‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 21 sur 109 · DANS LES POETES LATINS · texte numérisé non relu

DANS LES POETES LATINS

ment la fille d'Esculape, si honorée sur le sol de la Grèce, fut abandonnée à Rome aux étrangers ou aux mains des esclaves et des affranchis, d'où ce mot flétrissant : œgroti imperantes ; on commandait^ on ne mandait pas le médecin *.

Mais il est temps de revenir à nos poètes, chez qui nousjrouverons, même chez les plus anciens, vivant en dssez bonne intelligence, toutes les diverses espèces de médecine en honneur à Rome, celle des dieux aussi bien que celle des hommes, celle d'Hippocrate comme celle de Gaton.

Donc, pour entrer immédiatement en matière, nous commencerons par le commencement, c'est-à-dire par EnnJus, Ennius le sage, le brave, cet autre Homère, comme disaient les critiques du temps d^Horace :

Ennius, et sapiens et fortis et alter Homerus , Ut critici dicunt ~...

M. Malgaigne a trouvé dans le vrai Homère la matière de deux dissertations aussi attachantes qu'ins-

1 . Cicéron, in Pison. 34 ; Sénèque, de Benef.,\l, 1 6 et 38. On voit aussi , par différents passages rassemblés dans la dissertation de ' Sclilaeger (i//s/o?'(n lilis de medicorum apud veteres romanos deçfenlium conditionc, p. 311, de l'édit. d'Ackermann), que beaucoup de médecins se livraient à toutes sortes de métiers plus ou moins ignobles, sans excepter celui de bourreau. L'bistoire du moyen ùge offre de pareils exemples.

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