Morel, Études cliniques, t. I, p. 29a
3. Pronier, Étude sur la contagion de la folie, Genève, 1892.
4. Paul Moreau (de Tours), De la contagion du suicide à propos de l’épidémie actuelle, th. Paris, 1875.
manière que les états mélancoliques paraissent contagieux, tandis que les idées de persécution, qui se transmettent très facilement (J. Falret et Lasègue), empruntent plutôt le mode de suggestion lente.
e. Causes physiques. — Le climat influe sur le suicide. On dit que ce dernier est plus fréquent en Angleterre et en Hollande. On est encore peu fixé touchant l’influence des conditions météorologiques (équinoxes, vents, pluie, orages, lune, etc.). Les saisons ne paraissent pas avoir d’action bien spéciale sur la mélancolie. Cependant les suicides sont plus fréquents au printemps, peut-être parce qu’on boit davantage.
La chaleur exagérée pousse quelquefois au suicide; témoin la calenture des tropiques. L’insolation détermine parfois des états de torpeur intellectuelle. Mais ces phénomènes s’observent plus souvent encore avec le froid. Calmeil 1 narre le fait de trois filles qui, après un voyage en voiture par un grand froid, tombèrent dans une stupeur complète.
La nuit, qui exaspère bien des maladies, ne paraît pas avoir une action aussi funeste sur la mélancolie. Le lever du jour rend au contraire les mélancoliques plus inquiets 2 ; et c’est souvent à ce moment que les suicides s’observent. On a sou-