‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 20 sur 109 · d'inr, diap. i pI 'i · texte numérisé non relu

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li DE I.A MEDECINE

poric), qui raccompagnait dans ses expéditions; même pour attirer et fixera liome les-méclecins et tous ceux qui enseignaient les arts libéraux, le dictateur leur donna le droit de cilé. Celte mesure prouve que depuis longtemps on était en commerce régulier avec la médecine et avec les médecins.

S'il est vrai qu'Archagatlius fut le premier médecin grec qui vint tenter la fortune à Rome, il est également certain que la brèche, une fois ouverte, ne se referma plus derrière lui ; et dès celte époque Pline aurait déjà pu dire : « Nous n'avons que ce que nous méritons. Personne ne veut plus savoir ce qui est nécessaire à son propre salut. Nous nous promenons par les jambes d'autrui.... nous ne vivons que par autrui. Les biens précieux de la nature el les instruments de la vie sont perdus pour nous; nous ne gardons comme à nous que nos délices. Nous périssons sous la multitude des médecins. »

Mais aussi pourquoi la « gravité romaine» [romana gravitas) a-t-elle dédaigné de cultiver la médecine, et pourquoi le peu de Romains qui s'en sont mêlés ont-ils passé immédiatement aux Grecs [ad Gi^œcos transfugœ)'i La confiance qu'inspirent au vulgaire la nouveauté el l'inconnu, le dédain orgueilleux des Romains pour les arts, où la main intervient forcément , d'anciennes préventions contre la médecine, la faconde entraînante des nouveaux venus et leur mérite incontestable, nous expliquent comment les médecins grecs eurent immédiatement à Rome le gros de la belle et bonne clientèle, comment l'histoire enregistre si peu de noms libres parmi les médecins romains, et. en même temps, corn-

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