‹ La membrane muqueuse des fosses nasalesChapitre 10 sur 25 · Troncule nerveux de l'olfactif · texte numérisé non relu

Troncule nerveux de l'olfactif

ils sont limités par des] noyaux ovoïdes allongés, ils mesurent 0'"™,08. Ils sont striés longitudinalement, et ressemblent aux fibres de Remak. Un nombre considérable de ces faisceaux s'observent dans l'épaisseur du chorion où ils s'entrecroisent en sens divers formant un véritable tissu de troncs nerveux. Axel K.ey a donné une bonne description de ces nerfs, qui confirme les opinions de Kôlliker (V. Pl. I, fig. 5).

Les vaisseaux sont nombreux, larges, et n'offrent pas d'autre particularité.

Les glandes sont des glandes en grappe dont les conduits excréteurs s'ouvrent au milieu des cellules de la région olfactive, qui s'écartent pour les laisser passer. La section de ces embouchures de glandes en a imposé pour les glandes folliculeuses de Bowmann, du reste Bowmann avait donné la description de ces glandes d'après la grenouille qui en présente en effet ayant cette forme.

Le conduit excréteur est long ; les acini par lesquels il se termine ont une forme irrégulière, allongée ; ces acini sont disséminés par petits groupes et ne forment pas des amas encapsulés comme on le voit pour les autres parties de la muqueuse. La description élémentaire de ces glandes a été faite plus haut.

A quoi tient la coloration jaune de la muqueuse ? J'ai trouvé dans le chorion des corps fusiformes infiltrés de matière jaune ; mais mes recherches sont insuffisantes sur ce point chez l'homme, on trouvera des données plus certaines en anatomie comparée.

La MUQ.UEUSE PITUITAIRE, DANS SA PARTIE POSTÉ- RIEURE, VCrS l'orifice de communication avec l'arrièrecavité, présente quelques modifications qui consistent dans l'apparition de glandes en grappe très-volumineuses et tout à fait semblables aux glandes salivaires de la muqueuse pharyngienne et buccale.

La description que nous avons donnée de la muqueuse, à l'entrée antérieure des fosses nasales, doit s'appliquer à tous les points où les nerfs olfactifs n'envoient pas de prolongements.

Muqueuse des sinus maxillaires. — Cette muqueuse à sa partie la plus épaisse, qui est la partie antérieure et inférieure, ne diffère pas beaucoup de celle du reste de la muqueuse pituitaire en dehors de la région olfactive. Seulement les glandes sont plus écartées les unes des autres, plus allongées ; leur conduit excréteur devient parallèle à la surface; le chorion de la muqueuse diminue d'épaisseur sans néanmoins se confondre avec le périoste; il semble que la muqueuse ait été distendue et que les glandes se soient couchées et écartées pour se prêter à cette distension. Ces glandes, acceptées d'abord par M. le professeur Sappey, mises en doute par MM. Robin et Cadiat, doivent être définitivement acceptées. Dans sa partie mince, la muqueuse a la texture que nous donnerons plus loin pour les sinus frontaux, ethmoïdaux, etc. L'épithélium de la cavité maxillaire a diminué de hauteur; il est à cils vibratiles.

Muqueuse des sinus frontaux, ethmoïdaux, sphénoïdaux (Pl. II, fig. 7). — La muqueuse, en ces points, est extrêmement mince ; mais, encore, on peut lui distinguer un chorion, un revêtement épithélial, comme l'ont fait MM. Robin et Cadiat, des glandes, comme M. Sappey l'a fait remarquer. L'épithélium est à cils vibratiles ; il est de peu de hauteur; il a à sa partie profonde une couche de cellules non encore développées. Le chorion est réduit à une couche extrêmement mince, mesurant 2 à 3 centièmes de millimètre. On trouve en quelques points des glandes en grappe qui se rapprochent, comme description, de celles déjà décrites, qui n'ont

qu'un petit nombre d'acini et qui sont tout à fait couchées sous le revêtement épithélial. Des vaisseaux abondants forment un double réseau; mais il faut remarquer que c'est principalement le périoste qui est vasculaire. Inzani, professeur à Parme (Ricerche sulla terminazione dei nervi nelle mucose dei seni frontali e dei seni mascellari, 1872, Parma), a décrit dans ces sinus des terminaisons nerveuses spéciales qui ne sont, je crois, que des terminaisons de fibres du grand sympathique offrant des cellules ganglionnaires à leur extrémité. Du reste, ces nerfs accompagnent les vaisseaux.

