‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 38 sur 109 · Cl'. Bc cœlo, 1, A; Dn Gcncr. miim., JI, G · texte numérisé non relu

Cl'. Bc cœlo, 1, A; Dn Gcncr. miim., JI, G

2. Voyez surloutildm. nunt., iv, 6, f. Il, p. 448; De usa port., IX, Ifi, t. 111, p. 748, et dans ma traduction, t.I, p. 601 et siiiv.

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avoir reconnu que ce but devait nécessairement être quelque chose d'immatériel.

Pour expliquer les phénomènes de la nalureanimale, il se croit obligé d'adopter quatre forces de la matière vivante, les forces attractive, rétentive, altératrice et expulsive '. S'agit-il ensuite de déterminer la nature de ces forces, il est dans une très-grande perplexité; d'un côté, il craint de les attribuer au mélange des éléments, jugeant sans doute qu'il ferait un cercle vicieux en raisonnant ainsi ; d'un autre, il ne peut se figurer qu'elles soient immatérielles. En résumé, Galien n'ose se prononcer, et déclare qu'il lui est impossible d'arriver mr ce point à une démonstration évidente; résolu à rester neutre entre les deux solutions contraires, erytre le spiritualisme et le matérialisme, il se console dé cette incertitude par la réflexion peu philosophique /que la connaissance de ces choses n'est pas absolument nécessaire pour l'acquisition de la santé ou des vertus morales -.

De même, pour certains médicaments, Galien croyait qu'ils agissent, non par les éléments qui les composent, mais par leur nature entière ^. Il promet d'écrire un traité sur ces médicaments '. Dans cette catégorie se rangent encore les qualités premières, qui, en s'ajou-

J. De facult. nul., i, 12, t. 11, p. '29 et :J0.

2. Frdfjm. De snhst. facult. nat., 1. IV, p. 760-7*2. Voy. plus loin, p. 79 et suiv., le paragraphe rclalil' à l'àme.

3. Ce sont les niétlieaiueiils ([u'oii aiipelle acliicllcnionl spécifiques.

'(. Dr ti'iiip. cl vin. iimp. iiicil. \i, 1, 34, t. XII, p. 3à7 cl

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laiit à la iiialière première, élernellc el iiupêrissaltlc qui est sans qualité, forment les éléments '.

En résumé, quand Galien veut expliquer Taction, soit des forces, soit de certains médicaments, soit enfin des qualités premières, il appelle à son secours un principe particulier, qu'il ne croit pas être le résultat du mélange des éléments, mais dont il ne détermine cependant pas la nature.

On remarquera à ce propos que, dans sa manière de considérer les éléments, Galien paraît être à peu près d'accord avec les stoïciens, si d u moins on peut s'en rapporter à Diogène de Laerte. « Suivant les stoïciens, dit cet auteur, un élément est ce dont se forme premièrement et dans lequel se résout en dernier lieu ce qui se forme ou se résout '•^; les quatre éléments font ensemble la substance sans qualité, c'est-à-dire la matière : le feu est le cbaud, l'eau est l'humide, l'air est le froid, la terre est le sec ^ » On sait qu'Aristote, au contraire, explique la nécessité de l'existence des quatre • éléments par la place fixe qui était assignée à chacun d'eux dans l'ordre de l'univers : il fallait qu'il y eût un élément qui;, par son essence, se mût vers le centre [la terré), un autre vers la surface [le feu), puis un troisième qui soutnit le feu [l'air), enfin un quatrième qui fût soutenu par la terre [l'eau] ''. Platon, dans le

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