‹ La mélancolieChapitre 59 sur 153 · Georget, De la folie · texte numérisé non relu

Georget, De la folie

3. Etoc-Demazy, De la stupidité considérée chez les aliénés, recherches faites à Bicêtre et à la Salpêtrière, th. Paris, 1833.

4. Baillarger, De l’état désigné chez les aliénés sous le nom de stupidité, ouvr. cité.

tique, et s’accompagnait de délire très intense à caractère pénible. Ce mémoire eut un grand retentissement auprès des aliénistes, qui la plupart, et sauf quelques-uns, dont Delasiauve 1 2 et Dagonet â , en admirent les conclusions. La stupeur était toujours mélancolique.

Dans ces derniers temps, et à la suite d’un travail de M. Chaslin 3 4 sur la confusion mentale dont un des aspects cliniques est la stupeur, la question fut de nouveau soulevée, et les mémoires sur cette question devinrent très nombreux dans ces dernières années; on en trouvera l’analyse et la bibliographie dans un livre de M. Chaslin L

On tend actuellement à considérer la stupeur sinon comme une entité morbide, du moins comme un syndrome clinique particulier qui peut apparaître au cours d’affections mentales diverses et non pas uniquement dans la mélancolie. Lorsque ce syndrome se manifeste isolément c’est la stupeur idiopathique; quand il survient dans d’autres affections comme la mélancolie, la confusion mentale, l’épilepsie, etc., c’est la stupeur deutéropathique ou symptomatique.

1. Delasiauve, Du diagnostic différentiel de la lypémanie, Ann. méd.-psych ., 1851, t. III, p. 380.

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