Dca vents, §1, édit. Littré, t. VI, p
:U8 PATHOLOGIE GÉNÉr.ALE.
tenir le moral des malad.es. Drms ces pages se révèlent • IVime fFiiii lininme de bien, Texpérience consommée d'un praticien qui a passé sa vie auprès du lit des malades, la douce et î^rave compassion, la charité tendre d'un philosophe et d'un chrétien. Je veux au moins en mettre quelques lignes sous les yeux du lecteur :
« Quelque gt'.inde que soit l'uutorilc uun médecin sur le • malade, il n'est pas en sa puissance de détruire en lui la crainte ou l'espérance : les paroles les plus rassurantes dans les maladies dc quelque gravité, ne sauraient ôter au malade toute espèce de crainte ; le langage le plus fait pour effrayer ne lui ôterait pas tout espoir. Aussi le médecin, qui ne peut pas chercher l'impossible, doit-il le plus souvent, sur ces deux points, rester dans certaines limites, afin de ne pas manquer le but en le dépassant. Dans quelques cas extrêmes et dans l'imminence d'une fin prochaine et inévitable, i! pourra, en présence de personnes dont il connaît le courage et la résignation, ne plus dissimuler sa pensée; mais, à part ce moment suprême, il y aurait inhumanité, je dirai même impiété de la part du médecin, qui voudrait apprendre à l'homme ce que la prévoyance divine a voulu lui cacher. J'ajouterai qu'il n'y parviendrait pas; que le doute resterait encore dans l'esprit du malade, qu'un rayon d'espérance lui apparaîtrait encore malgré ce qu'on aurait fait pour Téteindre.Ce besoin d'espérer, si indispensable à l'homme malade, n'est guère moins nécessaire à ceux qui Tentourent de leurs soins et de leurs aiï'ections. J'aurai toujours présentes à l'esprit les paroles que me dit, après la mort de sa femme,, un pauvre mari à qui j'avais, deux ans avant l'événement, annoncé l'issue funeste de lamaladie. Cent fois, à la moindre rémission d'un des symptômes, il m'avait demandé si je ne prenais pas quelque espoir d'une guérison définitive; et, chaque fois, je répondais avec sincérité à sa question. Après que l'événement eut justifié ce trop facile pronostic, il vint me voir, et, tout en me remerciant avec effusion des soins
affectufiux que j'avais donnés à sa chère compagne, il ne put s'empi^cber de nie^ire quelques reproches sur la franchise de mes réponses : il aurait voulu être trompé, tant la perspective de son malheur lui causait d'angoisses. Je crois qu'il avait raison, et, depuis lors, quand il m'a fallu communiquer mon pronostic aux personnes étroitement unies aux malades, j'ai constamment cherché à en adoucir l'expression , à en amoindrir la portée. » ^
Et ailleurs :
« Dans les grandes douleurs physiques comme dans les grandes douleurs morales, la sympathie est douce aux malades comme aux affligés : celle du médecin surtout leur est précieuse ; il faut qu'il s'associe à leurs souffrances, qu'il en comprenne toute l'étendue , qu'il souffre avec eux< ce qui n'est pas un effort pour l'homme de cœur. Appelé auprès d'un malade en proie aux plus vives angoisses, je lui demandais pourquoi il avait renoncé aux soins d'un médecin fort habile qui l'avait jusqu'alors dirigé. — Je ne lui en ai pas caché le motif à lui-même, me répondit-il; je lui ai dit: « Vous ne me guérissez pas, vous ne me soulagez pas, vous ne me consolez pas. »
Vous ne me consolez pas! Cette parole résume à elle seule la moitié des devoirs du médecin. Il ne faut qu'approcher du lit sur lequel le malade, pauvre ou riche, jeune ou vieux, ignorant ou d'un esprit cultivé, lutte contre les angoisses de la douleur et cherche à écarter les ténèbres que la mort répand déjà autour de lui, pour comprendre combien il a soif de consolations, avec quelle avidité il recueille un heureux présage, avec quelle joie il entend quelques paroles rassurantes , avec quelle anxiété il interroge l'œil du médecin, avec quel bonheur il entrevoit un visage ami, avec quelle
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effusion il saisit la main que lui offre celui dont il attend son salut ! Et qui ne comprend^lors la vanité de celle parolequeJean-JacquesPiOusseaulaissait échapper dans un de ses fréquents accès de misanthropie : « Je crois à la médecine, mais je voudrais qu'elle vint me visiter sans médecin. » N'est-ce pas souvent le contraire qu'il ^jtidrait dire : « J'aime la médecine, mais j'aime encore mieux le médecin dont la conversation me fait oublier presque tous mes maux, lors même que j'en parle. » Demandez plutôt aux gens d'esprit qui se croient malades ou qui le sont en effet, si la visite d'un médecin, qui est en même temps leur ami, ne leur procure pas autant de soulagement, ne leur apporte pas autant de calme que les meilleures drogues administrées par une main invisible, et s'ils ne préfèrent pas une sage direction à des formules magistrales.
