‹ La mélopée antique dans le chant de l'Église latine. Suite et complément de l'Histoire et théorie de la musique de l'antiquitéChapitre 146 sur 155 · I IV I IV=I II IV II I II I=IVII I V I · texte numérisé non relu

I IV I IV=I II IV II I II I=IVII I V I

La seconde espèce de métabole se rencontre dans les sections 4 et 7 : c'est un changement de genre. Le tétracorde des moyennes prend la division chromatique. Le troisième degré ascendant de l'octave dorienne, éliminé dans toutes les parties diatoniques du morceau, reparaît ici avec sa flexion chromatique, comme corde indicatrice du genre. En ajoutant à l'aigu le tétracorde entier des disjointes, nous obtenons une octave dorienne, chromatique au grave, diatonique dans le haut.

I Tétr. chrom. des moyennes. I Tétr. diat. des disjointes 1

CoD < Cui Z VI

• rr-

Hyp. Mèse. Param. Nète.

Degrés de roctave I U ni IV V VI VII VIII

dorienne : p.^^,^

Déjà nous avons pu voir un spécimen de ce dorien mi-chromatique, mi-diatonique, dans le fragment choral de VOyeste d'Euripide (p. 388 et suiv.). Toutes les récentes découvertes musicales confirment la règle de Ptolémée concernant les échelles mixtes (commentée dans la Musique de l'antiquité, t. J, p. 292), et les idées que j'émsttais il y a vingt ans sur l'usage pratique des genres chez les Anciens.

Dans notre hymne le mélange du chromatique et du diatonique se combine avec l'alternance du tétracorde conjoint et du disjoint. Ce dernier tétracorde, à la vérité, n'est représenté, dans les parties conservées de la cantilène, que par une note unique, \2 ('"'il)> mais décisive'. Le parcours total de la mélodie, dans les deux susdites sections, est celui-ci :

Téir. des conjointes.

Mèse. Nète.

Degrés de l'oct.dorienne : I II (IH) IV

Tétr diat. des Tétr. chrom. des graves. moyennes.

Tétr diat. des disjointes.

Hy!>. Mèse. Degrés de l'oct.dor.: VII VIII = III III IV

Finale.

Param.

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