , alterne avec une leucorrhée qui ne paraît que dans ce moment et disparaît ensuite. Cet écoulement muqueux est blanc; urine peu abondante.

Traitement : Sse-kiun-tsee-tang (vu) ; ajouter tsao-ho, tinghiang, mou-liiang (33,68), cinq ou six fois, et ensuite ly-tchongtang. — Pe-ichou (43) , jin-seng , kan-kiang { 33,68), kan-tsao (43) ; ajouter tchin-py (113, 04), tchuen-hiong (73,36), tang-kouei

(113. 04) . Dix jours après guérison.

Quelquefois l’écoulement muqueux est partie blanc, partie rouge; visage jaune, douleur au ventre.

Remède : Kiao-ngai-sse-ou-tang . — Chou-ty (73,36), tang-kouei

(113. 04) , tchuen-hiong (43), pe-cho ( 113, 04), ngo-kio (73,36),

MALADIES DES FEMMES

ngai-ijê (43), kan-tsao (43) ; ajouter un peu de vin, prendre pendant quinze jours.

Quelquefois l’écoulement muqueux est blanc rouge, le rouge dominant, le bas-ventre douloureux, douleur au vagin, urine comme de l’eau de riz visqueuse, dans l’urine de petits grains de sable.

Traitement : Le matin sse-ou-tang , le soir kouei-py-tang ; quinze jours suffisent.

Il arrive quelquefois qu’une jeune fille réglée pour la première fois et ignorant ce que c’est que la menstruation, se lave avec de l’eau froide ou s’expose imprudemment au froid. Il peut en résulter un écoulement muqueux par le vagin , ou blanc ou rouge, et d’une odeur très-désagréable; douleur au ventre.

Remède : Pe-tsee (363), liong-kouei (363), kou-kouei-ken (733), pe-clio (253), pe-fan (253), cire jaune; faire des pilules; chaque jour dix ou quinze. La guérison ayant lieu , un peu de faiblesse peut accompagner la convalescence. Prendre kouei-p>y-tang quinze jours.

Tchang-chong-kin raconte qu’une femme de cinquante ans n’étant plus réglée, eut un écoulement blanc muqueux par le vagin, écoulement qui était continuel; le soir, chaleur extrême, douleur au bas-ventre et au ventre, malaise, oppression, bouche sèche. Il lui prescrivit ouei-king-tang . — Ou-tchou-yu (33,68), tan-py (73,36), pe-cho (73,36), jin-seng (33,68), jou-kouei (33,68), tang-kouei (II3, 04), tcliuen-hiong (43), ngo-kio-tcliou (73,36), kan-tsao (43), me-tong (113,04), pan-hia (113, 04), gingembre; faire bouillir. Guérison en dix jours.

Une femme, par suite d’excès de coït et de chagrin , eut un écoulement muqueux par le vagin, blanc comme de l’eau de riz , visqueux et devenant très-épais la nuit ; douleur au bas-ventre , bouche amère, pouls feou-sy (superficiel, faible), borborygmes, quelquefois douleur très-vive au vagin. Tchang-chong-kin lui prescrivit pou-tchong-y-ky-tang deux fois, et après lieou-kiun-tseetang (vu), en y ajoutant ching-ma (33), tsay-kou (7336), trois ou quatre fois; puis kouei-py-tang , en y ajoutant houang-pe, tsee-lsee (3 3,68) , quatre ou cinq fois, et enfin kiao-oey-siao-yao-san dix fois, et elle fut guérie.

Tching-lîia .

Huit espèces :

1° Houang-kia . — A l’époque de l’éruption menstrûelle ou bien après l’enfantement, lorsque les lochies commencent à couler, si la femme s’expose à un refroidissement , il peut en résulter la formation d’une tumeur dure au côté gauche de l’abdomen. Cette tumeur est variable de forme et de volume; les quatre membres tantôt froids , tantôt chauds ; sueur, inappétence , somnolence, douleur au dos et aux reins; l’écoulement menstruel cesse d’ètre réglé, la femme ne peut plus enfanter; douleur au bas-ventre, douleurs lancinantes dans le vagin, absence d’urine ou urine peu abondante, rouge ou jaune.

Traitement : Acuponcture; points d’élection : Tiouan-yuen , isy-

Cette maladie est grave en ce sens quelle rend la femme stérile. Durée, trois ou quatre mois.

Dans le cas où l’acuponcture ne réussit pas entièrement, prendre tsao-kia-san. — Tsao-kia, tchuen-kio (36g), si-s in (45 s) ; réduire en poudre, et avec de l’eau en faire une sorte de baguette et l’introduire dans le vagin; ne la retirer que pour uriner, laisser jour et nuit. Cependant, si le sang venait, la retirer, laver souvent avec de l’eau tiède , ne pas boire froid ni manger d’aliments froids, s’abstenir de coït; guérison certaine.

2° Tsin-kia. — Si la femme après l’enfantement se lave trop tôt avec de l’eau froide ou s’assied dans un endroit humide, une tumeur dure , de forme et de grosseur variables , se forme au côté droit de l’abdomen ; douleur à l’estomac et au bas des reins , ventre ballonné, salivation abondante, inappétence, lassitude, les pieds et les mains enflés, visage jaune, selles et émission d’urine difficiles, dérangement dans la menstruation.

Acuponcture, point d’élection san-ouan. Remède : Tsin-kiatso-tao-fang. — Sel (36&), tsao-kia (25 s), tsy-sin (36ff); pulvériser, faire comme précédemment une sorte de petite baguette, l’introduire dans le vagin; le sang sortira et la malade est guérie; s’abstenir de coït pendant six jours.

MALADIES DES FEMMES

3° Tsao-bia. — Si la femme, à l’époque de l’éruption menstruelle, se fatigue par une route trop longue ou par le port d’objets trop lourds , ou bien encore par de fréquents accès de colère, elle éprouve quelquefois les accidents suivants : tumeur au-dessous ou au bas de l’abdomen, douleur au ventre et au côté, estomac douloureux, inappétence, vomissement après le repas, douleur au dos et aux reins, somnolence, sueur en dormant, douleur aux cuisses dès que la malade reste longtemps debout , urine coulant presque sans que la malade s’en aperçoive, suppression des menstrues, selles difficiles, stérilité.

Traitement : Acuponcture, percer la tumeur. Remède : Leaotsao-bia-fang . — Rhubarbe, yu-ly-jin (36s), houei-sin (36g), banbiang (73 s), houang-lien, mang-tchong (Ils, 04), by-nuei-bing (253), ho-po (150s); pulvériser; chaque matin en prendre Ils, 04 dans un peu de vin; s’abstenir de coït durant trois mois. La malade est guérie dès qu’un écoulement sanguin apparaît.

4° Hiue-bia. — Si la femme, à l’époque de l’éruption menstruelle, éprouve une indigestion ou se livre à un travail excessif, elle voit tout à coup ses règles s’arrêter et une tumeur se former au-dessus du nombril; douleur aux reins, courbature, pesanteur dans les épaules , douleur au bas-ventre et à la partie supérieure du dos , entre les deux épaules; stérilité.

Remède : Lieou-hiue-bia-fang . — Rhubarbe, ou-bien, tang-bouei (253), chan-tchou-yu, tsao-bia (36 3), sy-sin, sel ( 10 3) ; pulvériser, faire une petite baguette et l’introduire dans le vagin.

5° Tsee-bia. — Si la femme fait abus de coït après que l’écoulement menstruel a cessé , si cet écoulement a commencé quatre ou cinq jours avant l’époque périodique , il se forme alors une tumeur soit à droite , soit à gauche de l’abdomen ; douleur à l’épigastre et au bas-ventre , douleur très-vive au dos et aux reins , les quatre membres sans force, inappétence, sommeil agité, vertiges, crainte du vent et du froid , dérangement dans la menstruation , urine et selles très-abondantes, stérilité.

Acuponcture, percer la tumeur. Remède : Tsee-bia-fang . — Tsao-bia , ou-tchou-yu, tang-bouei (363), tchuen-bio, ban-biang, rhubarbe, sel (733), sy-sin, pe-f an, ou-oey-lsee (113,04); pulvé-

riser, faire une petite baguette, l’introduire dans le vagin, s’abstenir de coït.

6° Kou-kia. — Si une femme ayant ses règles s’expose à un refroidissement après la terminaison de l’éruption menstruelle, une tumeur se forme au bas du ventre; froid, soif; poitrine, dos et reins douloureux; vagin enflé, absence d’urine, vomissements des aliments, veines gonflées, malaise, ventre ballonné et comme celui d’une femme enceinte, lassitude, stérilité.

Acuponcture, piquer kouan-yuen, tsy-kan, tchong-ouan , hia ouan. Remède : Ngo-kio-ouan. — Ngo-kio (303), tang-kouei, honeisin, tche-cho, ping-lang, kuen-pou, kou-po, tsee-tsio, mou-hiang (25s), tao-pe, pie-kia, rhubarbe (36s) ; pulvériser, pilules, vingt ou trente dans un peu d’eau de riz.

7° Che-kia. — Si une femme ayant ses règles est atteinte d’un refroidissement provenant de l’humidité, une tumeur se forme à droite de l’abdomen , au-dessus ou au-dessous du nombril ; douleur aux fesses, chaleur au bas-ventre, urine très-rouge, douleur à la vessie et aux reins, somnolence; la malade recherche les endroits frais ; dérangement dans la menstruation, veines gonflées, stérilité.

Remède : Che-kia-fang . — Rhubarbe, houang-tsin, mang-siao (25s), kan-tsao (153), tsao-kia (6^, ou-tche-yu (2 3) ; faire bouillir, prendre une fois tous les dix jours.

8° Pie-kia. — Si une femme ayant ses règles se livre à un travail excessif et prend froid , ou bien est atteinte de refroidissement en dormant ; trois ou quatre tumeurs se forment au bas-ventre ; ces tumeurs sont dures et douloureuses ; bas-ventre, dos et reins douloureux ; suppression des menstrues, visage jaune, faiblesse dans la voix, veines gonflées, stérilité.

Percer les tumeurs. Remède : Pie-kia-fang . — Rhubarbe (403), kan-kiang , iche-pey-lsee (25s) , jou-tsee , jin-seng (113,04), soutchong (13), houei-sin (403), sy-sin, tou-tan (28s ),pe-tchou (363); pulvériser, prendre chaque fois 113,04 dans un peu de vin.

MALADIES DES FEMMES

De la génération et de la stérilité.

La génération est produite par la copulation de l’homme avec la femme. L’homme, pendant le coït, lance dans le vagin, au moyen des conduits éjaculateurs de la verge, la liqueur séminale, appelée tsin. Cette liqueur traverse un conduit appelé yn-men, et pénètre dans un récipient nommé tsee-kong ou récipient des enfants, et ayant la forme du bouton de la fleur du nénuphar; ce récipient contient, comme le bouton dont nous parlons, un certain nombre de vésicules, qui sont autant de germes [yn) se développant par l’action de la liqueur séminale. Le premier mois , ce germe est semblable à une perle de rosée ; le deuxième mois , il ressemble à un bouton de pêcher; le troisième mois il prend une forme humaine ; le quatrième mois, les différents viscères, tels que foie, cœur, poumons, rate, etc., sont apparents; le cinquième mois, les quatre membres sont formés et les cheveux commencent à être distincts; le sixième mois, les yeux, la bouche, et la tète ont leur véritable forme; le septième mois, l’épiderme; le, huitième mois, les différents conduits, et enfin le neuvième mois, l’enfant est à terme.

Différentes causes s’opposent à la génération ; les unes proviennent de l’homme, les autres dépendent de la femme. La stérilité de la femme est due : 1° à un embonpoint excessif ou accumulation de graisse dans les tissus cellulaires; cette graisse empêche l’accès du sperme [tsin) dans le tsee-kong et par conséquent la fécondation du germe; 2° à diverses maladies, telles que trouble dans la menstruation, leucorrhée, appauvrissement du sang, tumeur au ventre, maladies' de la vessie, etc.

La fécondation du germe est intimement liée à l’écoulement menstruel. Dans le cas où il y a trouble dans la menstruation, par exemple avance sur l’époque périodique ou écoulement trop abondant , le sang étant trop échauffé , les germes contenus dans le tsee-kong étant trop échauffés, eux-mêmes ne peuvent être fécondés. Dans le cas où il y a retard sur l’époque périodique ou insuffisance d’écoulement, le sang étant trop froid, le germe ne peut être fécondé. Dans le cas où il y a suppression de menstrues,

le germe n’étant pas rafraîchi par l’écoulement , devient trop sec et ne peut également être fécondé. — Si le sang est trop échauffé, il faudra prendre, ainsi que nous l’avons dit plus haut, kia-ouei-sseou-tang, ou sse-ou-tang auquel on ajoutera hiang-fou, houang-lsin , isay-hou (7g,36) ; si le sang est trop froid, le ramener à son état normal par les procédés que nous avons indiqués précédemment; il en est de même des maladies : il faut avant tout guérir.

Si la femme a un embonpoint excessif, elle devra prendre iaotan-tang (vu), trois ou quatre fois, et sse-ou-tang (vu), pendant quinze ou vingt jours.

Si la femme est d’une maigreur exagérée, maigreur qui provient d’un échauffement du sang et d’un dérangement dans la menstruation , elle devra prendre sse-ou-tang, ajouter hiang-fou, houang tsin , tsay-hou ( 1 0 3 ) , dix à douze fois, et ensuite lieou-oey-tyhouang-ouan (vu), tous les jours.

La hile quelquefois est une cause de stérilité. Tchang-tsee-ho raconte qu’il fut un jour appelé par une femme qui, mariée depuis quinze ans , n’avait pu avoir d’enfant : il lui tâta le pouls et reconnut que la bile devait être la cause de cette stérilité; il examina alors l’abdomen et sentit à la pression , au-dessus de l’hypogastre, une tumeur qui par le contact de la main faisait entendre un bruit semblable à de l’eau agitée; cette tumeur était froide comme de l’eau glacée : il comprit immédiatement quelle était formée par un amas de bile,' et prescrivit chang-seng-san. — Pan-liia (7^,36), tchin-py, fou-ling (II3, 04), nan-sin ( 7 s, 36) , ichou-jou (153), Jta/i-lsao (43), tsee-che (113, 04); faire bouillir, prendre dix fois. Elle rendit ensuite une grande quantité de bile, après quoi elle éprouva beaucoup de lassitude : il prescrivit alors pe-tchouüao-tchong-tang . — Pe-tchou (73,36), tang-chin (1 1$, OA), fou-ling, tang-kouei, pe-cho (113,04), mou-hiang (43), kan-tsao (73,36) ; faire bouillir; deux fois. Elle prit ensuite sse-ou-tang (vu), et deux mois après elle était enceinte.

Remède prolifique , dans n’importe quelle maladie : Tiao-kingtchong-yn-tang . — Tang-kouei, tchuen-hiong , ou-tchou-yn (153), chou-ty, hiong-fou (203), pe-cho, pe-fou-ling, tching-py, mou-tan py , yuen-kou-so (113,04); faire bouillir, et le prendre chaque

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jour pendant l’éruption menstruelle ; deux mois suffisent , le troisième mois la femme pourra engender.

Autre remède : Chang -king-tan , excellent et d’un fréquent usage. — Tan-py, ko-pe , jin-seng, tang-kouei , pe-fou-ling, tche-che-tsee , pe-tche} jou-kouei, pe-ouei, tcliuen-hiong , yuen-kou-so, pe-cho, petchou (36 »), tchin-hiang , kan-tsao, hiang-fou (25»); pilules, en prendre chaque jour 11», 04.

Autre : King-yen-yn-ta-ouan. — Tang-kouei, cliou-ly, pe-tchou, hiang-fou (150»), clia-jin (100»), pe-clio , tcliuen-hiong , hiu-louan , tchin-py, houang-tsin (73»); petites pilules, soixante-dix à quatrevingts chaque jour.

Autre PFou-jin-kouei-fou-ouan (ce remède est aussi excellent pour prévenir les fausses couches). — Hiang-fou (une livre), tangkouei (360»), touan-sou-kio (73»); pilules; chaque fois 11», 04.

Autre : Cliin-sien-fou-y-ouan. — Hiang-fou (une livre), y-moutsao (400»), ngai (36») ; pilules, soixante-dix chaque jour.

