‹ La mélancolieChapitre 122 sur 153 · Soc. méd.-psych., mai · texte numérisé non relu

Soc. méd.-psych., mai

2. Vallon, Congrès des médecins aliénistes et neurologistes (session de Bordeaux, 1895).

TRAITEMENT

il n'y a que deux médecins en chef. L’organisation des asiles doit être essentiellement médicale, comme cela existe dans beaucoup de pays étrangers, Angleterre, États-Unis, Allemagne, etc. Pour justifier l’internement, il ne faut pas créer de grandes renfermeries, comme Maréville, comme Villejuif. Il ne faut pas d ’encombrement qui jette le désordre, rend inutiles tous les traitements, diminue dans des proportions considérables le nombre des guérisons: c’est ce qui a lieu dans la Seine. »

Pour remédier à cet état de choses, qui présente plus d’inconvénients que les réformes les moins mûries, tous les aliénistes sérieux ont demandé la diminution de la population des services. Esquirol l’a successivement limitée à 800, 280 et même ISO î ;

■ ce dernier chiffre a été adopté par la plupart des asiles étrangers. En France, cette réforme tend à se réaliser. M. H. Monod, directeur de l’hygiène et de l’assistance publique, nous disait être partisan du maximum de 280 malades à confier à un seul médecin en chef.

La réforme ne serait pas difficile à réaliser, tout au moins en partie, en France, où il existe, dans la plupart des asiles, des médecins adjoints qui ne servent qu’à remplacer le médecin en chef un mois de l’année sur douze, et qui ne demandent qu’une part de travail et une part de responsabilité.

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