XXII INTRODUCTION
de M. Grisolle sur le même sujet ', celui de M. Louis Su?' la phthisie, ont été pour moi de précieux commentaires pour plusieurs écrits d'IIippocrate; et quand on met la main sur un livre dont l'auteur est à la fois versé dans la connaissance de l'histoire et dans la pratique de l'art, c'est là une suprême bonne fortune. Ces livres sont très- rares ; cependant je puis citer en exemple le beau Traité des fractures et des luxations, de M. Malgaigne ; c'est un ouvrage dont il n'est pas possible de se passer, si on veut étudier avec fruit le Traité des fractures et des luxations, d'Hippocrate.
L'Allemagne et l'Italie nous fournissent en ce moment même la preuve de l'intérêt qui s'attache à l'étude de l'histoire au lit du malade. M. Hirsch, de Berlin, dans sa remarquable Pathologie Jiis torique et géographique; M. Haeser, de Breslau, dans une savante Histoire des épidémies, qui a déjà eu deux éditions, et M. Corradi, professeur de pathologie générale à l'Université de Palerme , dans une suite de curieuses monographies historiques Sur la goutte, les morts subites , les affections scrofuleuses et tuberculeuses, enfin Sur les maladies épidémiques en Italie, recherchent avec avidité les observations modernes pour rectifier ou confirmer les observations et les descriptions anciennes; ils ont même la préten-