Autre : Kia-ouei-ty-houang-ouan . — Cliou-ly (150»), clian-yn, chan-yo (73»), pe-fou-ling, mou-tan-py (40»), tcho-sie, hiang-fou (36»), tsy-ngai (25»); pilules, trente chaque jour.

King-nien-tchong-sse-tan . — Cliou-iy , tcliuen-hiong , tang-kouei, pe-cho, y-mou-isao, tsang-chou (110»), che-tchouang-tsee, houangtsee, fou-pen-tsee, yuen-kou-so , tchin-py, tan-chin (73»), cha-jin (36»), chan-yn, hiang-fou (200); pilules (11», 04 chaque fois). Dans le cas où les règles précèdent l’époque périodique , prendre ces pilules dans un peu d’eau, dans laquelle on aura fait bouillir liouang-tsin, ty-kou-py , houang-lien (3», 68); si les règles dépassent l’époque périodique, prendre les pilules dans eau de houangtsin, jin-seng, pe-tchou (3», 68) ; s’il y a leucorrhée, les prendre dans eau de tsang-chou, pe-tchou ( 3», 68) , cliing-ma, pe-isee (2», 80).

Autre : Po-tsee-kien-lchongtang . — Tang-kouei , tcliuen-hiong , pe-cho, chou-ty, ngo-kio , tsy-ngai (73»); pilules, quatre-vingts chaque jour.

Kia-ouei-yang-fong-ouan. — Tang-kouei, chou-ty , pe-tchou ( 73») , pe-tcho, tcliuen-hiong, houang-tsin, hiang-fou (40»), tchin-py, pemou, pe-fou-ling , me-tong (36»), ngo-kio, kan-tsao (25»), lie-teou (4 ») ; pilules, quatre-vingts.

Kia-ouei-siang-f ou-ou an (pour les hommes et les femmes).

Hiang-fou (une livre), tclie-nan-ye (2503), hai-piao-siao (2303), tang-kouei (1503), tchuen-hiong , (110 a), pe-cho (150a), cliou-ty (300a); pilules, matin et soir (11 a, 04).

Ta-ou-pou-ouan (excellent pour les femmes très-maigres). — Tien-men-tong , me-men-tong, tsang-pou, fou-ling, jin-seng, ig-tsee, ho-ky-tsee, ty-kou-py , yuen-tclie, cJion-ty (36a) ; pilules, trente chaque fois.

Tchang-si uen-sa n-tsay-ouan . — Tien-mou-tong , cliou-ty , jinseng, yuen-tclie , ou-oey-tsee, fou-ling, tche-lou-kio, liiu-touan, tchinliiang , me-tong , fou-isee (363); pilules, cinquante dans un peu de vin.

C/iin-siao-he-fou-ouan. — Hiang-fou (une livre), tsy-ngai (150a), pe-fou-ling , jin-seng, tang-kouei, tchuen-hiong, cliou-ty, (encre de Chine) (36a), mou-hiang (25a) ; pilules, cinquante.

Kin-kao-ou-ky-ouan. — Kin-kao (une livre), hiang-fou (36a), tsy-ngai, tang-kouei, mou-tan-py, ty-kou-py, pe-cho, houang-tsin, fou-ling, jin-seng, pe-lchou, tchuen-hiong (73a), pie-kia (40a); pilules (lia, 04).

Ta-ou-ky-ouan (femmes maigres, non réglées, etc.). — Hiangfou (une hyre), cliou-ty (150a), cliang-ty, tang-kouei, houang-tsin, nieou-sy, tsay-kou, mou-tan-py, tche-mou, pe-mou (73 a), ty-koupy, yuen-kou-so, kan-kiang (363), pe-fou-ling (100a), kin-kio (403), tsy-ngai, tsin-kao (150s); pilules (Il a, 04).

Siao-ou-ky-ouan. — Ou-tchou-yn, leang-kiang , pe-kiang, tangkouei, pe-cho, yuen-kou-so , po-kou-tsee , tcliuen-kio, tchin-py, nieou-ky-lou , chan-ty -houang , ngo-tcliou , tchuen-hiong (36s), feuilles de nénuphar (150a); ngai (73a); pilules, cinquante chaque jour.

Dans le cas où le ventre est douloureux, règles noires, prendre ces pilules dans de l’eau bouillie avec liouang-lien (3 a, 68). S’il y a tumeur au ventre, se servir de l’eau bouillie avec nan-sin , hiang-fou (3s,68). S’il y a suppression de règles, se servir de l’eau de hong-hoa , sou-mou (33,68). Si le sang est froid, eau de fouling (11 3,04). S’il y a leucorrhée, eau de houang-tsin, mou-ty (3a, 68). Si les règles sont trop abondantes, eau de mien-hoa

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(7 8,36). Si le ventre est toujours douloureux, eau de miel. S’il y a douleur à l’estomac, eau de isang-pou (78,36).

Che-kuen-ky-yn-ouan. — Tang-kouei, chou-ty, pe-cho, tchuenhiong , jin-seng , pe-tchou, hiang-fou, tclie-nan-ye , mou-tan-py , chan-yo, lio-ky-tsee , tche-clie-yn , ngai-ye , kan-tsao (36 8), telle ko-tclio ( 1 8) ; pilules ( 1 1 8,04).

Ngnai-y-fou-louan-hong-ouan. — Hiang-fou (2503), ngai-ye (1258), tclmen-hiong (1258) , ou-tcliou-yn , houang-isin, pe-cho (73®), hiu-touan (408), seng-ty , liouang-kouei (258) ; pilules (118,04).

Pe-ouei-ouan (excellent dans le cas où il y a suppression de règles). — Pe-ouei, chou-ty, tchuen-kio , pe-long-kou (363), memen-tong (40 3), ko-pen, tsien-po, pe-tsee, fou-pen-tsee , tao-jin, jin-seng, pe-fou-ling , kouei-sin, tcliang-pou, yuen-tclie (283), tclioisien-tsee, tang-kouei, tchuen-hiong , clie-tchouang-tsee, sy-sin, kankiang (255); pilules, chaque jour 113, 04.

Nan-yn-oey-fou-jin-ky-yn-lan (fait pour une femme nommée Ouey ; trois mois après quelle était enceinte elle faisait une fausse couche, elle finit par ne plus être réglée, et dès lors elle ne put devenir enceinte, et eut de la leucorrhée). — Jin-seng , kin-kio , kopen, che-kou, kan-tsao, tcliang-pou, tclio-kiang (733), king-mo, mouliiang, tao-jin (36 3), jou-my (une livre), tchuen-hiong, tang-kouei, jou-kouei, kan-kiang, sy-sin , mou-tan-py (40 *),fou-ling (1003), chou-ty, hiang-fou, tcho-lan-ye ( 1 503) , tchuen-kio, chan-yo ( 11 03), tsang-chou (3003), kuen-pe (8003); pilules (113, 04).

Tso-iao-yo. — Tsao-kio, ou-tcliou-yn, tang-kouei (73 3), tabou an g, sy-sin , ou-oey-tsee, kan-kiang (363), pe-fan, sel, tchuen-kio (253) Jiouang-kouei-lioa (253); pulvériser, faire une petite baguette, se l’introduire dans le vagin, un jour sur deux (très-bon).

Tang-tsy-tsee-tclie-tang (femme trop grasse). — Tang-kouei (363), tchuen-hiong (283), pe-cho , pe-tchou , pan-liia, hiang-fou, tcliin-py (3 6*), fou-ling (733), kan-tsao (253); pilules (113, 04), dans un peu d’eau de gingembre.

Siao-tsee-tao-ouan (femme trop grasse). — Pan-hia, king-kong (73, 36) , nan-sin (43), tsee-kio, fou-ling { 113, 04), lioa-che, tchuenhiong , fang-fong , tsiang-ho (73,36), tclio-kien-tsee (153), gingembre; faire bouillir; prendre pendant quinze jours.

Ventre enflé.

La suppression des règles amène quelquefois les accidents suivants : Amaigrissement progressif, pieds et mains enflés, urine peu abondante; ensuite, tout le corps s’enfle, une ou deux tumeurs très-grosses et dures se forment au ventre , et deviennent peu à peu très-douloureuses.

Remède : Kmo-jin-ouan. — Kiao-jin, kan-ksoui, fou-tsee, yn ly-jin, he-tsien-lieou, ou-ting-tsee , ou-tchou-yn , yuen-kou-so (36 3), yen-houa , che-kao (25^), tan-fan ( 3^,68), yuen-kin, pan-mao (103); pilules grosses comme des pois, deux chaque jour; dès que l’écoulement reviendra , s’arrêter et prendre sse-ou-tang (vu).

Cette maladie est grave, sa durée est de cinq ou six mois, la mortalité est de trois sur d;x.

Autre remède : Siao-tiao-Mng-san. — Tang-kouei , tche-cho, houei-sin (36 3) , me-yo, kou-po , kan-tsao (ils, 04), sy-sin, chehiang (ls,80); pulvériser; prendre ls,80 dans un peu d’eau.

Intérieur du vagin enflé.

Troubles dans la menstruation; écoulement blanc, muqueux, par le vagin ; douleur dans le dos, aux reins et aux aines, pesanteur aux cuisses, amaigrissement progressif; différents conduits du vagin enflés, douleur très-aiguë dans l’intérieur de la matrice, basventre enflé, chaleur, urine très-rouge et peu abondante, douleur abdominale , douleur sourde au bas-ventre et au côté ; peu à peu les lèvres de la matrice sont enflées, douleurs très-vives dans les aines et au côté ; l’écoulement muqueux devient un peu rouge et répand une odeur fétide, envies continuelles d’uriner et d’aller à la selle, urine visqueuse, émission très-douloureuse, diarrhée, inappétence ; bas-ventre enflé ; quelquefois hémorrhagie, visage jaune et enflé, convulsions, délire, constipation. On sent dans l’intérieur du vagin, lorsqu’on veut reconnaître la maladie par le toucher, des espèces de déchirures et des points rugueux, qui changent de place après un certain temps ; difficultés dans les mouvements des pieds et des mains; la constipation est un fâcheux pronostic.

Traitement: Long-tan-sie-lian-tang . — Long-tan-tsao (7^,36),

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tcho-sie, tche-kien-tsee , mou-tong (11®, 04), tang-kouei, seng-tyhouang (73,36), tche-tsee (113,04), houang-tsin (113,04), mouhiang (33,68), kan-tsao (4); faire bouillir.

Si la femme est très-faible, prendre de préférence pou-tchongy-ky-tang (vu) ; si la matrice est enflée et douloureuse avec écoulement de sang goutte à goutte , faire prendre siao-yao-san (vu) ; ajouter Uay-kou , chcm-tsee (113,04), tche-kien-tsee (15®) ; faire bouillir.

Se laver continuellement la matrice avec clie-tchouang-tsee bouilli dans de l’eau.

Cette maladie est très-grave, elle est due à un ulcère rongeur; sa durée est plus ou moins longue. Mortalité, neuf sur dix.

Yn-tchy.

Cette maladie est caractérisée par une excroissance de chair droite et ressemblant à un serpent, et qui apparaît dans l’intérieur de la matrice.

On devra de suite prendre : Siao-yao-san , auquel on ajoutera kin-kiai, fang-fong (73,36). Le lendemain, pou-tchong-y-ky-tang , et le soir long-tan-sie-kan-tang ; se laver avec eau de che-tchouangtsee.

Yn-tchong .

Cette maladie est caractérisée par une enflure subite de la matrice, qui fait que la malade a de la peine à uriner, et éprouve une grande douleur au moment de l’émission urinaire; on lui a aussi donné le nom de Pang-kin (ouverture d’huître).

On devra prendre : tsee-ou-tang , auquel on ajoutera tan-py, tchosie (73,36), koua-fen (11®, 04), tchai-kou (7®, 36); se laver avec feuilles d’armoise (36®), fang-fong (20®), ta-ky (25®); bouillir.

Yn-teou.

Matrice toujours béante, démangeaisons, douleurs, écoulement de matières liquides.

Traitement : Siao-yao-san — ou kouei-py-tang ; ajouter tsaykan (7 ®,36), tsee-tsee, pe-cho, tan-py (11®, 04).

Si cette maladie se déclare après l’enfantement, prendre poutchong-y-ky-tang ; ajouter ou-oey-tsee (73,3 G)y pe-c/io fl 13,04); se laver avec kin-kia, tsee-kio , ko-tsee, ouen-ho ; bouillir.

Yn-tai ou Tai-kou-lou.

Descente de matrice; prendre pou-tchong-y-ky-tang ; ajouter y-mou-tchao ; mettre dessus py-ma-tsee ; se laver avec tsee-kio ( 1253) ; dans de l’eau.

Yng-tchou-fong.

Cette maladie provient d’un refroidissement subit à la matrice; matrice enflée, quelquefois tumeur, lèvres très-rouges, céphalalgie, fièvre, douleur au dos, soif.

Prendre deux fois par jour un verre de la médecine suivante : tsin-kio-tang . — Tsin-kio (283), cJie-tsang-pou , tang-kouei (153); ajouter 5 oignons; faire bouillir ; se laver avec ta-yang-tang . — Kou-seng, lang-tou , clie-tchoang-tsee } iang-kouei-ouei , ouei-lenghien, ko-sse-tsao ; ajouter trois fiels de cochon ; faire bouillir. S’introduire dans le vagin une petite boule appelée yn-chin-seng. — Kin-fen (33,68), hiong-houang (33,68), choui-yn ( 3», 68), hong-jin (3 3, 68, cru) ; piler dans un mortier avec un bâton de jujubier, en former une pâte, l’entourer d’un linge et la mettre dans le vagin; ne la retirer que pour se laver; changer chaque jour cette pâte; en quatre jours, guérison.

Yn-che ou Ly-tchouang .

Cette maladie est caractérisée par des pustules autour de la matrice et sur les lèvres du vagin, et dans l’intérieur par de petits vers produisant un prurit insupportable et une douleur intense; pour s’assurer s’il y a réellement des vers, prendre un foie de poulet, le faire cuire, l’introduire dans la matrice, le retirer après un certain temps et voir si des vers y sont adhérents. Douleurs très-fortes à l’épigastre, chaleur, inappétence, urine rouge et rare.

Prendre long-lan-sie-kan-iang (vu) ou kouei-py-tang ; ajouter

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iche-tsee (113,0-4), ou sse-ou-tang (vu), ajouter che-tchang-pou , long-lan-tsao (113, 04), mou-long (113,04), houang-lien ( 43); se laver avec ta-yang-tang ; s’introduire dans le vagin la petite boule nommée yn-chin-seng .

Si la maladie persiste avec force , amaigrissement progressif ; prendre siao-yao-san le matin et lou-kouei-ouan le soir.

Si le bas-ventre est très-douloureux, prendre siao-tchai-kou-tang ; ajouter tche-tsee, tchuen-hiong , tang-kouei, pe-clio (78,36).

Une autre poudre excellente pour tuer les vers est tao-jin, hiong-houang ; en faire une baguette, et l’introduire dans le vagin.

Une vieille femme avait des vers dans la matrice; bas-ventre enflé, matrice enflée, démangeaisons, peu d’urine. Ly-tong-yuen prescrivit pou-tchong-y-ky-tang avec tche-tsee , fou-ling , tan-py (73,36); deux fois suffirent; elle fut guérie.

Une femme éprouvait des démangeaisons et des douleurs dans la matrice, d’où coulaient constamment des matières jaunâtres ; inappétence, lassitude; le même médecin prescrivit kouei-pytang, auquel on ajouta tan-py, tche-tsee, pe-clio, kan-tsao (73,36) ; elle fut guérie.

Une femme avait également des vers dans la matrice; démangeaisons, douleurs, chaleurs, lassitude, inappétence, anxiété, irritation. On lui prescrivit tao-jin, hiong-houang , pulvériser, faire une petite baguette, introduire dans le vagin, les vers sont tués peu de temps après. Prendre ensuite cliin-ky-tang . — Jinseng , pe-tcliou (33,68), houang-tsin (43), tang-kouei, tchin-py (113, 04), tsay-kou (73,30), tclie-tsee (113, 04) , tclie-kia (113, 04), cliing-ma (23,80), pe-clio, tan-py (73,30), fou-ling (113, 04); faire bouillir.