Un médecin, tel que nous le représente Hippocrate, tel que le comprend aussi M: Chomel ; un médecin savant dans son art, versé dans la culture des lettres, de mœurs graves et douces, scrupuleux, attentif, charitable, non dépourvu des dons naturels de l'esprit, ne sera-t-il pas exalté pour sa doctri^ie, suivant la parole de VEcclésiastc? ne mérilera-t-il pas aussi l'éloge plus profane que le poêle Crinagoras' décernait à un célèbre médecin de l'antiquité?
« Le fils de Phœbus lui-même, Esculape, a mis dans ta poitrine, ô Praxagoro, la connaissance de l'art qui fait oublier les soucis. Il a imprimé tes mains du baume qui gué-
I. De VAnlholoijie de Planiide, IV, 27 3. Dans la Iraduction de M. Dehèque, t. II, p. 178.
rit tous les. maux. Tu as appris de la douce Épionc quelles douleurs accompagnent les longues fièvres, et quels médicaments il faut appliquer sur la chair divisée; si les mortels possédaient des médecins tels que toi, la barque des morts ne voguerait pas si chargée. »
DE
Tout a changé depuis la. première édition de Touvrage populaire de Tissot sur la Santé des gens de lettres (1768) : les principes de l'hygiène et la vie des hommes de lettres; de telle sorte qu'une nouvelle édition de cet ouvrage semble au premier abord inopportune et téméraire ; cependant il n'en est pas ainsi ; notre savant confrère, le docteur Bertrand de Saint- Germain a été bien inspiré en réimprimant la Santé des gens de lettres^ et M. Techener n'a point fait, je l'espère du moins, une mauvaise spéculation en se chargeant de l'édition. En tous cas, les amateurs ne lui en sauront pas mauvais gré, puisqu'en publiant Tissot il
l. De la Santé des gens de lettres, suivi de V Essai sur les-maladies des çiens du monde, par Tissot, nouvelle éililion, publiée par le docleur Bertrand de Sainl-Geruiain. Paris, Techener, 1859, in-11'. — .Voyez, sur les diverses éditions de cet ouvra|,'e, la préface du nouvel éditeur, p. v et suiv.
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enrichit leur bibliothèque d'un élégant volume imprimé avec soin, sur beau papier et en caractères fort lisibles. Tissot, praticien distingué, fort à la mode en Suisse et môme en France, était un homme de beaucoup de sens, de pas mal d'esprit, et tenait un bon rang dans cette classe d'écrivains de second ou de troisième ordre, comme on voudra, qui avaient le style facile et non dépourvu d'agréments. — Telles sont les qualités qui ont donné une grande vogue à tous les écrits du médecin de Lausanne et qui leur assurent encore des lecteurs parmi les médecins aussi bien que parmi les gens du monde. Le bon sens, l'esprit et la correction du style, il n'en faut pas tant pour faire vivre un ouvrage de médecine, même en dépit des progrès récents qui changent plus encore les principes de la science qu'ils ne modifient les applications pratiques. Chaque jour, en effet, la pathologie, comme science, c'est-à-dire comme un des domaines de la physiologie, devient plus exacte; la chimie, le microscope, les délicates recherches d'anatomie, les expériences de toute nature sur les animaux, la médecine comparée, la rigueur des méthodes d'observation, le diagnostic au lit du malade et les autopsies multipliées ont révélé plus d'un secret qui avait échappé à toute la sagacité de nos devanciers. 'Malheureusement les relations entre la science et la pratique ne sont pas si étroites que la connaissance plus avancée des maladies conduise à une thérapeutique plus infaillible; l'irrésistible loi de la maladie, l'invincible nécessité de la mort sont au-dessus des ressources humaines. C'est dans ce sens qu'il faut entendre le mot d'Asclépiade, que la médecine est une inêditaiion sur la mort.
