J J J I J J II
San • cte Jo - an • nés.
Lorsque le dessin mélodique était plus ou moins orné, le rythme devenait tout à fait libre. Il n'y a conséquemment, dans cette sorte d'hymnes, aucune corrélation entre la rythmopée métrique du vers et l'accentuation de la mélodie.
' Deux autres genres de strophes se rencontrent par exception; 1° le distique élégiaque :
Glo - ria, laus et ho - nor tibi sit rex Chri-ste, re - demptor
Cui pue - ri - le de - eus prompsit Ho - san-na pi - um.
Théodulphe, évêque d'Orléans (vers 800).
2° la strophe asclépiade troisième :
San-cto -rum meri - tis in-clyta gau-di - a
Pan-ga - mus soci - i ge-staque for-ti - a,
Nam gli - scit ani - mus pro-mere can • ti - bus
- > I - ^ ^ I - ^\^ Il
Vi-cto - rum genus 0 - pti- mum.
Anonyme.
§ 58. En somme l'hymnographie latine, considérée comme genre littéraire, parvint dès son origine à son point de culture le plus élevé; déjà à la seconde génération elle entre dans l'âge des imitateurs, pour n'en plus sortir. Quant à la partie musicale, nous devons constater une médiocre fécondité d'invention pendant le long espace de temps qui nous sépare de saint Ambroise. Les anciennes mélodies hymnétiques parvenues jusqu'à nous sont en nombre assez* restreint : soixante à peine, dont une vingtaine tout au plus offrent un intérêt réel au musicien. Toute cette branche de l'art chrétien, étant restée en dehors de la sphère d'activité de l'école romaine, pendant la durée entière de la composition de l'Antiphonaire, n'a pu participer que dans une faible mesure au développement du chant liturgique.