‹ La mêlée symboliste (volume 2)Chapitre 11 sur 38 · LUTÈCE · texte numérisé non relu

LUTÈCE

Léo d'Orfer enregistrait ainsi sa mort dans les Notes de quinzaine du Scapin (n® 3, 16 octobre) :

« Madame Lutèce vient de rendre le dernier soupir. Elle fut jadis puissante et belle ; elle ne se vendit peut-être jamais guère, en grande courtisane qu'elle fut ; mais elle aura l'éternelle gloire de s'être donnée tout entière aux poètes de l'école nouvelle. Ceux dont la presse clame le nom à cette heure ont écrit pour elle leurs meilleurs vers et aussi les pires. Le berceau du symbolisme et de la décadence fut son lit. Elle aura la gloire du « Parnasse contemporain » et de << l'Almanach des Muses ».

« Il y eut là-dedans de curieuses polémiques, d'ébouriffantes << Têtes de pipe », des articles d'un catholicisme exagéré et de mesquines vindictes. D'étranges hommes et d'étranges choses.

<< Le fondateur, M. Trézenik, a eu la nostalgie des pommiers normands et peut-être l'écœiirement du iournalisme. »

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