Nous connaissons mieux qu'Asclépiaclc le sujet de nos médilalions ; mais c'est là pour le vrai médecin un triste avantage, une compensation pleine d'amertume ; rien de plus douloureux que de se sentir à la fois si fortement armé et si radicalement impuissant. On est plus maître que ne l'étaient les anciens des affections aigui's, parce qu'on les reconnaît plus vite ou plus exactement, et surtout des affections périodiques, parce qu'on a trouvé le quinquina; mais que peut-on contre certaines affections chroniques, surtout contre la dégénérescence des tissus? Ni la nature, ni la fortune n'en triomphent, comme le dit un ancien ; elles épuisent toute l'habileté du médecin, et personne, que je sache, n'a encore gagné ce prix singulier qu'un philanthrope a ionàépotir la. guérison des 'maladies incurables l Or, c'est précisément cette impuissance qui fait qu'on revient volontiers aux anciens, non pas toujours pour y trouver des lumières qu'ils ne pouvaient pas avoir, mais pour y chercher ces vues générales, ces réflexions moitié morales et moitié scientifiques, cette honnêteté de style et de raisonnement qui charment l'esprit et qui trop souvent manquent dans nos traités modernes. C'est à tous ces titres, mais à ces titres seulement, que l'ouvrage de Tissot, qui est déjà un ancien', mérite attention, et que sa lecture peut encore nous être profitable, sans qu'il soit pour cela nécessaire de souscrire à ce jugement fort exagéré de Zimmermann « qu'il n'a-
1. Tissot (Sim. -André), né à Grancy, dans le pays de Vaud, étudia à Montpellier et vint s'éfablir à Lausanne, où il mounil en 1798. En 1780, il avait quitté mouaentanénient celte ville pour occuper une chaire de uiédecinc à l'Universilé de Pavje.
vait jamais vu rassemblés dans un si petit volume tant de traits de lumière, tant d'idées nouvelles sur la médecine, tant d'admirables directions pour les médecins, tant de choses en si peu de mois. »
J'ai lu deux ou trois fois peut-être la nouvelle édition du traité De la Santé des gens de lettres, pour tâcher d'y démêler ce qu'il y a de vrai d'avec ce qu'il y a de faux, les bonnes observations des mauvaises, ce qui est sans preuve de ce qui est fondé en raison ; mais il faut, unonçant à un pareil travail, prendre le volume tel qu'il est et pour ce qu'il vaut. Et puisqu'il n'y a pas encore de bon ouvrage sur la santé des hommes de lettres, n'en voulons point à Tissot d'être insuflisant et incomplet ; son traité est du moins le plus amusant, le mieux écrit et le moins prétentieux de tous ceux que nous possédons, et le nombre n'en est pas petit.
Qu'est-ce qu'un homme de lettres aux yeux du médecin, quelles règles particulières d'hygiène doit-il observer, quelles maladies lui sont propres en vertu de sa constitution factice, et quelle méthode générale de traitement doit-on lui appliquer? Ce sont là des questions auxquelles il n'est certes pas aussi facile de répondre qu'il semble au premier abord. — Un homme de lettres serait, dans la rigoureuse acception du mot, un homme qui travaille à peu près exclusivement du cerveau aux dépens des autres membres; mais combien de catégories d'hommes de lettres! Rien ne ressemble moins à l'érudit et au théologien qui pâlissent sur les textes que ces écrivains aux allures légères qui partagent leurs journées cl Iroj:^ souvent leurs nuits
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t'iilre quelques feuilles de papier el beaucoup de vin de Champagne. Le botaniste ou le géologue qui fourent la campagne; Tanatomiste ou le physiologiste qui passent des journées entières dans des ampbi- Ihéàtres tout remplis de miasmes, sont aussi des hommes de lettres; mais quelle difTérence dans la manière de vivre! — Le poëtc qui cherche et qui trouve l'inspiration; le littérateur qui court après les idées et les périodes, mais qui court aussi après les plaisirs du monde ; le philosophe qui suit péniblement un raisonnement; Thistorien qui rassemble les faits, compare les époques el juge les événements ; l'artiste, musicien, peintre ou sculpteur; le médecin qui pratique, l'avocat (jui plaide, le juge qui prononce l'arrêt, le professeur ou le prédicateur qui déclament dans leur chaire ; le })ubliciste, qui chaque jour assiste aux débats des Chambres, prend à peine le temps de dîner, court s'enfermer jusqu'à minuit pour écrire son premier-Paris^ dort d'un sommeil agité et se réveille pour reprendre la discussion, sont autant d'hommes de lettres, mais à des titres fort différents et dans des conditions très-diverses. Ce n'est point comme homme de lettres, mais comme bon vivant que l'écrivain, hôte habituel de la Maison dorée ou du Café de Paris, est jusîicia])le de la médecine ; — c'est comme homme du monde et non comme homme de lettres que le littérateur de salon ou le poëte ont besoin de conseils spéciaux ; chez eux la tête ne travaille guère aux risques et périls de l'estomac ; c'est plutôt Teslomac qui aurait de terribles comptes à rendre au cerveau ; — Les alfeclions du larynx ou de la poitiiine, si communes chez les proies-
seurs, les avocats ou les prédicateurs, ne tiennent pas à la qualité de gens de lettres, mais à celle de crieurs publics; ce n'est pas non plus comme auteur, que Molière est mort d'un crachement de sang; — c'est surtout par l'excentricité de ses habitudes et les irrégularités de son régime que l'artiste deviendrait le client de Tissot ; — les fatigues et les maladies qu'éprouve le médecin tiennent plus d» métier que de l'étude ; — l'anatomiste qui succombe à une piqûre périt non comme homme de lettres, mais, n'en déplaise à Tissot, comme l'équarisseur qui se blesse en dépeçant un animal mort du charbon ou de la morve; — les yeux se perdent sur le microscope du savant de la même manière que sur le microscope de l'artisan.