Ly-sse-yuen raconte qu’il fut appelé un jour par une femme ayant dans le vagin des vers blancs longs de deux centimètres; il lui fit prendre ho-siang-yang-houei-tang . — Ho-siang (73,36), y-y-jin (113, 04), chin-kin, ou-yo, fou-ling (113, 04), cliajin, panliia (73,3 §), pe-tcliou (43) , jin-seng (33,68), py-tcliin-kiai ( 73, 36) , kan-tsao (33,68), gingembre, jujubes; faire bouillir, et se servir de la baguette dont il a été question plus haut.

Si les vers n’étaient point tués complètement, ils pourraient

occasionner des troubles très-sérieux; il faudra dans le cas où tao-jin et hiong-houang ne réussiraient pas à les expulser tous, ajouter che-tchang-tsee ; bouillir.

Si la matrice est atteinte d’un refroidissement subit : urine peu abondante, tumeur au bas-ventre, douloureux, fièvre, lassitude, inappétence, insomnie, colère, chaleur, bouche amère, douleur au côté, vomissements, douleurs aux fesses, troubles dans la menstruation, constipation.

Traitement : Kia-ouei-siao-yao-san (vu), ou long-tan-sie-han tang (vu), ou kia-ouei-tsee-hou-tang .

Si après le coït la femme a un écoulement de sang subit par le vagin , elle éprouve des douleurs au ventre. Si elle ne prend pas de suite un remède, il peut en résulter une affection grave.

Donner : Pou-tchong-y-ki-tang ou kouei-py-tang (vu) ; ajouter chang-ky-chang ( 1 1 3, 04) .

L’homme et la femme après le coït éprouvent de la céphalalgie, de la lassitude.

Prendre de suite : Pou-tcliong-y-ky-tang , trois ou quatre fois, et après lieou-oey~ty-houang-ouan (vu); trente fois.

Lorsque l’homme et la femme voudront avoir des enfants, ils devront choisir pour coïter des jours autres que ceux de grand vent, forte pluie, rosée abondante, froid intense, brouillard épais, chaleur extrême, tonnerre, temps très-humide, tremblement de terre et le premier jour de chaque quartier de lune; le dernier jour de l’éruption menstruelle et les deux jours qui suivent doivent être adoptés de préférence. Le germe étant rafraîchi par les menstrues, se trouve dans les meilleures conditions pour être fécondé.

11 est facile de reconnaître si une femme est enceinte : le premier mois le pouls est cliê (plein) (ni fou ni tchin ), tchê-tchê, le deuxième mois le pouls est tche-tchê (lent, plein), le troisième mois houan-hoa ou tche-tchê , le quatrième mois houan-hoa ou tchê-tcliô, le cinquième mois hong-la.

On fera prendre également à la femme : armoise (73,36), bouillie dans du vinaigre. Si après avoir pris cette boisson , la femme éprouve une petite douleur abdominale, c’est un signe de grossesse. On pourra employer de la même manière tang-houei ,

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ichuen-liiong (73,36); faire bouillir. (Voir le chapitre relatif au pouls.)

On pourra également savoir si une femme est enceinte d’un garçon ou d’une tille, pendant les cinq premiers mois. Si la femme est enceinte d’un garçon, le pouls tcke de la main droite est élevé; si c’est d’une fille, le meme pouls de la main gauche est élevé, et si tous les deux ont cette élévation, c’est un signe quelle est enceinte de deux enfants. (Voir le chapitre relatif au pouls.)

La femme enceinte doit éviter, par crainte de fausse couche, de prendre : yuen-pan , choui-tche, mang-tchong , ou-teou, fou-tsee, tien-hiong, ye-ho-choui-yn, pa-teou,nien-sy , y-y-jin, ou-kong, sanlang, ta-tchou-che , yuen-kouei, musc, ta-ky, cha-teou, houang-lsee , houang-hiong , ya-kio, mang-siao, tan-py , kouei-tsee , kouan-koua, tsien-lieou, tsao-kio, pan-hia , nan-sin , long-tsao, kin-mê, ken kiang, iao-jin, sie-kio , kan-tsy.

Ta-tai-yo-fang (remèdes abortifs).

A n’importe quelle époque de la grossesse, ta-tai-yo-fang. — Pale ou (l3), piler, extraire l’huile, hong-leang (23), ôter la tête, pan-mao (23), ôter la tête , musc (O3, 3); réduire en poudre; pilules, prendre le tout.

Autre : Tso-yo-ta-tan-fang . — Chou-ty-tan (13,80), tsao-tan (13,80), pa-teou (63) (ôter l’huile), cha-tcliouang (33, 68), musc (O3, 2); réduire en poudre, mettre dans un sachet, l’introduire dans la matrice et l’y laisser. (Excellent pour les premier, deuxième, troisième et quatrième mois de la grossesse).

Lorsque la femme est enceinte, il ne faudra pas, de crainte d’avortement, percer les trous (Acuponcture) suivants : premier mois, la-touan, sin-kien, tan-tchong, tchong-fong, ou-ly, te Kong lao; deuxième mois, kieou-sin , fou-yang , tsue-kou, yang-lingsien ; troisième mois, lao-kong , ia-ling, la-kouan , kien-clie, kuemen, kin-tsao ; quatrième mois, kouan-tchong y yang-tclie , nueikouan, tien-tsin, king-ynen ; cinquième mois, yn-pay , ta-lou, kong-men, sang-sieou, kan-yng-kio, lo-kou, yn-ling-sien ; sixième mois, ly-toui, fang-long , jou-che , hia-lien, san-ly ; septième, chao-chang, yn-tsy, lie-kue, tche-tsao, tien-fou ; huitième mois,

chang-yang , eul-lien , kio-kou, hia-lien, san-ly, kin-tclie, kien-tsin, kien-yn ; neuvième, yong-tsuen, yen-kou , tan-sy, kiao-sin, tchoupy , fou-lieou, ko-kou, scin-yn-kio.

Ngo-tchou.

Si une femme enceinte d’un mois mange continuellement des aliments acides ou excitants, alors des vomissements de bile se déclarent; douleur cà l’estomac, fièvre. Presque toutes les femmes ont cette indisposition, qui n’est pas grave.

Traitement : Houang-long-tang . — Tsay-kou, tchouang-kin, tangcliin , fou-ling, kan-tsao (7s,36) ; faire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

Si les "vomissements continuent après que ce remède a été pris, se servir de eul-tching-tang (vu), ajouter tche-kio (7s, 36).

Si la malade a perdu l’appétit, prendre lieou-kiun-tsee-tang , ajouter sse-chou, tche-kio (7 3,36); faire bouillir, trois ou quatre fois.

Tai-tong-pou-neng (accidents pouvant déterminer une fausse couche).

La femme étant enceinte depuis trois ou quatre mois se livre à des excès de coït ou de boisson, ou bien elle a de violents accès de colère , ou bien encore fait des efforts exagérés ; ces trois causes peuvent déterminer une douleur au ventre et par suite une fausse couche.

Prendre de suite nan-te-san. — Pe-ichou, tang-kouei (3s, 68), kan-tsao (25s) ; faire bouillir.

Autre : Kin-kouei-tang-kouei-san . — Tang-kouei, houang-kin , pe-tchou (Ils, 04), tchuen-hiong , pe-clio (7 s, 36); faire bouillir, trois ou quatre fois.

Autre : Fo-so-san . — Tang-kouei ( 1 1 s, 04) , tchuen-hiong ( 7 s , 36 ) ; faire bouillir, cinq ou six fois.

Si la douleur est très-forte et se communique aux reins, prendre kiao-ngai-hiong-kouei-tang . — Ngo-kio (36 s), tchuen-hiong (36 s), tang-kouei (283), kan-ty-houang (283), ngai-yê (283); pulvériser, prendre chaque fois 113, 04.

MALADIES DES FEMMES

La femme faisant un effort trop violent ou une chute , ou recevant un coup au ventre, ressent une douleur au ventre; le sang coule par le vagin.

Prendre de suite ty-houang-y-mou-iang . — Chang-ty-liouang

(113,04), y-mou-tsao (25s), tang-kouei, houang-kouei ( 153), gingembre; faire bouillir, prendre cinq ou six fois.

Foa-jin-Jiouei-fou-ouan (vu), excellent remède pour prévenir les fausses couches chez les femmes qui y sont sujettes.

Tai-lo-liiue-hia .

La femme étant enceinte de trois ou quatre mois a un écoulement de sang par le vagin, à l’époque de l’éruption menstruelle. Quelquefois le sang est remplacé par une matière jaunâtre, liquide et très-abondante; douleur au ventre et aux reins. Cette affection est causée par une grande colère ou un chagrin profond.

Prendre ngan-tai-yn. — Tang-kouei, chou-ty (113,04), tchuenhiong, pe-cho, ngo-kio (73,36), ngai-ye (4S) , houang-kin (73,36), kan-lsao (33,68), ty-yu-tan (113,04), gingembre, jujubes ; faire bouillir, prendre cinq ou six fois.

Si la douleur au ventre est très-forte, prendre ta-tcliuen-fang . — Tang-kouei , chou-ty (113,04), ngai-ye (4S), liiu-louan ( 153), ngo-kio (73,36), po-lio , ki-sou (43), tchou-jou (73,36); faire bouillir, prendre quatre fois.

Autre : Ngan-tai-tang-kouei-tcmg . — Tang-kouei, ngo-kio

(11 3,04) , tchuen-liiong (73,36), jin-seng (33,68), la-isao (123), ngai-ye (43), kan-tsao (43); faire bouillir; un peu de vin; prendre pendant dix jours.

Tsee-fan.

La femme enceinte a des frayeurs continuelles, avec soubresauts, vomissements, inappétence, douleur au ventre, oppression, bouche sèche. Cette affection provient d’une faiblesse d’estomac.

Traitement : Tchou-ye-lang . — Pe-fou-ling, me-men-tong

(1 13,04) , fang-fong (73,36), liouang-tsin (Ils, 04)-, jin-seng (33,68), tcliou-ye (4S).

Autre: Tche-moii-yng . — Tche-mou, me-tong, tche-fou-ling (4S), houang-kin, houang-tsin (7 s, 36), kan-tsao (3 s, 68); ajouter tchouly, faire bouillir.

Autre : Sy-ltiao-san. — Sy-kio, ti-kou-py , iiao-Mn , ngai-mentong, tche-fou-ling , kan-tsao (7 s, 36); faire bouillir. Peu grave.

Une femme enceinte a l’estomac affaibli : inappétence, mal à l’estomac, aliments non digérés, envies de vomir, pouls chè (plein).

Prendre telle- chou- y ng . — Tche-chou-yê (7 3,36), ta-fou-py ( 1 1 3, 04) , tchuen-hiong ( 7 3? 36 ) , pe-cho , tchin-py , tang-kouei (1 13,04), jin-seng (33,68), kan-tsao (43), gingembre, poireaux (7); faire bouillir.

Tchin-chang-pou , célèbre médecin, raconte qu’une femme enceinte de sept mois ayant fait une trop longue route, ressentit ensuite une#douleur très-vive au ventre; pouls tchin (profond), agitation, visage très-rouge, langue noire, crachats épais. 11 prescrivit tchechou-yang dix jours, et elle fut guérie. (Excellent remède, que l’enfant soit mort ou non.)

Autre remède : Ko-ly-lay-san . — Ko-ly-lay, tche-fou-ling , isien-py, ta-fou-py [ il3, 04), tsien-kou, sang-py (73,36), tseetsao (73,36), tchuen-hiong (43), pe-tchou (3*, 68), gingembre, jujubes ; faire bouillir.

Ces derniers remèdes sont également efficaces pour guérir toute douleur au ventre , au cinquième , sixième , septième mois de la grossesse.

Dans le cas où la femme, au cinquième, sixième, septième mois de la grossesse, ressent douleur au ventre, inappétence, lassitude, prendre tchang-kong-pou-ky-tang . — Kiang-ho , sangpe-py (73,36), ping-lang, ta-fen-py, tsin-py, tchc-cho, tchin-py, tche-fou-ling (113,04), pan-hia (43), liouei-sin (2 3), tche-chou (33,68), kan-tsao (33,68), gingembre, jujubes; faire bouillir, prendre cinq ou six fois.

Une femme enceinte de cinq, six, sept mois, à la suite d’une peur éprouve les symptômes suivants : ventre enflé et douloureux, douleur au côté, agitation.

Prendre ta-chang-tang . — Pe-fou-ling, tang-kouei (113,04), tchuen-hiong, houang-tsin, me-tong (73,36), jin-seng, mou-hiang,

MALADIES DES FEMMES

han-tsao (33,68), gingembre; faire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

Une femme enceinte de quatre ou cinq mois , par suite de refroidissement ou de trop grande sécrétion de bile, peut éprouver douleur très-vive et intermittente à l'épigastre et au ventre, écoulement de sang par le vagin, quelquefois soif, chaleur, ventre ballonné, envies de vomir, inappétence, visage jaune, pouls hienhin (tendu).

Traitement : Lieou-kiun-tsee-tang (vu) ; ajouter ching-ma (3®), tsay-hou (7 s, 36), mou-hiang (43); faire bouillir, prendre trois fois.

Dans le cas où la douleur à l’estomac est très-forte , l’oppression devient très-pénible.

Remède : Tsan-pao-lang. — Tcliuen-hiong (73,36), tang-houei, fou-ling, ho-po (113, 04); faire bouillir.

Autre remède : Sse-tche-tang. — Pan-hia (73,36), ho-po, fouling (113, 04), tche-chou (43); faire bouillir.

Une femme enceinte de cinq , six, sept mois , éprouve subitement douleur à l’estomac et au ventre , constipation , urine rouge, toux, crachats, envies de vomir, inappétence.

Remède : Tchuen-hiong-scin . — Tchuen-hiong (73,36), tcinghouei, jin-seng , ou-tchou-yu, fou-ling (33,68), ho-po (13,80), pecho (23), kiê-kang (73,36), tche-hio (43), han-tsao (73,36) ; faire bouillir, prendre quatre ou cinq fois ; prendre ensuite tang-houei chao-yao-tang. . — Pe-cho, tang-houei, fou-ling, pe-tchou , tcho-sie, tchuen-hiong (73,36); faire bouillir; trois ou quatre fois.

La femme étant enceinte de cinq , six , sept mois , éprouve à l’estomac des douleurs très-aiguës et lancinantes, borborygmes, vomissements, inappétence.

Remède : Siang-ngo-san . — Ngo-tchou (113, 04) , ting-hiang, han-tsao (73,36); faire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

La femme étant enceinte de trois ou quatre mois, éprouve une douleur assez forte au ventre; au-dessus du nombril se forme une tumeur très-douloureuse à la pression; agitation continuelle, faiblesse aux bras et principalement aux coudes , visage pâle et froid, ventre enflé et tombant un peu.

Remède : Sse-kiun-lsee-tang , ajouter tang-kouei, chou-tg (113, 04) ; faire bouillir.

Une femme enceinte de quatre ou cinq mois ressent quelquefois des douleurs au ventre; bas-ventre très-douloureux, absence d’urine, ventre tombant un peu.

Traitement : Long-ly-tan-sie-kan-tong une fois, et ensuite sseliiun-tsee-tang ; ajouter tsay-kou (113, 04), cliing-ma (3 3); prendre trois ou quatre fois.

Une femme enceinte de six ou sept mois éprouve , à la suite d’un refroidissement, douleurs aux reins, au dos et au bas-ventre; cou roide , mouvements convulsifs dans les mains , constipation , visage rouge , fièvre.

Traitement : Ou-kia-py-san. — Tou-tchong (113, 04) , ou-kia-py ( 7 3, 36) , ngo-kio (1 13,04), fang-fong (73,36), ngo-ky (113, 04), tchuen-liiong (73,36), pe-cho (113), sy-sin (43), py-sie (73,36) ; faire bouillir, prendre quatre ou cinq fois.

Une femme étant enceinte de trois, quatre, cinq mois, éprouve subitement les symptômes suivants : les quatre membres enflés, visage enflé, urine rare, douleur à l’estomac , dévoiement, chaleur, malaise, fièvre, soif.

Traitement : Lieou-kiun-tsee-tang ou kouei-py-tang avec siaoyao-san (vu).

