‹ La meilleure partChapitre 29 sur 33 · I.A MEILIÆURK part! 3Rt · texte numérisé non relu

I.A MEILIÆURK part! 3Rt

serais heureux d’avoir une heUe-lille de sou mérite. Mme de Beauval ermoi, cous avons apprécié depuis longtemps les heureuses qualités. de MI1& Durantajs, mais, d’aboi'd, je suis fondé à dirp qu’elle aune inclination de nature li contrarier tons vos projets, inadame la comtesse...,

— Je ine plais à croire que non, murmura Ismène déconcertée. ‘ :

— Et d’ailleurs, ajouta M. de Beauval, sous le rapport de la fortune, vous devez être vous-même dans l’erreur, car je suis certain que son père, après avoir joui d’une certaine aisance, est entièrement ruiné.

— Monsieur, dit vivement Ismène, cette circonstance, très-vraie, j’en conviens, n’empêchera pas Marcelle d’être « richement dotée.

— Par qui donc, madame la comtesse?

— Par M. le comte de Lersaut et par moi. ».

M. de Beauval s’inclina profondément.

« Madame, reprit-il ensuite, puis-je, sans indiscrétion, vous demander à quoi tient votre intérêt si puissant pour une igune fille qui, en quinze apnées, n’a jamais prononcé votre%om devant nous? »

Après un quart d’heure d’entretien fort animé, la com^ tesse de^rsant donna l’ordre d’atteler sa voiture et dit h M. de Beauval, avec l’accent de la plus vive reconnaissance :

« Vous serez le sauveur de cette enfant et de ma fille Clarisse. Quoi! Pierre-Paul Roverin est vivant, et c’est lui qu’aime Marcelle! Quoi! ce jeune paysan est aussi instruit, aussi distingué que vous me le dites! Il faut les . servir et démasquer enfin la longue intrigue qui, à tant de reprises, a réduit ma chère Clarisse au désespoir.

— Vingt fois, madame la comtesse, j’ai écrit à Paris pour y faire rechercher les traces de Mlle Clarisse Roverin, recueillie, me disait-on, par une vieille marquise....

— Celte vieille marquise avait dix-huit ii dix-neuf ans

alors, interrompit Ismène en souriant. J’élâis marquise de Ponlhervé, monsieur, avant d’avoir épousé en secondes noces le comte de Lersant, mon cousin.

— Eugène, son frère Louis et leurs deux sœurs, Su- .zanne surtout, qui doit la >ie à Pierre-Paul, vont .être ravies de nos précieuses découvertes, et Mme de Beauval plus encore que nos enfants. '

— Il faut dès aujourd’hui écrire en .Bretagne, dit la comtesse. -i

— Rendons à Pierre-Paul sa fiancée ! ajouta M. de Beauval.

— Rendons un frère à sa sœur, une sœur à son frère! — Ah ! nous allons faire bien des heureux! »

Sur ces luots, l’éfjuipage armôrié de la comtesse partit pour la rue de Richelieu, où il devait arriver avant le modeste fiacre qui portait Pierre-Paul, Clarisse," ses enfants et le chien Plantiau, ' , ,

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