Schule, Handbuch f. Psychiatrie, 1883, p
4 * Pohl > D *e mélancolie, Prag., 1832, p. 36^
Parmi les sous-variétés de la mélancolie hypocondriaque, les plus fréquentes seraient, d’après Krafft-Ebing *, la mélancolie syphilidophobique et la mélancolie hydrophobique. La première peut se déclarer non seulement chez les individus indemnes de toute affection vénérienne, mais aussi chez des • syphilitiques avérés. Il est probable que, dans ces derniers cas, l’organisme a subi un profond affaiblissement soit surtout par le fait de la syphilis ellemême, soit par le fait de l’anémie déterminée par une administration trop énergique de mercure et d’iodure..L’idée de l’infection syphilitique avec toutes ses plus mauvaises conséquences s’implante dans la conscience de ces malades comme une véritable obsession.
L’évolution de la mélancolie hypocondriaque est souvent une alternance d’accès d’anxiété et de périodes de dépression. La durée est habituellement longue (plusieurs mois et même plusieurs années). La terminaison est très variable, en rapport avec les conditions étiologiques, et notamment avec le terrain. D’après M. Kovalevsky a , la guérison s’observerait dans un tiers des cas; un autre tiers passerait à l’état de mélancolie hypocondriaque chronique; enfin, le dernier tiers verserait dans la démence.
Quelquefois^le délire hypocondriaque s’accom-