La femme étant enceinte éprouve, à la suite d’une indigestion, douleurs au ventre et à l’estomac, dévoiement, éructations, etc.

Traitement : Tche-chou-ouan . — Tclie-che, pe-tcliou (36 3) ; pulvériser, pilules (73,36 chaque fois); et si les symptômes s’aggravent : Ping-oey-san. — Tsang-chou (113, 04), ho-po (73,36), ichin-py (33,68), kan-isao (13,80), gingembre, jujubes; faire bouillir.

Autre remède : Lieou-kan-tsee-tang ; éviter rhubarbe , huile de croton.

La femme étant enceinte respire de mauvaises odeurs dans un lieu où se trouvent des animaux en putréfaction , dans un marais , ou bien dans un endroit inhabité depuis longtemps; douleur lancinante à l’estomac, oppression.

Remède : Tang-kouei-scin . — Tang-kouei , kin-py ( 1 1 3, 04) , tin g-

MALADIES DES FEMMES

hiang, tchuen-hiong (73,36), ou-tchou-yn ( 1 l3, 04) ; poudre (33,68), deux fois; prendre ensuite ly-houang-tche-kiao-tang . — Seng-ly (363), tche-Jiio (25 s), mou-hiang (28 3) ; poudre (3 s, 68), une ou deux fois ; prendre ensuite , si la femme sent des mouvements dans le ventre cinq ou six jours après, san-tclie-tang . — Tsin-py (1 13,04), houang-Jiin , pe-cho (73,36), kouei-oey, tchuen-hiong (35,68), mouhiang (13,80) ; faire bouillir, prendre deux fois.

Cliang-han.

Les symptômes de chang-han chez la femme enceinte sont les mêmes que ceux dont nous avons parlé plus haut; les remèdes seuls devront être différents.

Nan-iai-ngo-kio-san. — Ngo-kio, pe-tchou, chan g-k i-chang, jinseng , pe-fou-ling (113,04), une fois.

Lorsque le corps est très-froid, la tête douloureuse, douleur, malaise, soif, visage rouge, prendre liiang-choa-san. — Hiang-fou, tche-chou, tcliin-py, kan-tsao, fang-fong, kiang-ho (73,36), gingembre; faire bouillir; deux ou trois fois; ensuite kiang-ho-tang . — Kiang-ho, pe-tchou, fang-fong, tchuen-hiong, pe-tclie, houangkin, kan-tsao, sy-sin (33,68) ; faire bouillir.

Lorsqu’il y a vomissements, fièvre, urine rouge, prendre kouang-long-sse-ou-tang . — Tsay-kou, liouang-tsin, tang-kouei, seng-ty, houang-lien, san-lsy (73,3 Q>) , jin-seng , kan-tsao (33,68), tchuen-hiong , pe-cho (43) ; faire bouillir.

S’il y a constipation, ajouter kou-lo (113, 04), isee-clie (73,36).

Quand il y a de la toux, san-liouang-kiai-tou-tang . — Houcingtsin (113, 04), houang-lien (33,68), houang-pe (43), san-tsee

(73.36) ; faire bouillir; ajouter me-long (7 3, 36) , tchou-jou (3S,68), tsee-che (73,3 6), lio-po (7 3,36) , gingembre; faire bouillir.

Si la toux est très-violente, ajouter tin-ly (33,68), kiai-kcing

Chang-fong .

Mêmes symptômes chez la femme enceinte; changer seulement les remèdes.

Ainsi , au lieu de kouei-lche-tang , prendre kouei-tche-cha-yao-

tang . — Kouei-tche ( 7 3, 36 ) , cha -yo ( 1 1 3, 04) , tang-kouei ( 1 53) ; faire bouillir; peu à peu ajouter pe-tchou (4 5)}fou-ling (113, 04), kantsao (33,68).

Si la maladie continue , prendre kia-ouei-houang-isin-tang . — Houang-tsin, pe-fou-ling, ngo-kio (113, 04), pe-chao (73,36), petchou (43), tche-tsao (43); faire bouillir.

Tchong-fong .

Mêmes symptômes chez la femme enceinte.

Remède : Fang-fong-san. — Fang-fong, ko-ken, chang-kychang } ling-yang-kio (7g,36), sy-sin (43), tang-kouei (43) , kanking-hoa , fang-ky , tsin-kio (H3), kouei-sin (33,68), fou-chin , kan-tsao (113) ; poudre; 4 3 chaque fois dans un verre d’eau.

Deuxième remède : Cliang-sy-kio-san. — Sy-kio-ma-houang (25 3), fang-fong, tche-tsien (113, 04), kiang-ho, tang-kouei , jinseng, ko-ken , tclie-ckao (113, 04), tsin-kio , kan-tsao, che-kao (33,68); poudre (33,68), eau.

Remède général : Fang-ky-san. — Fang-ky, kiang-ko, fangfong , ma-houang, song-tsee, ling-yang-kio , kouei-sin, kin-kiaisouy, yn-y-jin, chang-k y-chang, kan-tsao (73,36), gingembre, jujubes; faire bouillir.

Fong-king.

La femme étant enceinte et de constitution débile, éprouve quelquefois, à la suite d’un refroidissement, soif, cou roide, délire, constipation, urine peu abondante; convulsions; la tête rejetée en arrière.

Remède : Ling-yang-Mao-san. — Ling-yang-kio , siuen-tsaojin , ou-kia-py, y -y -jin, fang-fong, tang-kouei, tclmen-hiong , fouchin-hong , jin-mou-hiang , kan-tsao (13,80), gingembre; faire bouillir, prendre quatre ou cinq fois.

Autre : Ko-ken-tang. — Ko-ken (73,1 6), pe-mou (33,68), moutan-py , fang-fong , fang-ky , tang-kouei, tchuen-hiong (33,68), pefou-ling (73,36), kouan-kouei (35) , tcho-sie (43), che-ako (73,36), chou-ko (73,36), yu-tchin, kan-tsao (43); faire bouillir trois’ ou quatre fois.

MALADIES DES FEMMES

Une femme enceinte de six mois a des convulsions : visage couvert de pustules noires, yeux fermes ; de la bouche coule une mucosité blanchâtre; délire.

Remède : Hiong-ho-tang . — Tchuen-hiong , kiang-ho (il5, 04), un peu de vin ; faire bouillir.

Autre : Kiang-lio-tsieou. — Kang-ho , fang-fong (255) , lie-teou (505) ; faire bouillir.

Tclie-lchong .

Mêmes que pour les enfants. — Prendre ho-tong-tang (vu), lieoukiun-tsee-tang (vu).

Tclie-yn.

Une femme enceinte de sept mois perd l’usage de la parole jusqu’à l1 enfantement. — Prendre sse-outang.

Toux.

Femme enceinte s’exposant à un refroidissement : toux, céphalalgie, douleur au côté, vomissements, urine après la toux, crachats blancs, somnolence, inappétence.

Ma-teou-ling-san. — Ma-teou-ling , tchin-py (75,36), kie-kang, jin-seng , kan-tsao, tche-tchou (35,G8), pe-mou (1^,80)^ sang-pe-py (45) , tcliin-py ( 7 s,36) , ta-fou-py (45), ou-oey-tsee (lg,80); faire bouillir, prendre quatre ou cinq fois.

Autre remède : Po-ho-san. — Po-ho , tsee-yuen, pe-mou , pecho, isien-kou, Iclie-fou-ling , kie-kang , kan-tsao (35,68); faire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

Remède général quand l’enfant remue : Tsuen-lang. — Tsuen, tien- men- long , kie-kang , sang-pe-py, hing-jin , fang -fong , kantsao (33,08); faire bouillir.

Tchuen (oppression).

Par suite de refroidissement : constipation , vomissements après les repas, douleur au côté, bouche sèche, langue jaune, oppression.

Remède : Ping-ngan-san. — Tchuen-liiong , mou-liiang , tcliinpy, chou-ty, kan-kiang , seng-liiang , ho-po, kan-tsao (4 5) ; faire bouillir, prendre deux fois; peu grave.

Vomissement de sang , écoulement de sang par le nez.

Une femme enceinte de quatre, cinq, six mois a une violente colère ; à la suite : vertiges , insomnie , soubresauts ; urine coulant goutte à goutte; bouche sèche et sans soif, inappétence, vomissements de sang, ou crachement de sang , ou écoulement de sang par le nez.

Traitement : Y-chang-san. — Chou-ty , jin-seng, pou-houang, tang-kouei } tchuen-hiong , ou-mey-jou ; poudre (25®); trois ou quatre fois.

Autre : Ty-houang-tang . — Seng-ty, cliou-ty , ko-ky-tsee , tykou-py, tien-men-tong , liouang-kin , pe-cho , houang-isin, kan-tsao (4s) ; faire bouillir, trois ou quatre fois.

Nio-ky (fièvre).

Céphalalgie, vomissement des aliments, éructations fétides selles sèches, urine rouge, fièvre.

Tsy-pao-san. — Tchan-clian , ho-po, tsin-py , tcliin-py , kantsao, ping-lang, tsao-ho (4s); faire bouillir, trois ou quatre fois.

Autre : Tsin-py -lang . — Tsin-py, ho-po, pe-tchou, tsao-ho, fouling, pan-hia, houang-kin, tsay-kou^ ,36) , sen g-kia /zy faire ijouillir.

Diarrhée.

Diarrhée nommée han-sie. - - Remède : Ly-tchong-iang (vu).

Diarrhée nommée che-sie. — Remède : Ouei-ling-tang (vu).

Diarrhée nommée chc-sie. — Remède : Ouen-ling-tang (vu).

Diarrhée nommée chou-sie. — Remède : Ou-ling-san (vu).

Remède commun : Pou-kouan-king- tchcmg . — Tsang-chou (7s, 36), ho-po, chin-py (Us), ho-siang (7s, 36), pan-hia (4s), kan-tsao, gingembre , jujubes ; faire bouillir.

Constipation.

Chaleur, malaise, constipation : Sse-ou-tang . — Ajoutez houangtsin (113), tao-jin (7s, 36); faire bouillir.

Si l’estomac est faible : Lieou-kiun-lsee-tang - ajouter iche-chou (4 s) , hing-jin ( 7 s , 36 ) .

Pour constipation rebelle : Kia-ouei-siao-yao-san (vu) , et dans le cas de non réussite : Ta-fou-py-san. — Ta-fou-py, tche-fou-ling,

MALADIES DES FEMMES

tsee-tsio (119):, kan-tsao (79, 36), oignon; faire bouillir, et enfin, si elle persiste et devient dangereuse, ajouter rhubarbe (119), miel (79,36).

Suppression d’urine ou émission urinaire dijficile.

Une femme enceinte après une violente colère peut éprouver l’affection suivante : ventre très-gros et douloureux ; les membres enflés ; oppression , suppression d’urines ou émission difficile ; matrice enflée. *

Tang-Jiouei-san. — Tang-liouei , tsee-tsio, pe-clio (119, 04), tclie-fou-ling , tchuen-hiong (79,3 §), pe-kiang, mou-hiang ( 39,68); faire bouillir.

Autre : Mou-tong (119) , ping-lang (79,36), tsee-tsiao, ta-fou-py (119), tong-pien ; faire bouillir.

Tsuen-pao. (Urine coulant spontanément.)

Une femme enceinte , après une grande colère ou un profond chagrin, peut avoir envie d’uriner sans pouvoir uriner : émission urinaire en dormant; pieds enflés, vertiges, amaigrissement, oppression.

Remède : Jin-seng (39,68), tan-kouei, pe-cho, pe-lchou (79,36), tchin-py (119), kan-tsao, pan-hia (49), seng-kiang (79); faire bouillir, prendre quatre fois.

Ouang-ta-tsuen raconte avoir donné ses soins à une femme qui avait cette affection. Après avoir employé tous les remèdes, il arriva que le ventre de la malade se gonfla énormément ; il prescrivit : Jin-seng (39,68), houang-tsin (79,36), cliing-ma (39); faire bouillir. Trois jours après elle fut guérie.

Autre remède : Tang-kouei-tsee-san. — Tang-kouei-tsee , tseetsee, hoa-clie (259), mou-tong (119); faire bouillir. Ce remède est également bon pour les hommes.

Urine coulant goutte à goutte.

Femme enceinte de trois ou quatre mois : grande chaleur à la vessie, urine coulant goutte à goutte continuellement; douleurs à l’estomac, crampes; matrice douloureuse.

Tsee-ling-san. — Me-long, tche-ling, ta-fou-py , mou-long (113), kan-tsao (33,68), tan-ichou-ye (73,36) ; faire bouillir.

Autre : Ou-ling-san. — Tclie-cho , tsee-tsee (113), tche-liung, tang-lwuei (73,36), liouang-tsin, kan-tsao (4») ; ajouter seng-ty, tso-see , mou-tong (il3), koua-che (73), tcho-kien-tsee (253); faire bouillir, trois fois.

Femme enceinte de huit à neuf mois sur le point d’enfanter : ventre gonflé, urine coulant goutte à goutte; défaillances, crainte du froid.

Remède : Ta-fou-py-san. — Tche-fou-ling ( 1 5 s ) , ta-fou-py (253), tche-tsiao (11 3), kan-tsao (43), oignon; faire bouillir.

Autre : Ty-fou-tsee-tang . — T y -fou-tsee (H3), tche-kien-tsee (25 s)} tche-mou, houang-kin (7s), tche-ling , pe-cho , tche-kio , tong-tchao, kan-tsao, ching-ma (113); faire bouillir.

Ecoulement de sang par le vagin.

Femme enceinte de quatre, cinq, six mois, par suite de chagrin ou colère : écoulement de sang par le vagin, chaleur, seins enflés, inappétence ; pouls houan-hieng, trémuleux.

Donner : Kia-ouei-siao-yao-san (vu) , et après pa-tching-tang . — Ajouter tsan-kou, tan-py (73,36), tclie-tsee ( 113), trois fois.

Autre : Hiu-touan-tang . — Tang-kouei (II3), chan-ty-houang (253), hiu-touan (8Q3), tchè-siao (H3), oignon; faire bouillir.

Vue obscurcie.

La femme enceinte de neuf mois et sur le point d’accoucher éprouve quelquefois les symptômes suivants : vue obscurcie , voit à peine; céphalalgie, vertiges, cou enflé et roide, lassitude.

Donner : Siao-f bug-s an. — Jin-seng (3^,68) , fou-ling (113), kicing-san (73,), tchuen-liiong (43), fang-fong (7s), ho-siang (73), tsan-toui (73), tsiang-lio (43), tchin-py, ho-po (113), kin-kiai (113), kan-tsao (43); faire bouillir.

Quelquefois , après l’enfantement , les yeux restent fixes et dirigés vers le ciel : Sse-ou-tang (vu); ajouter kin-kiai , fang-fong (113, 04).

MALADIES DES FEMMES

Pleurs .

Une femme étant enceinte pleure continuellement.

Remède : Kan-me-tan-tsao-tang . — Kan-tsao (110 s) , siao-metsee (2503); tci-tsao-tsee (20s); faire bouillir, cinq fois.

Une femme enceinte, après une maladie très-grave telle que choléra ouen-y, chang-han , etc., devra prendre pour prévenir une fausse couche : Kouei-sin-san. — Kouei-sin (3 3,68), houa-lo (73), nieou-sy, king-me, tang-kouei (113); faire bouillir.

Fausses couches .

La femme étant enceinte ne peut souvent pas dépasser le troisième ou quatrième mois de sa grossesse sans faire une fausse couche. La cause est due généralement à un appauvrissement du sang ou à des colères continuelles ; les prodromes précurseurs sont : pouls hong-ta , débordant; lassitude.

Remède : Pe-tchou (73,36), houang-tsin (113); faire bouillir, prendre trente ou quarante jours.

Tsou-tan-sy, célèbre médecin, raconte quune femme arrivée à l’àge de trente ans ne pouvait jamais dépasser le deuxième mois de la grossesse; la cause était due à un accès de colère trèsviolent quelle avait eu. 11 lui prescrivit : houang-tsin , tang-kouei (11 3), pe-tchou, kan-tsao (43); faire bouillir. Elle en prit trois mois de suite et put enfanter.

