Dagonet, De la stupeur dans les maladies mentales
3. Chaslin, La confusion mentale primitive, Ann. méd.psych., 1892, t. XVI, p. 223.
4. id., ibid., 1893.— Ed. Toulouse, Gazette des hôpil., 1893, p. 153. — Marandon de Montyel, Gazette hebdomad., 1897.
En Allemagne 1 , Binswager 2 divise la stupeur idiopathique en deux variétés — la stupeur proprement dite et la démence aiguë. Schüle 3 s'élève contre une pareille manière d’envisager la stupeur et se tient à la division exposée plus haut.
Pour nous, nous inclinons à admettre l’existence du syndrome stupeur indépendamment de la mélancolie. Ce qui caractérise à notre avis la stupeur, c’est le ralentissement psychique pouvant aller jusqu’à l’arrêt complet. Chaque fois que ses conditions somatiques sont données cet état mental apparaît. Or elles se rencontrent fréquemment dans la mélancolie ; et c’est pour cela que la stupeur s’v observe souvent. Là, elle se manifeste habituellement avec des conceptions délirantes en rapport avec l’état cœnesthétique ; mais il est certain qu’elle peut, lorsque le ralentissement psychique est poussé très loin, se présenter avec une suspension complète de la pensée et n’ôtre masquée par aucun délire. Il est tout aussi certain que la stupeur peut apparaître en dehors de la mélancolie. Ce qui a fait croire le contraire, c’est que l’attitude des sujets, dont les processus psychiques sont très ralentis, se rapproche beaucoup de celle des lypémaniaques. A la suite d’une commotion cérébrale
1. Roubinoviteh, Des variétés cliniques de la folie en France et en Allemagne, 1896, p. 110 et suiv.