‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 90 sur 109 · DE LA CIRCULATION DU SANG ET DE SON HISTOIRE · texte numérisé non relu

DE LA CIRCULATION DU SANG ET DE SON HISTOIRE

qui seront alors toml)és dans le domaine de l'observation; ne nous monirons pas non plus si ignorants des conditions qui, dans les siècles passés comme sous nos yeux, favorisent ou retardent soit une découverte, soit une invention.

Les sciences se développent dans un ordre hiérarchique, et il n'est pas malaisé de démontrer que, longtemps retenues dans leur essor par les théories a priori, qui créent des notions factices, et par le principe aveugle d'autorité qui perpétue l'erreur-, elles se sont émancipées et perfectionnées dans l'ordre le plus naturel.^ le plus régulier, le plus nécessaire. Appliquant aux cas particuliers ces vues générales que je développe un peu plus loin ' , il me serait facile de prouver que dans les mouvements de chaque science, rien, ou du moins presque rien n'est livré aux caprices du hasard, ni même aux élans spontanés du génie : semblables aux semences qu'on jette sur une terre mal préparée, les découvertes prématurées, quelles qu'elles soient, ou restent infécondes, ou tombent dans l'oubli, tant qu'elles ne rencontrent pas un milieu qui les soutienne et où elles puissent prospérer; tant qu'on n'a pas écarté chacun des voiles qui cachait la lumière, chacun des obstacles semés par l'ignorance sur la roule du savoir.

J'en pourrais citer mille exemples; je n'en veux mettre qu'un sous les yeux du lecteur, et je le trouve dans un livre excellent, petit par son volume, mais considérable par l'importance du sujet qu'il traite,

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