Une autre femme depuis trois mois n’était plus réglée. Le pouls était che (plein) ; il était présumable quelle était enceinte. Le neuvième mois, au lieu de mettre au jour un enfant, elle rendit par le vagin une masse énorme de sang , et à la suite elle éprouva une défaillance. Tsou-tan-sy, appelé par la malade, lui prescrivit pou-tchong-y-ky-tang (vu), et elle fut guérie.

Ouang-che-san raconte qu’une femme âgée de trente ans , trèsjaune, n’avait jamais pu dépasser le septième ou Je huitième mois de sa grossesse avant la fausse couche; le pouls devenait très-faible. Il lui prescrivit ta-pou-yn-tang . — Tchuen-hiong (4 3), ou-oey-tsee (303), ngo-kio (11*), kan-kiang (33,68), houang-tsin (73,36), tang-kouei (113), pe-cho (113), pe-tchou (43), jin-seng

(3g,68), tou-ichong (7g,36), mou-hiang (3g,68), kan-tsao (7 g ,36); faire bouillir, prendre trois ou quatre fois. Elle fut guérie.

Remède excellent pour les femmes enceintes qui ne peuvent dépasser le troisième ou quatrième mois de leur grossesse : Kientsin-pao-tan-ouan. — Pe-tchou, chou-tg, tou-tchong, tang-kouei, ngai-ye (363), clia-jin (25g); pulvériser, mélanger avec des jujubes pilés; pilules comme des pois; chaque fois 11 grammes; prendre tous les jours dès que la femme est enceinte.

Remèdes excellents pour les femmes enceintes qui ne peuvent dépasser le cinquième , ou sixième, ou septième mois de la grossesse : Yn-tchou-san (vu), ta-pou-yn-lang (vu).

Il peut arriver que la femme, après avoir pris un de ces remèdes, éprouve une grande chaleur, veines gonflées, soif, visage rouge, pouls faible. Donner de suite tang-kouei-lchuen-hiongtang. — Tang-kouei, tcliuen-liiong, chou-ty, pe-cho (7g,36), yuen-kou-so (II3), hong-hoa, hiang-fou (H3), kin-py (4®)., tclienan-ye (113), mou-tan-py (113), tao-jin (43), tong-pien; faire bouillir; et si le ventre est un peu douloureux, prendre sse-outang ; ajouter jin-seng (33,68 ), fou-ling (113), pe-tchou (43); dix fois.

Remède pour les femmes qui ne peuvent dépasser le quatrième ou cinquième mois de leur grossesse : Sse-ou-eul-mien-lang . — Tang-kouei (113), tchuen-hiong (43), pe-clio (73,36), chou-ty (113), kou-houang-lien (73,36); faire bouillir; cinq fois.

Femme enceinte dont le ventre n’augmente pas de volume à cause de l’appauvrissement du sang; lassitude, inappétence, visage jaune. Prendre pa-tchin-tang ; ajouter jin-seng (33,68), pe-tchou (4S) , fou-ling (113) ; trente jours.

Si la cause provient d’une grande colère , prendre lieou-kiuntsee-tang ; ajouter tsay-kou, tsee-tsee, tsee-kio, tche-chou (73,36), kie-kang (113); faire bouillir; vingt jours.

Une femme a le ventre enflé et présente tous les symptômes d’une femme enceinte ; un an après , elle n’a pas enfanté , il faudra lui donner alors pou-tchong-y-ky-iang ; ajouter fou-ling (113), panhia (43) ; dix jours; et ensuite pa-tching-lang (vu).

Il arrive quelquefois qu’une femme présente tous les symp-

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tomes de la femme enceinte; trois mois après, son visage devient jaune, le pouls chè (plein) ; inappétenee, fatigue. Un célèbre médecin, appelé dans ce cas par une femme nommée Tsy-niu, lui prescrivit tchuen-hiong et iang-kouei , dont nous avons parlé plus haut. H reconnut de suite qu’elle n’était pas enceinte. Néanmoins le ventre continua à augmenter, et, le neuvième mois, elle mit au jour une grenouille. D’autres fois c’est un serpent, ou un gros œuf, ou une queue de cheval , ou une masse de matières visqueuses comme de l’eau de riz. Ces cas ne sont pas rares. Dès qu’elle eut rendu ces matières par le vagin , on lui donna de suite hiong-hoaang-ouan. — Hiong-Jiouang (113), kouei-kieou (73,36), ling-tsao (43), tan-cha (33,68), pa-teou (73,36), lay-kan (153), ou-kong, sy-yang (l3); poudre, pilules; deux chaque fois.

Si ce phénomène se reproduit neuf mois après, lui donner poutchong-y-ky-tang .

Fœtus dans le ventre de la mère.

L’enfant peut mourir dans le ventre de la mère : 1° par cause de maladie grave contractée par la mère , 2° par suite de coups et violences , 3° par chute , 4° par absorption d’aliments ou de médicaments abortifs, saignées, purgatifs, etc.; 5° exercices forcés, émotions trop vives ; 6° par l’action d’un moyen violent sur le fœtus.

Premier cas. Quatre ou cinq jours après que le fœtus est mort, le bas-ventre est froid, l’haleine fétide, le pouls lehin-hoa (profond, glissant). Prendre de suite ou-kin-san. — Chou-ty, pouhouangj tang-kouei, jou-kouei, tchao-cho-yo, kiun-kiang, he-ieou, pe-tcho-chouang (253), les autres (253); pulvériser; prendre 73,36 dans un peu de vinaigre (15Q3) et d’eau chaude.

Autre : Fing-ouei-san , ajouter mang-siao (113, 04); faire bouillir ; une fois suffit.

Deuxième cas. Ecoulement sanguin très-abondant par le vagin , douleur au bas-ventre; le lendemain, bas-ventre froid, visage très-rouge, langue bleuâtre. Prendre fo-so-san (vu), ou jou-chinko. — Py-ma-tsee (Y3), pa-teou (4 3) , ôter la peau; che-hiang (O3, 30); piler le tout ensemble et l’appliquer sur le nombril; le retirer après la venue du fœtus.

Troisième cas. Ecoulement de sang par le vagin , douleurs au bas-ventre et aux reins, langue noirâtre, visage très-rouge et couvert de sueur. Traitement : Ping-ouei-san ou jou-chin-ko .

Quatrième cas. Ecoulement par le vagin de mucosités rougeâtres, et par la bouche d’humeurs jaunâtres; bas-ventre froid', urine très-rouge, pouls tchin-sy (profond, faible), pâleur. Patching-tcmg, ou ping-ouei-san , ou jou-chin-ko.

Cinquième cas. Vomissements, visage bleu, dévoiement, douleur au bas- ventre devenu froid; pouls tchin-chô (profond, rapide). Ping-ouei-san ou jin-chin-ko .

Sixième cas. Matrice enflée et douloureuse, bas-ventre froid, écoulement de sang par le vagin , visage très-rouge , quelquefois sueur. Ping-ouei-san ou jin-chin-ko.

Dans le cas où le fœtus ne sortirait pas , faire l’acuponcture et piquer ko-kou, san-yn-kio, ki-kai. Ce dernier moyen est à peu près infaillible.

Accouchement.

L’époque de l’accouchement à terme est fixée à deux cent soixante-dix jours, mais dix jours de plus ou dix jours de moins sont sans influence. Dès le commencement du neuvième mois , il faudra recommander à la femme enceinte certaines précautions très-utiles. Ainsi elle devra éviter toute émotion morale trop forte, les fatigues de toute espèce et les indigestions. On devra en même temps s’enquérir d’une accoucheuse habile , et préparer une chambre à l’abri des courants d’air, et dans laquelle la température sera constamment modérée, ni trop chaude, ni trop froide. On ne devra pas oublier le linge nécessaire pour l’opération et pour envelopper l’enfant , ainsi que tous les remèdes propres à faciliter la parturition. Le lit sur lequel doit avoir lieu l’accouchement ne doit être ni trop dur ni trop mou. Deux personnes seules, l’accoucheuse et une aide, assisteront l’accouchée. Refuser impitoyablement l’entrée de la chambre à toute autre personne. Recommander aux gens de la maison de ne pas faire de bruit au moment de l’accouchement , et de veiller à ce que les portes ne battent pas, que les chaises ne tombent pas avec fracas, etc.,

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de peur de nuire à la mère et à l’enfant. Acheter du vinaigre trèsfort, dont on se servira en cas de défaillance, et une certaine quantité de millet, qui sera donné après l’accouchement.

Deux ou trois jours avant l’accouchement, des signes précurseurs indiquent que le moment n’est pas éloigné. Ainsi écoulement muqueux par le vagin , gonflement de la matrice , douleurs aux reins, au ventre et à la matrice; peu à peu le gonflement de la matrice augmente, l’enveloppe du fœtus paraît dans le vagin , et donne naissance à'un écoulement moitié eau, moitié sang. A l'apparition de ces symptômes , se coucher sur le dos , la tête un peu élevée. Les douleurs augmentent insensiblement et finissent par devenir très-aiguës ; l’accoucheuse avec sa main examine si la tète de l’enfant s’engage dans le vagin. Dès quelle se présente, la matrice semble s’ouvrir, les douleurs sont de plus en plus intenses ; peu à peu la tête franchit la matrice, et le reste du corps est dégagé et n’est plus tenu que par le cordon ombilical; l’aide de l’accoucheuse coupe ce cordon et fait la ligature avec un cordonnet de coton. La durée de l’accouchement est ordinairement de^juatre à cinq heures.

L’enfant se présentant par la tête ou par les fesses , l’accouchement est généralement dans de bonnes conditions et facile ; la matrice seule agit. Cependant il peut arriver que dans ces conditions l’accouchement soit long et difficile, et exige l’emploi de quelques remèdes.

Ainsi 1° l’enveloppe du fœtus étant rompue, l’écoulement peut être trop abondant, le vagin trop sec, et l’enfant ne peut sortir.

Laver la matrice avec de l’eau, et donner à la mère fo-so-san. — Tang-kouei, tchuen-hiong (113, 04), kouei-pan (25 3), liiue-yn (113, 04), ajouter un peu de vin; faire bouillir; deux ou trois fois suffisent.

Tchoui-chin-san (vu plus bas) . — Pe-tsee, lioa-che, fou-long-kan, po-tcho-chouang , kan-tsao, tang-kouei, tchuen-hiong (73,36), un peu de vin et d’urine d’enfant; faire bouillir; est également très-bon .

Ces deux remèdes ont pour but de donner de la force à la

femme et de lui permettre d’attendre que la nature agisse d’ellemème.

2° L’enfant se présentant par la tête peut être arrêté dans sa venue par le cordon ombilical passé autour d’une épaule.

Dans ce cas , l’accoucheuse avec sa main ramène le cordon dans sa position normale, et on donne à la mère fo-so-san (vu).

3° La tête de l’enfant se présente ordinairement l’occiput (, tching ting) en avant ; il peut arriver que ce soit une autre partie de la tête qui apparaisse ainsi ; l’accouchement est quelquefois alors un peu difficile.

L’accoucheuse, dans ce cas, avec sa main, ramène l’occiput en avant, et on donne à la mère fo-so-san (vu).

4° 11 peut arriver que les organes de la mère n’aient pas assez de force pour que l’opération se fasse naturellement.

L’accoucheuse examine de suite si un des trois cas précédents n’existe pas, et lorsqu’elle a reconnu que la cause provient d’un manque de force, il faudra donner de suite à la malade pa-tchintang (vu).

5° Il peut arriver que le vagin ne puisse pas se dilater suffisamment, ce dont l’accoucheuse s’apercevra facilement.

Donner de suite à l’accouchée pao-chang-ou-yao-san. — Tanghouei, tchuen-hiong , pe-chao, iche-kio, mou-hiang , kan-lsao (4S), yn-hiang, liiue-yn (D,80); faire bouillir, une ou deux fois.

Autre : San-louy-lieou-y-san. — Tchin-cha (Is,80), hoa-che, kan-lsao , clie-loui, tchuen-chan-kia (3 s, 68), tsan-toui (25 s), cheveux d’hommes (gros comme un œuf) torréfiés , pulvérisés ; faire bouillir. Appuyer en même temps avec la main, de haut en bas, sur le col de la matrice, jusqu’à ce que l’enfant puisse sortir.

Cette opération peut quelquefois durer trois jours. Donner alors continuellement à la mère pa-tchin-tang , tchoui-che-san, pour lui donner des forces. 11 est rare que l’opération ne réussisse pas, cependant il peut arriver que l’accoucheuse et les remèdes soient impuissants ; dans ce cas, la mère et l’enfant succombent.

6° L’enfant se présentant par la main , l’accoucheuse doit de suite engager la mère à ne pas avoir peur, et lui dire quelle sera dégagée très-promptement; puis, introduisant la main gauche

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dans la matrice, elle soutient la tête de l’enfant, et avec la main droite elle s’efforce de ramener la main de l’enfant vers la tête. Ensuite agissant avec les deux mains sur la tête de l’enfant , elle la ramène en avant, ou le saisit par les pieds, et le fait sortir dans cette position.

Donner en même temps à la mère tchoui-chang-san ou pingouei-san (vu); ajouter mang-siao (11 *,04).

Il peut arriver que l’opération ne réussissant pas, l’enfant meure , ce dont l’accoucheuse s’apercevra aisément à l’absence de mouvement et à la froideur des bras. Dans ce cas, avec son crochet (morceau de fer en forme de croc à deux branches), elle devra saisir l’enfant et tacher de l’extraire ainsi; s’il résiste, briser tous les os avec la main , et avec un cordon ou bien avec un crochet attirer le corps et couper chaque membre avec un couteau dès qu’il sortira , et pour faciliter l’opération , pendant ce temps , l’aide accoucheuse soutient la mère, qui quelquefois succombe à la suite de ces souffrances atroces. Quoi qu’il arrive , l’accoucheuse ne doit songer qu’à terminer promptement cette terrible opération, sans se préoccuper de la mère. On recommande également de piquer dans ce cas le bout des doigts avec l’aiguille. [Acuponcture.)

L’enfant se présentant par le pied , prendre avec la main gauche l’extrémité inférieure de la jambe de l’enfant, et avec la main droite appuyant sur le milieu du pied , s’efforcer de le faire rentrer dans la matrice; mouiller ensuite la main droite, chercher l’autre pied , le ramener à côté du premier et tirer l’enfant dans cette position, par les deux pieds. Celte opération est assez facile, seulement l’accoucheuse doit avoir calme, prudence et patience, et on devra administrer à la mère des remèdes fortifiants.

Il arrive quelquefois qu’entre. la mère et l’enfant se trouve un corps mou, de forme ovale, large de quatre à cinq pouces et aplati (la largeur et l’épaisseur peuvent varier). Ce corps, nommé ting-po , se trouve tantôt en arrière de la matrice, tantôt en avant, tantôt à droite ou à gauche; il est adhérent au nombril par le cordon ombilical. Si ce corps est trop considérable, inerte et dur, il prend le nom de ping-tsee-lîou , et rend l’accouchement impossible. Si ce corps n’est pas d’un volume trop considérable et mo-

bile, l’accoucheuse pourra avec la main le ramener contre la face supérieure de la matrice, en avant ou en arrière, et facilitera ainsi la venue de l’enfant.

Si une hémorrhagie se déclare , donner à la mère des remèdes fortifiants et de nature à arrêter l’hémorrhagie; laver la matrice avec de l’eau et attendre patiemment.

Y-pao.

Dès que l’enfant est sorti du vagin, prendre l’enveloppe avec la main et l’extraire si elle ne descend pas d’elle-même. Lorsque cette enveloppe offre quelque difficulté dans l’extraction , donner à la mère le remède suivant :

Nieou-sy-iang . — Nieou-sy, Mn-mè (73 s), kouei-ouei (110s), tong-tchao , hoa-che (4 s) , kouei-tsee (36s), Jiouei-sin (25s) ; faire bouillir ; deux fois.

Autre : Nieou-sy-san. — Nieou-sy , tchuen-hiong , po-siao, pou houang, iang-kouei, tan-sin (2s, 80), gingembre; faire bouillir; une fois.

