Hammond, Ann. méd.-psych., 1881, t. VI, p
o. Saucerotte, De l’influence des maladies du cœur sur les facultés intellectuelles et morales de l’homme, Ann. méd.psych., t. IV, p. 172. — Morel, Traite' des maladies mentales,
D’après M. .d’Astros, les mitraux seraient plus moroses et souvent plongés dans un état de dépression mélancolique. L’apathie mitrale — opposée à l’irritabilité aortique — pourrait s’expliquer par la I congestion chronique de l’encéphale des mitraux, j Quoi qu’il en soit de celte distinction, les cardiaques présentent souvent des états de dépression mélancolique, qui quelquefois s’aggravent parallèlement aux symptômes physiques, ainsi que Ta observé M. Huchard. Des impulsions au suicide, précédées de violentes palpitations, ont aussi été observées par Bail 1 et des phobies par l’un de nous 2 . Les cardiaques arrivent généralement à une période cachectique, la plupart sont des autointoxiqués et présentent de l’albumine dans les urines 3 . Beaucoup enfln sont des déséquilibrés 4 .
Les maladies des organes génito-urinaires émotionnent beaucoup les sujets qui en sont atteints, et des états mélancoliques en sont souvent la conséquence. D’autre part les glandes génitales (testicule
1860, p. 158 et suiv. — D’Astros, Étude sur l'état mental et les troublepsychiques des cardiaques, th. Paris, 1881. — Julius Mickle, On insanity in -ils relation to cardiac and aorlic disease, London, 1888. — Huchard, Le cerveau cardiaque, Bulletin medical, 8 mars 1891.
1. Fauconneau, De la folie d'origine cardiaque, 'th. Paris, 1890, p. 13 et 74.
2. Roubinovitch, Phobies dans Pinsuffisauce mitrale. Annales médico-psychologiques, 1895.
3 Potain, Clinique médicale de la Charité.
4. Roulland, Des folies dites cardiaques, Boston médical , 1890, p. 145. — Roubinovitch, Soc. méd.-psych., 27 mai 1895.
ÉTIOLOGIE
et ovaire) n’ont pas seulement pour fonction de sécréter du sperme et des ovules; on admet depuis les recherches de Brown-Séquard qu’elles produisent aussi des liquides utiles à la nutrition générale. Tout trouble apporté au fonctionnement de ces glandes peut agir par cet intermédiaire sur le cerveau. Nous avons étudié ailleurs l’influence de la fonction menstruelle.
Les pertes séminales chez l’homme ont souvent été accusées de provoquer des états dépressifs avec préoccupations hypocondriaques. De môme les leucorrhées chez la femme et toutes les lésions de l’appareil génital l . Les malformations des organes sexuels ont une action analogue 2 . On a rapporté 3 le cas d’une femme chez laquelle la barbe avait provoqué un désespoir profond allant jusqu’à des impulsions au suicide; la destruction des poils par la galvanopuncture aurait fait disparaître ces accidents psychopathiques.
L’intoxication urémique peut se produire dans tous les cas où il y a insuffisance dans la sécrétion (maladies du rein) Ou dans l’excrétion (maladies de l’uretère, de la vessie, 4e l’urètre) de
1. Azam, De la folie sympathique provoquée ou entretenue par les lésions organiques de l'utérus et de ses annexes , Bordeaux, 4858. — Chatenet, De la mélancolie dans ses rapports avec les maladies utérines , th. Paris, 4893.