‹ La mélancolieChapitre 120 sur 153 · Griesinger, ouv. cité, p · texte numérisé non relu

Griesinger, ouv. cité, p

observés du placement des hypocondriaques dans les asiles m’engagent plutôt à plaider contre cette mesure qu’en sa faveur; ce n’est que dans les cas où le malade est tout à fait dans l’impossibilité de se maîtriser, que l’on devra y recourir. De même, la mélancolie simple n’indique pas dès les premières semaines l’entrée du malade dans un asile. Tant qu’elle reste à un degré modéré, alternant avec les mouvements d’amélioration, il suffit de déplacer le malade de son milieu habituel, de l’emmener à la campagne en supposant qu’il est entouré de personnes intelligentes et exécutant bien toutes les

prescriptions du médecin.»

En France, la plupart des aliénistes ont fait de tout temps les mômes critiques. Esquirol \ pourtant fermement convaincu de la vertu thérapeutique de l’asile, disait : « Mais qui oserait assurer que l’isolement (dans un asile d’aliénés) n’a jamais été nuisible? Je répondrai franchement oui, l’isolement a nui quelquefois, parce qu’il est de la nature des choses que les meilleures ne soient pas toujours exemptes d’inconvénients. »»

Il est des inconvénients qui tiennent, comme le dit Esquirol, à la nature des asiles, de leur principe même, et qui sont peu modifiables. Mais il en est d’autres qui comportent des réformes possibles et faciles. Ces réformes ont été depuis longtemps

Page 1