Lorsque dans l’opération de l’accouchement il y a arrachement du cordon ombilical , il faudra de suite arrêter l’hémorrhagie en mettant sur le nombril de l’enfant l’emplâtre suivant :

Kao-yo-fang. — Fou-tsee (Ils, 04), jou-kouei (15s), nieou-sy , fang-Jong , kiang-ho (7 s, 36), iang-kouei (36 s), hong-hoa (25s), tchuen-hiong (25s), pe-cho (113), me-yo (450s); faire bouillir; se servir seulement de l’huile, qui ne sera bonne que lorsque versée dans l’eau elle ne se divisera pas ; prendre ensuite houangian (300s), mettre dans l’huile et appliquer sur le nombril.

De suite après l’enfantement donner à la mère une tasse d’urine d’enfant de trois ou quatre ans , dans le but de faciliter la sortie de tout le sang mauvais qui peut se trouver dans le corps; lui recommander de reposer en fermant les yeux, placer en même temps des coussins sous le dos, la tête et les jambes; l’engager à rester couchée sur le dos , à ne pas incliner à droite ou à gauche, et à bien se couvrir, de peur d’un refroidissement. Ces conseils doivent être suivis pendant trois jours. L’accoucheuse passera continuellement la main très-doucement sur le ventre, et avec un

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linge très-propre et sec essuyera de temps à autre la matrice. Avoir soin de ne pas laver la matrice avec de l’eau.

Lors de l’accouchement, une grande quantité de sang accompagne généralement la sortie de l’enfant; puis cet écoulement s’arrête après un quart d’heure ou une demi-heure , et peu de temps après il recommence à couler couleur des lèvres fraîches ; peu à peu ce sang devient épais et d’une odeur fétide ; deux ou trois jours ensuite, il n’est plus qu’une espèce d’eau sanguinolente, d’une odeur également très-forte; cela dure ainsi encore deux ou trois jours; il coule alors moins abondamment, perd son odeur désagréable, et finit par n’être plus qu’une sorte de suintement, qui s’arrête lui-même dès que la fièvre se déclare, habituellement le quatrième ou le cinquième jour; le suintement continue de nouveau pendant quinze ou vingt jours, et enfin peu à peu cesse complètement. Il faut avoir bien soin de ne pas arrêter cet écoulement de sang ou de matière excrétée, qui enlève toutes les humeurs sécrétées dans la matrice avant et pendant l’accouchement.

Dans le cas où une hémorrhagie trop abondante se déclare et devient dangereuse au moment de l’accouchement, donner de suite pa-tcliing-tang ou kia-ouei-sse-ôu-tang . — Tcliuen-hiong (Ils, 04), tang-kouei (253), pe-clio (115, 04) torréfié, chang-tyliouang (73,36) carbonisé , pou-houang , ngo-kiao-tchou, ta-kyken (73,36), pe-tsee (43); faire bouillir, le prendre au moins pendant deux jours.

Autre remède , très-violent , mais très-efficace , pour arrêter une hémorrhagie : Tien-tsao-iang-kouei-tang . — Tsee-tien-tsao (73,36), tang-kouei, pe-clio (113), liiu-touan (43), tchuen-liiong (73,36), Icliou-yu (13,80), seng-ty (7 3, 36) ; faire bouillir; une fois suffit ; mais ne s’en servir que très-prudemment et quand il y a danger.

De suite après l’enfantement, donner à la mère comme nourriture du millet, quelle mangera pendant trois jours; aucun autre aliment; ne pas fatiguer l’estomac; calmer la soif avec de l’eau de riz tiède ; le troisième jour on pourra permettre du bouillon de jambon avec un peu de pain dans le bouillon ; les jours suivants

et pendant douze jours, ne prendre rien d’échauffant ni de trop nourrissant; éviter de donner viande de mouton, cochon, bœuf, poulet, légumes échauffants, laiteux; un peu de poisson à écailles, du riz, des œufs, un peu de vin, sont d’excellents aliments, que l’on devra assaisonner avec un peu de sel. Les personnes qui viendront visiter l’accouchée devront s’abstenir de lui demander si l’enfant est un garçon ou une fille, éviter de se gratter la langue et de faire toute espèce de bruit. Les visites ne peuvent être que nuisibles à l’accouchée, qui devra parler le moins possible. Dans sa chambre, qui devra toujours avoir une température très-douce , il ne devra rester habituellement qu’une aide. Bien recommander à l’accouchée de ne pas se peigner ni se laver le corps pendant douze jours , de rester couchée au moins trois jours, se lever ensuite peu à peu, de manière à regagner insensiblement ses forces; toute la nuit avoir de la lumière dans la chambre , ne pas sortir de la chambre pour satisfaire aux besoins d’aller à la garde-robe. Trois ou quatre jours après l’enfantement, la mère pourra allaiter son enfant.

Prendre tous les soirs, pour améliorer la masse du sang, sanhoa-lang. — Tang-kouei (1 13,04), tchuen-hiong (33,68) , kan-kiang (13,80), ko-kig-tsee (36 3), tsee-nan-ye (363), y-mou-tsao (363), chan-tcha (113, 04), tao-jin (13,80), tong-hoa (33,68), kan-tscio (13,80), un peu de vin; faire bouillir.

Ou hiong-kouei-tang (vu) ; ou fo-so-san.

Donner à l’enfant san-hong-tang . — Houang-kin (113, 04), houang-pe (153), rhubarbe (l3); faire bouillir, lui faire sucer pendant trois jours.

Après les couches et pendant cent jours, l’accouchée est exposée aux maladies suivantes :

Cause: refroidissement subit; symptômes : bouche fermée, tète rejetée en arrière, et continuellement en mouvement. Convulsions, râle sibilant dans la gorge , avance continuellement le ventre par un mouvement automatique ; intermittences dans ces symptômes, qui disparaissent et reviennent ; nez bouché , pouls tchin-sy (profond, faible).

Prendre de suite siao-hiu-ming-tang. — Fang-fong, houang-lsin,

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3ôl

cho-yo (73,36), ma-houang , tcliuen-hiong (43), fang-ky (4&), jin-seng (3®, 68 ), jou-kouei (23), fou-tsee (23), hing-jin, lian-lsao (33,68), gingembre; faire bouillir.

Prendre ensuite sept ou huit fois pa-tchin-tang (vu).

Si après avoir pris ce remède , la sueur continue à être trèsabondante, et que la malade cherche dans le vide avec les mains, ce symptôme est d’un fâcheux pronostic.

Hiue-che raconte qu’une femme après ses couches , et à la suite d’une hémorrhagie, fut saisie de refroidissement et éprouva tous les symptômes décrits plus haut; il lui prescrivit clie-tsuen-ta-poutang (vu), et ensuite pa-tcliing-tang , auquel il fit ajouter liouangkin (113,04), jou-kouei (33,68) ; un peu de mieux s’était déclaré, il fit reprendre le même remède , en y ajoutant fou-tsee (78,36), et elle fut guérie (1) .

Hiue-yun (sang délirant).

Cette maladie qui provient d’une inflammation de l’estomac et d’un refroidissement subit, apparaît ordinairement le deuxième ou troisième jour après les couches. Elle est caractérisée par les symptômes suivants : suppression de l’écoulement, qui a lieu après les couches, douleur déchirante à l’abdomen et à l’utérus, vertiges, fièvre, matrice tuméfiée, oppression, vomissements, hoquet, pouls ieliin-oey (profond, faible), quelquefois dévoiement ou constipation, peau couverte de sueur froide, rouge et tirée, pâleur extrême, face couverte d’une sueur froide, inappétence, les quatre extrémités froides, peu à peu délire.

Donner de suite tsin-kouan-san. — Tsee-nan-ye , tcliuen-hiong, (113,04), kin-kiai (153), jin-seng ( 73,36), kan-iscio (4®); un peu d’urine d’enfant et de vin; faire bouillir.

Autre : He-cliin-san. — Tang-kouei (113,04), cho-yo, chouty (73,36), kan-kiang, houei-sin (33,68), pou-liouang, kan-tsao

(1) Toutes les fois qu’une femme prendra froid après l’enfantement, on prendra de suite des grains de blé (2 livres), que l’on fera chauffer dans du vinaigre et que l’on mettra dans un linge sur le ventre.

(4^), he-teou (113,04), un peu d’urine d’enfant; faire bouillir; prendre une ou deux fois.

Si ces deux remèdes ne réussissent pas , le troisième jour donner che-tsuen-ta-pou-tang (vu); le quatrième jour kia-oueyhiong-kouei-tang . — Tang-kouei (36s), tchuen-hiong (22 $),hionghouang (11 3), nieou-sy, tao-jin (73,36); faire bouillir.

Si après avoir pris ces remèdes le sang ne recommence pas à couler, les symptômes précédents s’aggravent, et la malade ne tarde pas à succomber. Dans le cas contraire, continuer les remèdes précédents pendant dix jours.

La durée de cette affection est de sept à lmit jours. Mortalité : trois sur dix.

Après les couches ; constipation , ventre gonflé et douloureux : prendre de suite ma-fen-ouan. — Ta-ma-jin (113,04), tche-kio (73,3 <o), jin-seng (43), mou-hiang (33,68), tao-jin (4a) ; faire bouillir avec my-teou-fa (vu); peu grave.

Ngo-lou-pou-hia.

Cette affection n’est qu’une espèce de hiue-yun. Dans la première les lochies avaient paru et s’étaient arrêtées ; dans celle-ci un refroidissement subit les empêche de paraître. Les symptômes sont les mêmes, seulement la fièvre est moins forte et les douleurs dans les articulations moins vives.

Traitement : Tong-yn-yn. — Kouei-ouei (113, 04), mou-iong (113), pe-tchou (43), hong-hoa (78,36), tao-jin (3S,68), he-tsao (43) ; faire bouillir.

Autre: Ho-ye-san. — Kan-ho-ye (738) , kouei-kiai-yu (3 3, 68), tao-jin (33,68), nieon-ky-lou (143), pon-houang (73,36), seng-ty (33,68), urine d’enfant; faire bouillir.

Autre : Me-yo-ouan. — Tang-kouei (253) , pe-cho (113), houei-sin (43) , tao-jin (73,36), ine-yo (H3), chang-tchong (203), clioui-tche (203), pulvériser; pilules (23,80). Ce dernier remède est recommandé.

Cette affection est moins grave que hiue-yun. Après la guérison, prendre trois ou quatre jours de suite koa-ouei-sse-ou-tang (vu).

MALADIES DES FEMMES

Douleurs à V estomac.

Céphalalgie, fièvre, vertiges, douleurs à l’estomac et au ventre, visage bleu, extrémités des ongles bleues, pouls tchin-chô (profond, rapide). Cette affection survient généralement une quinzaine de jours après l’enfantement, et provient d’une perte trop abondante de sang; donner clie-siao-yao-san . — Pou-houang , ou-ling-tsee (3a, 68), pulvériser; prendre dans un peu de vinaigre; ensuite ta-sien-nuy-tang . — Chou-ty, tang-Tiouei, to-lio, ou-tchou-yn, pecho y kan-kiang (3&,68), houei-sin, siao-tsao, sy-sin (3&,68), kantsao ( lar, 80) ; faire bouillir.

Affection très-grave ; la malade peut succomber après deux ou trois jours.

Douleurs abdominales.

Il arrive quelquefois que les locbies ayant cessé de couler, la femme ressent des douleurs abdominales, et éprouve des envies continuelles de vomir; prendre lieou-kiun-tsee-iang (vu); s’il y a de la diarrhée, ajouter sse-cliin-san. — Tang-kouei , tche-cho (7*, 36), kan-kiang (3&,68), tchuen-hiong (4») ; faire bouillir.

Dans le cas où après les repas il y a envie de vomir, prendre eul-tchin-tang (vu); ajouter clian-tcha (11*), pe-tchou (43); lorsqu’il y a céphalalgie, chaleur, soif, vomissements, prendre sse kiun-tsee-tang . En cas de chaleur, douleur au bas-ventre, prendre che-siao-san ; ajouter tang-cliin (43), pe-ichou (3g,68). En cas de céphalalgie, chaleur, prendre sse-ou-lang ; ajouter pao-kiang (3s, 68).

Hiue-che raconte qu’une femme après la cessation des lochies, éprouva fièvre, céphalalgie, mucosités coulant du nez, extrémités froides, diarrhée; il prescrivit: Lieou-kiun-tsee-tang en ajoutant pao-kiang , jou-kouei ’(2& ,80) , mou-hiang (2», 80) ; elle le prit quatre fois, et ensuit e pou-tchong-y-ky-tang (vu), et fut guérie.

Ene autre femme accoucha pendant l’iiiver ; les lochies s’étant arrêtées, il se forma au-dessous du nombril une tumeur trèsdouloureuse. Hiue-che lui prescrivit : Ventre de mouton (150^),

chou-ty (75 3), gingembre (36s); faire bouillir; après avoir pris deux ou trois fois ce remède, elle fut guérie.

Une autre femme, sept ou huit jours après l'accouchement , ressentit des douleurs au bas-ventre; des matières sanguinolentes coulaient par le vagin; constipation, chaleur, pouls tchin-oey-che (profond, faible); le jour, délire. Kin-kouei, célèbre médecin, prescrivit : tci-tchang-ky-tang (vu); une ou deux fois; elle fut guérie.

Une autre femme, sept ou huit jours après les couches, éprouva une douleur très-vive au bas-ventre ; dents serrées ; on lui prescrivit : che-siao-san (vu), et après sse-ou-tang , en ajoutant paokiang, tchin-py, (7 3,36) , pe-tchou (113,04); faire bouillir.

Douleur au côté.

Quatre ou cinq jours après les couches, les lochies s’étant arrêtées, il peut survenir: vomissements de sang, fièvre, douleur au côté, corps enflé, pouls fou-heou.

Donner Ty-houang-tang . — Kan-ty-liouang (H3), pe-cho (73,36), tang-liouei (253), pou-houang (13,80), kouei-sin (73,36), kan-tsao (43), seng-kiang (253), jujubes (10); faire bouillir deux fois, ensuite tang-kouei-cho-yao-tang . — Tang-kouei, pe-cho ( 73,36), kie-kang , ping-lang (118,04); tclie-kio (113), kouei-sin (43), mou-hiang (73,36), tsay-kou (l3) ; faire bouillir.

Autre : Houang-tsy-fang . — Iio-po, jin-seng, tang-kouei, fouling , kan-tsao , tchin-py ( 73,36), seng-kiang (7 3,36); faire bouillir.

Autre : Ty-chin-tang . — Tche-clio, pan-hia , iche-nan-ye, tchin î)lJ> jin-seng, kan-tsao (73,36), gingembre; faire bouillir.

Douleur aux reins.

Pendant les neuf ou dix premiers jours qui suivent les couches, la femme atteinte d’un refroidissement subit peut éprouver les symptômes suivants : douleur aux reins, vertiges, lassitude, chaleur, sueur.

Traitement : Tang-kouei-liouang-ky-tang . — Tang-kouei, houang km (363 ), pe-cho (253), gingembre ; faire bouillir, prendre deux fois.

MALADIES DES FEMMES

Autre : Ky-chang-fang-fong-tang . — Tou-ho (363), tchnenhiong (253), pe-cho (II3), kouei-sin (43), hiu-touan (33,68), tangkouei,fang-fong (113), gingembre; faire bouillir.

Il peut arriver que quatre ou cinq jours après les couches , les lochies ayant cessé de couler, la femme ressente une douleur lancinante au bas dés reins; lui donner tao-jin-tang . — 7 'ao-jin (73,36), sou-mou (II3), seng-ty (253), mang-tchong (303), chouitche ( 303) ; faire bouillir. Les lochies reviennent et la douleur cesse.

Autre : Mou-hiang-lien-kio-tang . — Mou-hiang (43), ieng-hiang (33,68), tchin-hiang (13,80), yn-hiang (13,80), che-liiang (33), ching-ma (33), tou-ho (73,36), lien-kio (73,36), mou-tong (3 3, G8) ; faire bouillir.

Céphalalgie.

Quelquefois l'accouchée éprouve pendant les premiers jours après les couches: inappétence, céphalalgie, ensuite douleur à l’épigastre, douleur lancinante et intermittente aux yeux , fièvre, démangeaisons aux épaules. Cette affection , qui provient d’un estomac débilité, est souvent longue et difficile à guérir.

Donner Kia-kien-sse-ou-tang . — Tsang-chou, kiang-ho (113), tchuen-hiong, fang-fong (73,36), hiang-fou (23,80) , pe-tche, chekaoy sy-sin{ 33,68), tang-kouei (113), kan-tsao (33); faire bouillir.

