INTRODUCTION. XXI
truits; car si la médecine paraît en ce moment si active , il faut reconnaître cependant que ce mouvement lui est communiqué par un bien petit nombre d'hommes. Il est honteux de voir tant de méchants petits livres se débitant par milliers chez nos libraires, et si peu d'acheteurs, surtout si peu de lecteurs, pour des ouvrages qui contiennent les plus sûrs enseignements, qui règlent la pratique et fournissent les véritables assises de la théorie. Ni la fantaisie, ni la métaphysique, ni la théologie ne sauraient remplacer de semblables leçons, qui servent à 1 histoire autant qu'aux apphcations de la science.
Quand je veux comparer un fait ancien avec un fait moderne, je ne m'adresse ni aux manuels ni même aux traités purement didactiques , j'interroge les ouvrages de clinique ou les monographies sur un point déterminé de la science, et je suis presque toujours certain d'y rencontrer une réponse satisfaisante. Que de passages obscurs chez les anciens, qui sont ainsi tout à coup éclairés d'une vive lumière par leur rapprochement avec nos ouvrages contemporains! La Physiologie médicale de la circulation du sang^ par M. Marey, ouvrage d'un esprit ingénieux et d'un observateur habile, m'a servi à comprendre une très-ancienne théorie du pouls ; les leçons de M. Béhier Sur la jyneumonie\ le traité
1 . Conférences de clinique médicale faites à la Pitié. Paris,