‹ La mêlée socialeChapitre 45 sur 131 · DE TOURS AUX POMOTOU · texte numérisé non relu

DE TOURS AUX POMOTOU

Le conseil général d'Indre-et-Loire a émis un vœu .endant à appliquer la rélégation « aux gens qui n'ayant pas de moyens d'existence, vivent de la men dicité ».

On s'est dit : « Déporter les anarchistes est excellent. Mais tout pauvre est graine d'anarchiste : se débarrasser des pauvres est encore mieux. Qu'est-ce que font parmi nous ces gens-là? Ils sont dansno^i? soleil, ils respirent liotre air qu'ils corrompent de leurs maladies de misère. Ils encombrent nos maisons de secours dès qu'ils ont faim, jjos hôpitaux aussitôt qu'ils sont malades, 7ws prisons lorsqu'ils prétendent s'approprier quelque chose alors que rie» n'est à eux, et iusqu'à nos guillotines quand se réveille en euxla barbarie des ancêtres, sans parler de nos cimetières où nous avons eu la faiblesse de leur donner asile. Ils errent dans nos villes qu'ils empestent de leurs haillons, qu'ils souillent de leur vermine. Il faut leur donner, de peur qu'ils ne prennent. Pour nous qui ne demandons qu'à vivre dans l'abondance et dans la joie, leur vue seule est intolérable.

(' Qu'on nous débarrasse de tous ces gueux qui pullulent, et qui, n'étant contents de rien, sèment la haine de l'ordre par lequel nous jouissons des biens qu'ils n'ont pas. Après tout, les anarchistes ont raison, les pauvres n'ont pas de patrie. La Patrie est à nous, puisque nuus en possédons la substance. Avec la terre

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