Autre : Hiong-fou-san: — Tchuen-hiong (3(33), ta-fou-tsee (l3), pulvériser; prendre 73,36, quatre ou cinq fois.

La femme, quelque temps après ses couches, éprouve quelquefois les symptômes suivants : corps roide; ne peut remuer ni le corps, ni les bras, ni les jambes; chaleur, céphalalgie. Éviter tout sudorifique, de crainte de convulsions.

Prendre tchong-tong-san. — Tang-kouei , kouan-kouei , petchou, houang-kin, tou-ho , nieou-sy , king-tsao, seng-kang (253); faire bouillir, une ou deux fois.

Prendre ensuite ou-lsy-san. — Tsang-chou , tche-kio (73,36), ma-houang (l3), kiu-liong (43), kie-kang (43) , ho-po (73,36), kan-kiang (73,36), j>e7cho (73,36), tchuen-hiong (73,36) , pe-fouling (43), pan-hia, pe-tche (3 3 , G8 ) , jou-kouei (13,80), kan-tsao , tang-kouei (33,68), gingembre; faire bouillir (une ou deux fois).

Kio-ky.

Il arrive quelquefois quà l’époque des chaleurs, la femme, douze ou quinze jours après les couches, par suite d’un séjour dans un endroit humide , éprouve les symptômes suivants : chaleur, malaise, convulsion légère, soubresauts, hoquet, douleur au pied.

Donner siao-hin-ming-tang (vu), deux ou trois fois.

Autre : Ta-fong-liong-tang . — Fang-fong , fou-tsee , nieou-sy , pe-tchou, tsing-ho, jin-seng , jou-kouei, houang-kin , tchuen-hiong, chou-ty-houang , pe-cho, tou-tchong, kan-tsao (33,68) ; faire bouillir (trois ou quatre fois).

Fong-han.

La femme sortant dans les douze jours qui suivent ses couches et prenant froid aux parties sexuelles ou à l'anus , éprouve quelquefois fièvre , céphalalgie.

Prendre de suite hiong-kouei-tang . — Tang-kouei , tchuenhiong (73,36), jin-seng (33,68), tche-chou, Ttan-ho (33,68), gingembre ; faire bouillir.

Surviennent ensuite les symptômes suivants : malaise, visage rouge, douleur à l’épigastre, envie de vomir, oppression extrême.

Prendre tcliou-ye-tang . — Tchou-ye j ko-hen (73,36) , fangfong, kie-kang (11 %), jin-seng, kan-tsao (43), pan-Ma (38,68); faire bouillir; ajouter gingembre, jujubes. Affeclion peu grave.

Tchong-fong.

La femme coïtant quelque temps après ses couches, prend froid ou bien s’expose à un refroidissement dans les cinq ou six jours qui suivent l’enfantement. Symptômes : convulsions, ne peut lever les yeux ni remuer le corps; bouche déviée de côté, vertiges, mucosités coulant de la bouche , lèvres bleues ; froid dans les membres, dévoiement, sueur froide pendant les selles, borborygmes , douleur au ventre , chaleur.

Traitement : Siao-hin-ming-tang (vu), une fois; après : Hiuë- Jong-tang. — Tsin-kio, kiang-ho, fang-fong, pe-tsee} tchuen-hiong,

MALADIES DES FEMMES

chou-yo, tang-kouei, chou-ty, pe-tchou , fou-ling (73,36), un peu de vin; faire bouillir.

Prendre ensuite fang-fong-yang-jo-tang . — Fang-fong , tcheclio, kouei-sin, ling-yang-kio , tchuen-liiong, tsiang-lio, tang-kouei, souan-tao-jin, nieou-pang-tsee (73,36) , cuisse de mouton (150s); faire bouillir le mouton, garder l’eau dans laquelle on fera infuser les autres médicaments; prendre quatre ou cinq fois.

Kin-louan.

La femme sortant avant le treizième jour qui suit ses couches prend froid : convulsions, corps insensible, fatigue, somnolence.

Traitement : Chou-kin-tang . — Kiang-ho (113), kiang-houang , he-tong-py (73,36), tang-kouei (Ils), tche-clio (4®) , pe-tchou , kan-tsao (3®, 68), tchin-hiang (1®,80), gingembre; faire bouillir, prendre deux ou trois fois ; ensuite hiong-hong-san. — Tcliuenliiong (7 s, 36), tsiang-ho (113), tang-kouei (113), souan-tao-jin (73, 36) , ling-hiang-kio (3^,68), fang-fong ( 1 03) nieou-pang-tsee ( 1 1 3 ) , kouei-sin (23), tclie-chao (73,36) ; faire bouillir, deux fois suffisent.

Hoa-tche.

Il arrive quelquefois que, quatre ou cinq jours après les couches, les lochies s’arrêtant, il survient : inappétence, lassitude, bouche fermée, position immobile, selles sanguinolentes; visage trèsrouge ou bleu , fièvre; la malade ne parle pas.

Prendre sy-tchin-san. — Jin-seng (33,68), seng-ty, che-tchangpou, tchuen-liiong [ 73,36), sy-sin (23), fang-fong (113), tchen-cha, po-ho, kan-tsao { 33); faire bouillir (deux fois suffisent); après Icliou-hiue-pou-hang-tang. — Tang-kouei, tche-clio, seng-ly, kiëkang, tchou-ye, tsien-kou-fou-ling , fang-fong , tan-nan-sin , houanglien, ko-ken , tong-lioa (33,68), jin-seng , po-ho, chang-ma (23), pan-hia (43), kan-tsao (13,80), gingembre; faire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

Jou-lao.

Il arrive quelquefois qu’à la suite d’un refroidissement les lochies s’arrêtent, et il en résulte les accidents suivants : cuisses enflées et

très-douloureuses, mains sans force, sueur en dormant, fièvre; quelquefois douleur aux reins et dans tout le corps, toux, crachats bilieux, inappétence, vertiges, pâleur.

Traitement : Pe-fou-ling-san. — Pe-fou-ling (11»), tang-kouei, tchuen-liiong, chou-ty, pe-cho (73,36), houang-kin (15®), jin-seng (73,36), liouei-sin (43); faire bouillir; ajouter un rognon de cochon, jujubes et gingembre (prendre quatre ou cinq fois). — Prendre ensuite liouang-ken-ouan . — Houang-kin , pan-liia, tangkouei y tchuen-liiong , pe-cho , kouei-sin, hin-touan, nieou-sy , tchongyong y pe-tche-jin , tchin-hiang , tche-kio , ou-oey-lsee , cliou-tyhouang [ 36s); pulvériser, pilules; tous les jours 11 grammes.

Autre : Houang-kin-tchou-san. — Pie-kia (25 9) , liouang-kin (253), nieou-sy { 15®), tang-kouei, pe-cliao, chou-ty (25»), jin-seng, pe-fou-ling, me-tong, cliang-ky-kiang (113), kouei-sin, kan-tsao (259); pulvériser; pilules; chaque fois 7 grammes 36 centigrammes.

Ventre enflé.

La suppression des lochies produit quelquefois : fièvre, céphalalgie , toux, urine rare, lassitude; bouche acide, douleur au coté, oppression, les quatre membres enflés, ventre enflé et ensuite tout le corps enflé.

Prendre ta-tiao-kin-san. — He-teou (369 Jdu-chin (259), houpo (49) , tche-chou-ye (113) ; faire bouillir (une fois). — Ensuite siao-tiao-kin-san. — Mo-yo (43), liou-po (39,68), kouei-sin (33,68) , cho-yo , tang-kouei (1 13), si-si n ( 23), musc (13,80), kan-tsao (43); pulvériser; 1 gramme 80 centigrammes chaque fois (cinq ou six fois). - — Dans la convalescence, prendre siao-tiao-tchong-tang . — Fou-ling , tang-kouei, tcliin-py (113), pe-cho (73,36) , pe-tchou (43) ; deux ou trois fois.

Tumeurs.

La suppression des lochies , par suite d’une nourriture indigeste, amène quelquefois les symptômes suivants : tumeur au-dessus de l’abdomen, mobile et douloureuse; pâleur, pouls fou-che, urine rare: inappétence, fièvre, lassitude.

MALADIES DES FEMMES

Traitement : Sse-chin-san. — Tang-kouei, tchuen-hiong , tchecho , kan-kiang (II3) ; pulvériser; chaque fois 7 grammes 36 centigrammes (cinq fois) ; ensuite kouei-sin-ouan. — Kouei-sin, me-yo ( 7 s, 36) , tang-kouei, tche-cho, ping-lang (113), tsin-py, ho-po, san-Iang (113), tan-py, yuen-kou-so (7&,36), rhubarbe (253) , tao-jin, pie-kia (113) ; pulvériser; pilules; 11 grammes chaque fois pendant vingt ou trente jours.

Toux.

Quelquefois , un ou deux jours après les couches , la femme ayant pris froid éprouve : fièvre, toux, écoulemeut sanguin arrêté, sommeil agité, lassitude; bouche sèche, oppression, nez bouché.

Remède : Si uen- fou-h oa-tang . — Siuen-fou-hoa , ma-houang , tche-cho , kin-kiai, kien-kou , fou-ling , pan-hia , ou-oey-lseej hantsao, hing-jin[ 73,36); faire bouillir, gingembre, jujubes (prendre trois ou quatre fois); ensuite eul-mou-san. — Tche-mou , pe-mou, fou-ling, jin-seng, tao-jin (33,68); faire bouillir (trois ou quatre fois); peu grave.

Oppression.

Un ou deux jours après les couches, la femme atteinte de refroidissement subit éprouve : fièvre, oppression, suppression de l'écoulement sanguin ; douleur à l’estomac , palpitations , visage bleu , vomissement de bile.

Donner ou-oey-tsee-tang . — Ou-oey-tsee , jin-seng, sin-jin, memen-tong , tchin-py (73,36), gingembre, jujubes; faire bouillir (deux ou trois fois) ; après ta-pou-tang. — Tang-kouei (113, 04), tchuen-hiong (7», 3 6), pe- te hou (33,68), pe-clio, pe-fou-ling (53), jin-seng (3 a), houang-kin , ou-oey-tsee (43) , chou-ty , kan-kiang, kan-tsao (33,68) ; faire bouillir; trois ou quatre fois; et enfin chesiao-san ; deux fois ; incontinence d’urine.

Il peut arriver que dans l’opération de l’accouchement la femme dérange quelque chose dans la matrice ; il en résulte : incontinence d’urine, chaleur au corps, sueur, vomissement de bile, soif, diarrhée.

Chang-piao-siao-san. — Cliang-piao-siao (303), fou-fong, mienly, ho-po (II», 04), liouang-kin (25») , jin-seng (7 s, 36) , tclie-chetsee (25*)» pulvériser; prendre 73,36 dans un peu d’eau de riz; deux fois; ensuite koua-lo-tang . — Koua-lo-ken (113), jin-seng , cliang-piao-siao (73,36), kan-tsao, cliin-kiang (4»), ta-tsao (10»), houang-lien (33,68); faire bouillir; trois ou quatre fois.

Ecoulement de sang par le vagin.

Quinze jours après les couches et la cessation des lochies, il arrive quelquefois que, par suite d’un échauffement à la vessie, un écoulement de sang a lieu par le vagin : visage pâle , douleur au côté; inappétence , soubresauts, sommeil agité.

Traitement: Siao-ky-yn. — Pou-houang (10»), mou-tong (7 ») , tsieou-chang-ty (113), kan-tsao (103), ta-tchou-ye (113), hoa-che (43), lie-tche-tsee (7», 36); faire bouillir; prendre deux fois.

Utérus enflé .

Un ou deux jours après les couches , la malade, à la suite d’un violent accès de colère, a la matrice enflée et douloureuse : l’écoulement de sang est arrêté ; fièvre, soif, vomissements.

Remède : Che-tsuen-ta-pou-lang.

Quelquefois l’utérus est enflé , la peau est très-rouge et trèsdouloureuse ; dans l’intérieur de l'utérus se forme une tumeur ; amaigrissement progressif, fièvre. — Prendre kouei-py-tang (deux fois) ; pendant plusieurs jours tang-kouei-tang . — Tang-kouei (113), to-lio, pe-tclie (73,36), ty-yn-lan (113), pe-tsiang, san-che (73,36), kan-tsao (43); faire bouillir, et se laver la matrice; boire pou-tchong, y-ky-tang (vingt jours).

Quelquefois la matrice est enflée, l’écoulement sanguin est supprimé et de l’urine coule goutte à goutte du vagin ; une tumeur se forme à l’abdomen , douleur au côté.

Remède : Siao-yao-san. — Ajouter tche-kie-tsee ( 113), une fois, et tous les jours pa-tchong-tang , pendant dix ou douze jours.

Quelquefois la matrice, devenant enflée, laisse échapper deux

MALADIES DES FEMMES

ou trois jours après une masse de sang ressemblant à un foie de cochon; visage jaune, inappétence, fièvre, sueur.

Remède : Che-touen-la-pou-tang (vingt jours).

Maladies des seins.

il arrive quelquefois quà la suite d’un refroidissement ou pour cause de pauvreté du sang, le lait cesse d’être sécrété par les mamelles, ou du moins ne paraît plus à la surface : visage jaune, fièvre, lassitude, seins enflés, soif.

Prendre yu-lou-san. — Tie-kang, kin-më, isay-kou, tien-kouafen, tong-tsao, kin-py , pe-tchou, tche-clio, mien-kio, mou-tony , kan-tsao (73,36); faire bouillir; une fois; presser ensuite le sein avec la main , doucement , de haut en bas ; le lait reviendra.

Autre remède : My-tchuen-fong-tsien-san. — Ouang-pou-lieou (113), pe-ting-hiang , lao-lou (73,36), tsiang-koua-fen , tsiang-lsan (73,36), tchuen-chan-kia (73,36); pulvériser, prendre (153) dans un peu de bouillon de jambon de porc, trois ou quatre fois.

Autre : Kia-ouei-sse-ou-tang . — Tang-kouei, Ichuen-hiong , pecho, seng-ly, mou-long, ouan-pou-lieou, tien-hou-fen (113); faire bouillir; trois ou quatre fois.

Dans le cas où le lait est trop abondant et coule toujours, il peut en résulter un peu de fièvre.

Remède : Mien-kouei-tang . — Tang-kouei-oey, tche-cho-yo, hong-hoa, nieou-sy ( 7 s, 36) ; faire bouillir; prendre quatre ou cinq fois.

Autre : Me-yo (733); faire bouillir.

Il arrive quelquefois que , par suite de la suppression des lochies, les seins deviennent tombants, comme s’ils n’étaient plus tenus par leurs ligaments; douleur très-vive à la racine.

Prendre de suite hiong-kouei-tang . — Tcliuen-hiong , tang-kouei (500a) ; faire bouillir, prendre constamment dans un peu d’eau; prendre le même remède, en respirer les vapeurs lorsqu’il est en ébullition.

Lorsque les seins d’une femme deviennent mous et tombants, prendre les remèdes précédents, ou pou-lchong-y-ky-tang i rente ou quarante jours.

Si les seins diminuent de volume et même disparaissent, prendre che-tsuen-ta-pou-tang (vu) huit ou dix fois.

La femme étant enceinte de six à sept mois voit quelquefois, à la suite d’une nourriture trop échauffante ou de fatigues excessives, son sein grossir peu à peu et devenir rouge et douloureux.

Prendre tchai-kou-king-kang-tang (vu) , ou siao-yao-san , auquel on ajoutera houang-tsin (113), pe-tche (73), lien-kio (113); dix fois , et la guérison est certaine.

Il arrive quelquefois que , par cause des succions du nourrisson, le sein devient rouge et enflé; de petits points noirâtres apparaissent à la surface ; peu à peu , si le mal ne s’arrête pas , de petites fissures se forment sur le mamelon , qui saigne à chaque succion ; souvent même une crevasse a lieu.

Dès que la mère verra que le sein devient rouge et enflé, cesser de suite d’allaiter l’enfant, et prendre tchai-kou-king-kang-tang. — Tsag-kou (13,80), seng-ty (13,80), tang-kouei (73,36), tche-cho (13,80), tchuen-hiong (33,68), lien-tsio ( 7 a, 36) , nieou-pang-tsee ( 1 a , 80) ; piler; liouang-tsin (33,68), seng-tcho-tsee ( 33,68), tienhoa-fen (33,68), kan-tsao-kiai (33,68), fang-fong (33,68), deux verres d’eau; faire bouillir.