Si c'est de l'assiduité du travail et de la vie sédenlaire que naissent les maladies des gens de lettres, les employés des administrations sont à ce compte des gens de lettres par excellence; et le banquier, sans cesse tourmenté par les fluctuations de la Bourse, constamment occupé d'affaires, et ne quittant guère son cabinet, ressemble fort à l'érudit qu'une variante met au désespoir ou transporte de joie, et qui du matin jusqu'au soir reste assis devant son bureau ; à moins toutefois qu'il n'y ait une grande différence entre les deux genres d'émotion, et que se charger la tète de chiffres soit plus malsain que de la remplir de grec ou de latin. Remarquez en outre que chez les gens d'affaires ce sont les questions d'argent, les questions de perte ou de gain, bien plus que la vie de cabinet ouïes opérations d'arithmétique qui mettent en péril leur santé ou leur raison. On ne saurait non plus indiquer avec précision les
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désordres que produisent dans l'organisme la trop grande ardeur à l'élude et la préoccupation trop constante des problèmes que soulèvent la science ou l'érudition, la philosophie ou Thistoire, s^il ne s'y joint des espérances déçues ou des mécomptes imprévus, quelle qu'en soit la source et quelque but qu'on se propose : la fortune, les honneurs ou la réputation. — Je crois enfin que les maisons de fou8 comptent autant de banquiers que de gens de lettres dans la véritable acception du mot, et que les gens de lettres sont prédisposés aux mêmes indispositions que les banquiers millionnaires ou les employés à 1,200 fr., suivant que la passion de savoir les anime, ou que, manquant de feu sacré, ils étudient avec calme, mais avec opiniâtreté. L'hypocondrie elle-même, qui fait le désespoir des médecins vulgaires et le triomphe des médecins qui ont quelques ressources dans l'esprit, n'est pas, quoi qu'on en pense, le privilège des gens de lettres ; mais, d'une façon plus générale, elle est le partage des gens du monde, je veux dire des personnes qui ont le temps et le moyen d'être malades.
De tout ceci que résulte-t-il? C'est qu'à vrai dire il n'y a ni une hygiène particulière ni une médecine spéciale pour les gens de lettres ; il y a une hygiène et une médecine pour toute personne qui, travaillant de la tête et menant une vie sédentaire, a de mauvaises digestions, toutes sortes d'embarras du côté des viscères abdominaux, une grande irritabilité du système nerveux et le système vasculaire fort excitable.
Outre ces nombreuses distinctions à signaler entre les hommes de lettres, outre ces comparaisons qu'il ne
l'aul point oublier d'établir avec les personnes qui leur ressemblent dans les points les plus essentiels, distinctions et comparaisons queTissot n'a point faites, on doit encore tenir grand compte du milieu où vivent les hommes de lettres, du genre de vie qu'ils mènent hors de leur cabinet, des passions qui les agitent et qui n'ont rien à démêler avec la passion de l'étude. Au temps de Tissot, ni l'ambition des gens de lettres n'était aussi vive, ni les convoitises d'argent aussi générales, ni les discordes politiques aussi ardentes qu'aujourd'hui. Tout cela, mis dans la balance à côté d'un travail opiniâtre, ne laisse pas que de changer notablement les conditions de l'hygiène, s'il est vrai toutefois que la vraie passion de l'étude ne suffise pas à calmer toutes les autres.
L'ouvrage de Tissot abonde en histoires (je dis histoires et non observations, attendu que les faits qu'il rapporte n'ont pas de rigueur scientifique) qui donnent à son livre un charme tout particulier, mais qui tendraient pour la plupart à prouver que le travail, sans même qu'il soit exagéré, est plutôt nuisible qu'utile à à la santé. C'est un gentilhomme danois si fort appliqué qu'il arrive à ne plus pouvoir manger sans faire à cheval un exercice violent; — c'est Aristote qui travaille avec une vessie pleine d'huile aromatique sur l'estomac; — c'est l'empereur Marc-x\ntonin dont l'esprit est si tendu «par la régie de l'empire du monde et par la culture des lettres », qu'il ne digère plus que par des moyens artificiels ; — • c'est un grammairien, c'est une dame, c'est Plutarque lui-même qui payent