‹ La mêlée socialeChapitre 77 sur 131 · LE CHEVAL DE BOIS · texte numérisé non relu

LE CHEVAL DE BOIS

On publie pompeusement une prétendue statistique des syndicats, qui ferait pauvre figure si on pouvait raconter l'histoire de ces associations et dire leurs mi sères.

La loi sur les syndicats corporatifs fut, en son temps, une réforme sociale, un outil d'émancipation aux mains des prolétaires. Demandez plutôt à nos maîtres.

En vingt ans de règne, la politique opportuniste n'a pu accoucher d'une loi sur les associations. Nous en sommes toujours au régime pur et simple de l'interdiction, tempéré par la violation systématique de la loi, que le gouvernement tolère ou non suivant qu'il lui plaît. C'est ce qu'on appelle : sub lege liberias. En bon français : tâche d'être le plus fort.

« Nous ne voulons pas vous laisser plus longtemps sous un pareil régime, a-t-on dit aux ouvriers; Nous voulons, pour vous, mieux que la tolérance et le bon plaisir. Nous vous donnerons le droit, le droit inexpu-

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