Frésé, in Kovalevsky. Psychiatrie , ouvr. cité, p
traits extérieurs certaines formes de démence et les variétés de stupeur non liées à la lypémanie. Nous sommes donc amenés à exposer quelques idées touchant le diagnostic différentiel.
On a toujours observé en pathologie mentale l’état connu sous le nom de stupeur. Dans certains cas il paraissait isolé, dans d’autres au contraire comme un symptôme intervenant au cours d’une affection telle que la mélancolie, le délire alcoolique, l’épilepsie, l’hystérie, etc. La stupeur eut des appellations différentes, selon les cas où on l’observait et les auteurs qui la décrivaient. Esquirol 1 en avait étudié une variété, la démence aiguë. Georget 3 et Etoc-Demazy 3 comprirent certains de ces faits dans le groupe de la stupidité. Pour ces auteurs et pour quelques autres qui acceptèrent leur opinion, notamment Scipion Pinel et Calmeil, la stupidité était surtout caractérisée par la suspension de la pensée; elle constituait une forme morbide indépendante, pouvant compliquer les autres vésanies.
Or, Baillarger 4 essaya de montrer, en 1843, que la stupeur était ordinairement associée à la mélancolie, dont elle était une expression symptoma-
t. Esquirol, ouvr. cité, t. II, p. 259.