‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 45 sur 109 · Ue lioim. Hipp. et Plnt., vu. 2, l. V, p. fjOT · texte numérisé non relu

Ue lioim. Hipp. et Plnt., vu. 2, l. V, p. fjOT

contraire, ce qui nous semble mauvais. Comme nous avons, par notre nature, un cloul)le penchant vers le bien et vers le mal, la philosophie, en nous instruisant de ce qui est vraiment bien et vraiment mal? nous rend purs de toute mauvaise action. »

En élevant si haut le rôle de la philosophie, le médecin de Pergame ne faisait que consacrer la tendance morale des dialogues de Platon. La suite de ce paragraphe nous montrera qu'il reste le plus souvent fidèle aux doctrines du chef de l'Académie ; toutefois nous le verrons à la suite d'Aristote admettre des principes d'un ordre inférieur (doctrine à.\i juste-milieu), et, le plus souvent, ne trouver d'autre sanction morale, d'autre critérium de la vertu, que le tempérament du corps.

Comme il avait adopté les trois âmes de Platon, Galien devait admettre aussi ses quatre vertus cardinales: la tempérance . pour l'âme concupiscihle^ le courage pour l'àme énergique^ la sagesse ou la science pour l'âme rationnelle, enfin la justice, qui consiste dans la proportion convenable, ou l'harmonie, entre les facultés de ces trois âmes. Nous lisons, en effet, dans un ouvrage déjà plusieurs fois cité* : «Silemeilleurestun, si la perfection est une, il est nécessaire que la vertu de la partie rationnelle de l'âme soit la science, et si cette partie rationnelle existe seule dans nos âmes, il ne faut pas chercher d'autres vertus ; si , au contraire, il y a en outre l'âme courageuse, il est nécessaire qu'il y ait également une vertij correspondante ; de même s'il y

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