‹ La mélopée antique dans le chant de l'Église latine. Suite et complément de l'Histoire et théorie de la musique de l'antiquitéChapitre 35 sur 155 · mnes au • tem vos etc · texte numérisé non relu

mnes au • tem vos etc

Fer. III post Dont. II Quadr. in Evang. La suite de l'antienne d'après Solesmes.

Les quatre derniers modes de l'Église latine ne présentent dans leur psalmodie aucune irrégularité musicale. Faisons seulement

i Ceci ressort de l'examen des graduels chantés sur la mélodie Haec dies, lesquels appartenaient originairement au IVe mode. Bien que depuis des siècles ils aient passé au Ile, leur verset a gardé comme thème la psalmodie ordinaire du IV*. — Les versets des répons de l'office nocturne ont pour base, au IV^ mode, une tout autre cantilène psalmodique, harmoniquement correcte celle-ci; c'est là une des raisons qui nous font considérer cette classe de chants comme un'peu plus ancienne.

2 Le C n'est qu'une note de liaison, destinée à faciliter la reprise de l'antienne.

remarquer ici que les deux formes authentes terminent généralement leur psaume sur la tierce de l'accord modal. L'intonation ordinaire du V* mode est de l'hypolydien intense; celle du VIP est de l'iastien intense.

Triius authente, F« mode.

Vox claman-tis^ in de - ser - to :

Pa-ra - te vi-am Do -mi -ni;

re - cias

p-bh'" ■■■■

fa - ci - te se - mi -tas De - i no-stri.^ Ma-^ni -fi - cats et tiiinc et

sem-per, et in saecula saecu - lo-rum. A -men.4

Vox da-man-tis etc.

Fer. JII post Dont. II Adv.

Tritus plagal, F/* mode.

~mzim:

O quams me -tu - en -dus est la ■ eus i - ste J ve

re non est

Ma-gni -fi - cat et nunc et sem-per, et in sae-cu-la sae-cu - lo-rum.

fe^

A - men. O quant me -tu - en -dus est etc.

De Dedicatione ecclesiae in Evang.

ï Les trois premières notes, fautives dans la plupart des livres modernes, sont certifiées par leur répétition à la p. 224 de la Commemoratio.

2 Notre document donne pour ce mode une seconde antienne, Paganorum multitudo, que nous nous abstenons de reproduire, parce que la mélodie s'y montre déjà dénaturée. Elle appartient originairement à l'iastien normal (VII'^), et se trouve dans notre catalogue sous le thème 25.

3 Gerbert a pour troisième note G, au lieu de c. L'erreur n'est pas douteuse.

4 L'F final est simplement une note de liaison.

s Gerbert (p. 215) écrit les deux syllabes O quam dans l'espace correspondant au son F, sans aucune autre indication mélodique. Nous notons le mélisme initial d'après les signes neumatiques de Réginon, conformes à la version de notre antiphonaire du XlIIe siècle. Voir la variante du thème 41 dans notre catalogue.

Tétrard authente, VII' mode.

j(j . sep h, fi - li^ Da-vid, no - U ti - me -re ac - ci - pe - re Ma -ri- am

acuBi

con -ju - gem tu-am : quod e - niin in e - a na - tum est, de Spi - ri - tu

san-cto est, al - le - lu • ici. Be - ne- di - ctus ^ et nunc et sem-per.

ibzzb:

et in sae-cu - la sae-cu - lo-rum. A -men. Joseph, fi - li Da-vid etc. Fer. IV post Dom. IV Adv. in Evang. Ant. Trev. p. i66.

Tétrard plagal, VIII' mode.

Per vi - sce - ra 3 mi - se - ri - cor - di • ae De • i no-stri vi • si -

ta - vit nos, o - ri - eus ex al-to. Be-ne-di-ctiis^.... et nunc et sem-per, et in sae -eu- la sae - eu ■ lo - rum. A - men. Per vi - sce - ra etc.

De cantico Zachariae (Fer. VI ad Laiid.). La fin de l'antienne d'après Solesmes.

§ 85. En ce qui concerne les antiennes pourvues d'une mélodie hybride (p. 93, § 68), la pratique actuelle du chant liturgique se conforme strictement au principe des modes de l'Eglise : c^est le son final de l'antienne qui décide de l' attribution modale et de Pintenation psahnodiqtie. En conséquence Postulavi Patreni (p. log) et tous les chants de même structure harmonique ont la psalmodie du protus authente (I" mode) ; Venite benedicti (p. 109) ainsi que

' Nous lisons, sur la 4^ syllabe du texte, t], au lieu de a, évidemment fautif.

2 Gerbert, p. 216, indique uniquement c pour la première syllabe de Benedictus; l'omission de fa est sans doute une erreur de son manuscrit.

3 Ibid. : G c âG a

Per vi - sce - ra.

4 Ibid. : G a a c^ cd

Glo-ri-a et nunc.

les autres mélodies de formation analogue prennent la formule psalmodique du tétrard authente (VIP mode). Enfin les antiennes telles qvCInmiebant, commençant en éolien et se terminant en iastien intense (p. 94), sont transposées à la quinte grave, et assignées au deuteriis plagal (IV* mode), dont elles partagent la psalmodie discordante'.

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In-nu - e-bant pa - tri e - jus, qiiein vel - let vo-ca - ri e-nni : et scri-psit

di - cens : Jo - an-nes est no-men e-jus. Ju-bi- la- te.... et tiunc et semper,

et in sae-cu-la sae-cti - lo-rum. A -men.'^ In-nu - e-bant etc.

Bien que la prépondérance décisive du son final ait été dès le commencement un des dogmes fondamentaux de la doctrine ecclésiastique, elle a mis beaucoup de temps à se faire accepter d'une manière absolue dans le chant antiphonique. Assez souvent au IX' siècle la psalmodie des antiennes hybrides fou tenues pour telles) se réglait, non pas sur la fin, mais sur le début de la mélodie^. Exemple : la cantilène Ex Aegypto, qui est censée débuter en VIP mode et se terminer en IV* (p. 112), se trouve rangée chez Réginon parmi les antiennes du tétrard authente^ (VIP).

' Elles appartiennent aux thèmes 32 et 33 de notre catalogue.

2 Terminaison d'après les neumes de Réginon (Couss. Script., t. II, p. 25) et les notes de Guy, De mod. forni. (ib. p. 94, II).

3 Réginon semble ériger cette pratique en règle générale : « Illud autem summopere « prudens cantor observare débet, ut semper magis principium antiphonae, introitus vel <i communionis attendat in toni sonoritate quant finem. Et e contrario in responsoriis « magis consideret finem et exitum in toni consonantia, quam initium. » Gerb. Script., t. I, p. 231. Rien de plus logique en principe. L'antienne devant annoncer la psalmodie, son début était le plus important, tandis que dans le répons la partie la plus saillante est celle qui précède immédiatement le verset et se repète, en guise de refrain, pour terminer le morceau entier.

4 Voir ci-dessus p. 112, note i. « A Notre-Dame de Paris on prend souvent le VU* ton, « avec son faux-bourdon, pour les antiennes du IV*. Après le psaume ou le cantique, « Vantienne sonne très mal, et paraît, comme elle l'est, totalement étrangère à la « psalmodie. » Poisson, Traité du chant grégorien (Paris, 1750), p. 265.

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