Si la maladie est plus avancée, siao-yao-san. — Tang-kouei, un peu de vin (33,68), pe-clio (33,68 )y pe-fou-ling (33,68), petchou (33,68, cuit dans un vase de terre), hiang-fou ( 7 a, 36) , un peu de vin, tsag-kou (23,50), houang-kin (13,80), tchin-py (33,68), po-lio (183), han-tsao (23); à la place de houang-kin, à volonté, sy-sin (33,G8); à la place d e han-tsao, ou-oey-tsee (203) ; ajouter houang-tsin, lien-kio (113), pe-tche (73); suivre un régime très-sévère.

Si une crevasse se forme, il est rare que la fièvre ne survienne pas, avec accompagnement de tristesse, soif, etc.

Prendre : King-fang-nieou-pang-tang . — Kin-kiai ( 1%, 3$), fangfong, nieou-pang-tsee, kin-yn-hoa, tchin-py, hoa-fen, houang-tsin, pou-kong-yn, lien-kio, kin-sin, tsao-lsee ( 7 3,36 ) , tsai-kou-tsee, hiang-fou-tsee, kan-tsao (33,68); et si le sein est très-douloureux, cautériser avec de l’ail et de l’armoise.

Si cela ne réussissait pas, prendre kin-ye-koua-lo-san. — Kin -

MALADIES DES FEMMES

ye (20a), houa-lo (83), tchuen-hiong [ 73,36), liouang-tsin (7 3 ,36) , tsee-tsee (73,36) pilé, lien-kio (73,36), che-kao (73,36), isai-kou (73,36), tchin-py, tsin-py (73,36), kan-tsao (33,68); et appliquer sur la crevasse tchong-heou-kao. — Tse-liin-py (2503), tou-ho (1103), pe-tsee (1103), tche-cliao (733), che-tsang-pou (403); pulvériser, y ajouter des oignons, de l’eau et du vin; et enfin, en dernier lieu, avoir recours à la médecine dite lo-long-san. — Seng-houang-sse (153), tchuen-chan-kia (33,68), tchuen-hiong (113), tang-kouei (73,36), tsao-kue-tsee (43); faire bouillir.

Lou-kin , lou-jong.

Ces deux maladies des seins ont pour cause une inflammation de l’estomac et une sécrétion trop abondante de bile. La première est caractérisée par l’augmentation du sein , qui devient roux , dur et douloureux; haleine bridante, fièvre, céphalalgie, petite tumeur que l’on sent à la pression, à la surface, au-dessus du mamelon; inappétence, quelquefois vomissements, constipation ou diarrhée; après quarante jours , une crevasse se forme et donne issue à une matière purulente. La seconde diffère de la première en ce que le sein n’est pas aussi dur, mais plus gros , plus rouge et moins douloureux ; l’écoulement de la matière purulente a lieu après trente jours.

Dans les deux cas, prendre de suite koiia-lo-lieou-pang-iang . — Houa-lo-jin (73,36), nieou-pang-tsee (73,36); broyer; hoci-fen, liouang-kin, seng-tsee-tsee (73,36), lien-kio (7 3,36), seulement la partie extérieure; tsao-tsee (73,36), kin-yn-hoa, kan-i sa o (7 3,36), tcliin-py (33,68), tsin-py ( 13,80) , tsay-kou (13,80); mettre toutes ces substances dans un grand vase , ajouter un verre d’alcool, deux grands verres d’eau, faire bouillir le tout; dès que l’ébullition a commencé, ajouter un verre d’eau, laisser bouillir un peu et retirer; laisser reposer douze heures, boire un verre ; douze heures après, prendre un autre verre, en ayant soin de faire bouillir de nouveau et d’ajouter un verre d’eau ; jeter ensuite le tout et préparer de nouveau.

Si le sein reste dur, prendre fou-yuen-tong-ty-san. — Tsin-py, tchin-py (13,50), hoa-lo-jin (733), tchuen-chan-kia ( 73 3), kin-yn-

hoa (36^), lien-kio (36s), h an-tsao (73s) - pulvériser, en prendre 73,36, deux fois par jour, dans un peu de vin. Prendre ensuite to-ly-teou-long-tang. — Jin-seng (33,68), pe-tchou (3», 68), tchuen-chan-Ttia (3s, 68), pe-tsee (7®, 36), cliing-ma (13,80), Ttantsao-kie ( 1®, 80) , tang-kouei (7», 36), seng-houang-tsin (113), tsaokio-tsee (43), tsin-py (13,80); faire bouillir; ajouter un peu de vin. Prendre ensuite un bistouri, faire une incision au sein. Prendre ensuite to-ly-pe-long-tang . — Tang-kouei ( 7 s, 36) , pecho (7 3,36), jin-seng (33,68), pe-tchou (33,68 ), fou-ling, lienkio, kin-yn-hoa, pe-mou (73,36), tchin-py (3?, 68) , jou-kouei (23), kie-kang (33,68), kan-tsao (15s), gingembre; faire bouillir.

Autre : Lou-kio pilé, houei-lioa ; chaque fois en prendre 13,80.

Autre : Pou-hong-yn (363), kin-yn-hoa (363); faire infuser et boire.

Autre : Si la malade est faible de constitution , il est préférable quelle prenne jin-seng -yang -jong -tang . — Jin-seng , pe-tsou (3s, 68), fou-ling (73,36), tang-kouei (113), kan-tsao (13,80), pechao (113), seng-ty (7®, 36), tchin-py, yuen-tche (73,36), ou-oeytsee (3 3, 68) ; faire bouillir; ou bien che-tsuen-ta-pou-tang . — Jinseng, pe-tchou (3 3,68), fou-ling (73,36), kan-tsao, tchuen-hiong (33,68), tang-kouei (113), pe-tsao (83), seng-ty (113), houang-tsin (73,36), jou-kouei (13,80); faire bouillir. Appliquer sur la crevasse l’emplâtre fait avec hong-heou-kao , ou-houang, ming-kao, pe-lien, pe-ky, hiang-py, pe-tsee, tang-kouei, tche-tsao, tsiang-ho, kou-chin, tou-mou-pien, tchuen-chan-kia, ou-yo, kan-tsao, tou-ho, yuen-seng, rhubarbe (25 s); prendre 5 livres d’huile de sésame, mettre les dix-huit substances 'précédentes, moins la rhubarbe, dans cette huile; les y laisser cinq jours au printemps, ou trois jours dans l’été, ou sept jours en automne, ou dix jours en hiver; les mettre ensuite dans un bassin de fer ou de cuivre, et ne les retirer du feu que lorsqu’elles seront devenues noires; rejeter les matières, garder l’huile, la peser, ajouter la moitié de poudre de ting-fen, remuer avec une branche de pêcher ou de saule jusqu’à ce qu’elle soit très-épaisse, noire et brillante. On reconnaît quelle est bonne lorsque, versée d’une certaine hauteur dans de l’eau, elle ne se divise point. L’appliquer ensuite, comme tout emplâtre, au moyen

MALADIES DES FEMMES

de papier ou autre substance. Cet emplâtre est très-bon pour n’importe quelle plaie, bouton, furoncle, etc.; le changer tous les jours.

Lou-fa.

Cette maladie diffère de lou-jong par l’augmentation et la rougeur du sein ; la peau est flasque , et couleur de chair presque en putréfaction ; les symptômes sont les mêmes que pour lou-jong. La traiter de même.

Dans le cas où une crevasse se forme , on se servira de la poudre nommée hoang-ling-ya , que l’on mettra sur les chairs pour empêcher les progrès du mal.

Houang-ling-ya. — Che-yen (25s), he-fsien (283), alun (73»), tsao-fan (73s), mercure (73 s), salpêtre ( 7 3 , ming-hiong-houang (25 s). Mettre les deux premières substances dans un vase sur le feu, et les faire fondre, y ajouter ensuite toutes les autres matières , les mettre dans un vase en terre hermétiquement fermé, l’entourer de terre et le laisser trois heures dans un four chaud, laisser ensuite reposer douze heures; la matière sera alors blanche, et aura diminué en poids de 73 3; pulvériser, ajouter la dernière matière pour donner de la couleur. Si la crevasse ne se ferme pas et donne issue à une matière liquide jaunâtre, mettre dessus la poudre hong-chin-tang . — Tchou-cha, hionghouang (253), choui-yn (73 s), salpêtre (1503), alun (363), tsaojan (283), pulvériser; puis ensuite appliquer dessus teou-ise-ping ; remède qui vient du Kiang-si et qui porte également le nom de tan-teou-lsee ; la délayer dans un peu de vin et en faire un emplâtre. Boire en même temps tous les jours les deux remèdes suivants : che-lsuen-ta-pou-tang ou yang-jong-tang .

Lou-tchong-liiai-he .

Sein douloureux en un point ; en touchant ce point on sent à la pression une sorte de tumeur comme un noyau , et qui ne change pas de place; le sein n’est pas rouge ; mêmes symptômes morbides que pour lou-jong. Il faudra de suite, si on ne veut pas que l’affection dégénère en lou-lao ou lou-yen, prendre la médecine Isin-

kan-kiai-yo-lang . — Tang-kouei (79,36), seng-ty (7 3 ,3 (3) , pets a o (7 36), tchuen-hiong (3 s ,68), tchin-py (7 *,36), pan-Ma (3g,68), pe-mou (llg), fou-cMn (7s, 36), tsin-py, tcliin-py (7®, 36), pan-Ma (4»), tie-kang (7s, 36), chou-ye (39,68), tsee-lsee (7®, 36), yuen-tche (4s), mou-tong, kan-tsao (3s, 68), hiang-fou (7s, 36), gingembre; faire bouillir.

Autre : Tsin-py , kan-tsao (25s), pulvériser; en prendre 79,36 matin et soir.

Si la malade est faible de constitution, hiang-pey-yang-jongtang. — Pe-tchou (39,68), jin-seng (39,68), fou-ling, tchin-py, cliou-ty (79,36), tchuen-hiong (39,68), tang-kouei (79,36), pemou, Mang-fou (79,36), pe-tsaoy tsee-kang (79,36), kan-tsao (3S,68), gingembre, jujubes (2); faire bouillir.

Si la malade éprouve de l’inappétence et de l’insomnie, lui donner : kouei-py-tang . — Jin-seng y pe-tchou y tsao-jin (39,68), long-y en-jo (4gj , fou-chin (79,36), houang-isin (43), tang-kouei (79,36), yuen-tche (3,68), mou-hiang (29,80), kan-tsao (39,68), gingembre, jujubes; faire bouillir.

Meltre extérieurement sur la partie douloureuse mou-hiang-ping y seng-ty (36s), mou-hiang (25s); ajouter un peu d’armoise; pulvériser.

Lou-lao.

Cette maladie est caractérisée par les symptômes suivants : sein douloureux en un point; on sent à la pression une sorte de noyau de même forme que dans l’affection précédente, seulement la racine s’étend et on distingue très-bien les filaments ; elle est tachetée, puis une crevasse se forme et il en sort une matière blanchâtre. Cette maladie n’est qu’un dérivatif de lou-tchong-kiaikëy qui souvent devient lou-lao un mois après son début, lorsqu’elle n’est pas soignée. La malade éprouve une toux continuelle; faciès très-maigre, inappétence, leucorrhée.

Prendre de suite lo-pe-san ; et ensuite chin-sia-hoa-lo-san ; et si la malade est très-faible, siao-yao-san ; et après kouei-py-tang ; et dès qu’il y aura un peu de mieux, lieou-kouei-ty-houang-tang . Appliquer sur la crevasse les poudres citées plus haut : Lou-pe-san.

MALADIES DES FEMMES

— Hoa-lo (113), pe-mou (113), nan-sin, kan-tsao (363,8), lientsao (113) ; faire bouillir, boire dans un peu de vin.

C/rin-siao-hoa-lo-san. — Hoa-lo ( 363) (sans peau), tang-kouei (25 s) , kan-tsao ( 25 8) , ming-lou-hiang (113), ty-mo-yo (113), pulvériser, en mettre 253 dans trois tasses d’eau ; faire bouillir et boire.

Lieou-kouei-ty-liouang-tang . — Chou-ty (253), chan-yn-jo (113), clian-yo (113), fou-ling (113), ian-piy , iso-sie, me-long (78,36), tang-kouei (^)} pe-tsao (33,68), ou-oey-tsee (203); faire bouillir.

Lou-yen.

Douleur sourde au sein, noyau sensible à la pression; peu à peu il devient plus dur, et la peau devient en cette partie tachetée et brillante, une crevasse se forme ensuite, d’où coule une matière purulente et sanguinolente ; la crevasse s’élargit peu à peu en prenant des formes striées ; la malade éprouve alors une douleur constante au côté; lassitude, amaigrissement progressif, visage et corps jaunes, insomnie, atonie, inappétence, digestions difficiles, difficulté à mouvoir les bras et les jambes, fièvre, état général de consomption, et enfin mort. Cette maladie est très-grave, cependant on sauve quelques malades, lorsqu’elles sont traitées à temps.

Prendre le matin chin-siao-hoa-lo-san , et le soir tsin-kan-kiaiyn-tang. Mettre sur la crevasse l’emplàtre appelé ky-tsee-ky-yn kao. Pour donner des forces et de l’appétit, hiang-pey-yang-jongtang ; pour combattre l’insomnie, kouei-py-tang . Lorsqu’il y a de la fièvre, prendre siao-yao-san , et si l’emplàtre ky-tsee-ky-yn-kao ne réussit pas, essayer kang-tchou-kao ou seng-ky-yn-kong-kao ; j emplâtre ky-tsee-ky-yn-kao . — Ho-ky-yn (chair seulement), sien-chan-yo , les piler dans un mortier; ajouter un peu de musc et mettre sur la crevasse , ne pas enlever, lorsqu’il y aura un peu de prurit.

Kiang-tchou-kao. — Tien-ma-tsee (palma-Christi) (813), dix jaunes d’œufs, ma-yeou (363), hiue-yn (253), houang-tan (733), pe-la (11 03), hiue-kiai (113), tchou-chao (113), kin-fen (113), lou-hiang (113), mo-yo (113), eul-tsao (113), ping-pien (38,68), musc ( 1 8,80) , tchin-tcliou (113); broyer le tout ensemble.

Seng-ky-yn-kong-kao . — Tang-kouei (73s), pe-tsee (25 s), pela (73 s), Tiin-fen (20 s), kan-tsao (40s), tsee-tsao (7 s, 36), liiueliiai ( 7 s,36) , me-yo (une livre).

Autre remède : Tchin-kin-py , torréfier, pulvériser. Prendre chaque fois 7g,36 dans un peu de vin, ou bien l’ajouter à kia-oueisiao-yao-san ou à Ma-ouei-ty-houang-tang .

Autre remède excellent : Lieou-Mn. — Tang-kouei , tchuenhiong } pe-cho, liouang-tsin , kouan-kouei , ho-po, kie-kang , chekao, ou-yo, mou-long , ping-lang , pe-tclie, fang-fong , kan-tsao (7s, 36), tsin-py (113); faire bouillir. Prendre cinq ou six fois; ensuite : Y-ky-yang-yong-tang . — Jin-seng, pe-tchou , fou-ling , tchin-py, pe-mou} hiang-fou-tsee, tang-kouei, tchuen-Mong , houangkin, chou-ty, pe-chao, kiai-kang, kan-tsao (10 s), gingembre ; faire bouillir; cinq ou six fois ; et tous les jours tsin-py-san. — tsin-py (250s), kan-tsao (36s), pulvériser; prendre chaque fois 115; mêmes emplâtres que plus haut.

Hiue-cbe raconte qu’il fut appelé à donner ses soins à une femme qui pendant cinq ou six ans eut au sein un petit noyau très-douloureux, très-prurigineux, et ne troublant pas les fonctions essentielles. Tout à coup il se forma une crevasse striée. Hiue-cbe lui prescrivit de suite lieou-kin (trois ou quatre fois), et ensuite y-ky-yang , yong-tang et tsin-py-san ; il prescrivit également l’emplàtre jou-chang-kao, et elle guérit après quelques mois.

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