‹ La mélancolieChapitre 93 sur 153 · Glover, ouvr. cité · texte numérisé non relu

Glover, ouvr. cité

de stupidité avec obésité, une sorte de myxœdème qui serait relié à la fièvre typhoïde par l’intermédiaire d’une altération thyroïdienne. Ce n’est point là une explication a priori , et peut-être un jour montrerons-nous des exemples prouvant cette pathogénie. En définitive la fièvre typhoïde peut donner lieu à des états de stupeur qui ne se distinguent, par rien d’important, des stupeurs décrites comme psychoses pures.

Il ne faut pas rejeter l’influence pathogénique de l’infection dothiénentérique sous prétexte que la fièvre typhoïde est finie quand les troubles mentaux apparaissent pour durer plus ou moins longtemps. Ce qui est fini, c’est la symptomatologie extérieure, celle que nous connaissons et que nous pouvons voir. Mais, dans les coulisses, le drame biologique continue. Et sur ce prolongement caché de la fièvre typhoïde se greffent les troubles mentaux '.

Obs. XVIII. — Stupeur pseudo-démentielle consécutive à la fièvre typhoïde.

M Ue Ca..., Marguerite, dix-huit ans, entrée le 20 août 1895, à l’asile Ste-Anne (Service de M.,Joffroy).

Le père s’est suicidé à vingt-huit ans ; au dire d’une tante maternelle, il était atteint de « rhumatisme nerveux de la colonne vertébrale » . Il aurait présenté avant sa mort des idées mélancoliques. La mère avait épousé son cousin germain. Elle était mal équilibrée et

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