‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 22 sur 109 · Horat.. F.pisl., !I, i · texte numérisé non relu

Horat.. F.pisl., !I, i

-10 Dli: LA MKDEf'.INE

Iniclivcs sur rniialomic, la pliysiologio et la chirurgie' ; mais C autre Homère, si l'on en peut juger par les fragments qui nous restent de ses poëmes, était loin d'égaler son devancier dans la précision et l'abondance des détails techniques; si bien que dans tous les fragments des Annales, on ne trouve pas un passage qui rentre directement dans le sujet de nos études. M la médecine, ni la chirurgie n'ont à s'occuper de « ces têtes qui tombent en roulant un œil à moitié éteint et *qui cherche encore la lumière, » de celte «bouche entr'ouverte qui achève loin du tronc la fanfare commencée ^, )> de « ces chairs palpitantes mais qui n'ont plus de vie. » Je ne saurais m'arréter à ces scènes de carnage recherchées par les poëtes et les peintres ; notre ministère y est évidemment superllu. — et quand la peste se joint à la guerre ,

Hos pestis nocuif, pars occidit illa ducUis,

notre intervention n'est pas plus eflîcace: aussi ne paraît-il pas qu'elle ait été réclamée.

Ennius se permet toutes sortes d'images de mauvais goût, et prend toutes sortes de licences poétiques. En voici une, entre autres, qui a mis, je ne sais comment, les éditeurs à la torture. En parlant d'un guerrier dont

1. Études -sur l'ai)fili>mic et lu physiologie d'Homère; Paris, 1842, ciiez J.-B. Bailiière (et Bulletin de l'Académie de Médecine, t. Vil); Essai sur l'histoire et rorrianisation de la chirurcfie avant Hippocrale, dans la Berue médico-chirurgicale, 1846, p. 303 et :iV2.

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