Muqueuse du canal nasal. - Le canal nasal appartient par son développement à la fois aux narines et à l'œil. « La muqueuse du canal nasal, disent MM. Ch. Robin etCadiat, JouniaZ d'anatomie, 75, épaisse de0,2 millim. àO, 3, offre desparticularités indiquéesdéjàpour la muqueusenasale. Comme elle, elle adhère aupérioste sans se confondre avec lui ; elle ne diffère delà pituitaire que par le nombre plus considérable de petits noyaux sphériques, dits lymphoïdes, qui remplissent sa trame jusqu'au contact de la limitante hyaline. Ces noyaux, décrits ici pour la première fois par Henle, donnent à la muqueuse un moelleux particulier et moins de transparence sous le microscope. Comme dans les autres portions des fosses nasales, on trouve dans ce canal naso-lingual des veines volumineuses, nombreuses, situées dans le tissu cellulaire réticulé intermédiaire au périoste et à la muqueuse, et qui donnent un aspect caverneux. »

Arriére-cavité. — La muqueuse qui tapisse l'arrièrecavité des fosses nasales offre quelques différences de structure tant avec la muqueuse du pharynx qu'avec la pituitaire, et MM. Robin et Cadiat ont trouvé dans son étude et son anatomie comparée le sujet d'une très-intéressante description consignée dans l'article Muqueuse. (Ch. Robin, Dict. encycL des se. médicales.)

Cette muqueuse n'adhère aux parties dures que sur la base du corps du sphénoïde et à l'entrée de la trompe d'Eustache. Elle est libre en d'autres points et repose sur une couche de tissu cellulaire qui la sépare des muscles, ce qui la rapproche anatomiquement de la muqueuse de l'œsophage. On sait qu'un point de cette membrane est le siège habituel d'une espèce particulière de polypes durs»

Voici ce que dit M. le professeur Robin à son sujet.

« La voûte du pharynx ou portion supérieure répondant au sinus sphénoïdal et surtout à l'apophyse basilaire représente au point de vue de la constitution de la muqueuse lisse la portion terminale des fosses nasales. Là et un peu sur les côtés jusqu'au bord postérieur du pavillon des trompes d'Eustache, elle est grise ou d'un gris rosé, adhérente au tissu fibreux blanc qui forme périoste à l'apophyse basilaire et devient souvent le point de départ des polypes. En arrière et sur les côtés dans toute la portion dite nasale du pharynx, à partir de la ligne où les parois de celui-ci deviennent verticales, sa muqueuse diffère tout à fait de la précédente, avant même le huitième mois de la vie intra-utérine.

«Elle en diffère : l°par sa couleur plus foncée, plus fouge, plus riche en vaisseaux; 2" par l'aspect de sa

surface, qui, au lieu d'être unie, est anfractueuse et forme des espèces de circonvolutions régulières qui descendent à peu près jusqu'au niveau des amygdales.

« Cette disposition commence à se montrer en haut à la ligne d'insertion de la paroi verticale postérieure du pharynx, et latéralement entre les sillons profonds situés derrière les trompes d'Eustache [recessus pharï/n^fij de Rosenmuller). Si Von verse sur cette muqueuse un filet d'eau, on voit qu'elle a un aspect tomenteux, plissé, dû à ce qu'elle est disposée en sillons, qui lui donnent une apparence boursouflée ; ces sillons sont profonds et se dirigent d'avant en arrière, dans toute la longueur de cet espace, au nombre de deux à quatre de chaque côté le plus souvent.

« Un sillon médian plus profond (3 à 4 millimètres de profondeur) sépare ces plis en nombre égal et souvent symétrique de chaque côté, du moins, sur les enfants ; son extrémité postérieuse se termine en \m infundibulum ou foramen cœcum (bourse phûryngienne de certains mammifères, de A. F. J. C. Mayer, Unters. aus dem Geb. der Anat. Kônigsb. 1842, in-4'^j.

« Un épithélium prismatique signalé par Luschka et toujours cilié chez les enfants, parfois dépourvu de cils sur les adultes, recouvre toute la portion de là muqueuse qui offre cet aspect turgescent, comme œdémateux, résistant. L'épithélium pavimenteux du pharynx ne se montre que sur ses côtés et à son bord inférieur. Sur les cadavre^ adultes cet organe s'est souvent congestionné, épaissi, couvert d'un mucus abondant, tenace, purulent et sanguinolent. Les surfaces libres, aussi bien que celle des fentes, sont

chargées de nombreuses saillies blanchâtres, à peine de la grosseur d'une graine de pavot : ce sont les follicules clos de la trame sous-épithéliale qui offre un aspect glanduleux. Les glandes ont la même structure que les petites glandes en grappe composée qu'on voit constamment dans la partie postérieure et supérieure des fosses nasales ; beaucoup seulement sont un peu plus grosses.

« On les retrouve sous la muqueuse de toute la portion extérieure ou pharyngienne du pavillon de la trompe d'Eustache, mais elles cessent d'exister dès qu'on la contourne pour arriver à son orifice guttural. Ces glandes sont séparées du fibro-cartilage tubaire par un périchondre riche en fibres élastiques réticulées. Dans le reste de la muqueuse, elles sont plongées dans un tissu cellulaire mou, riche en fibres élastiques, tant rectilignes qu'onduleuses et plus ou moins souvent anastomosées.

« Dans la trompe, la muqueuse a un chorion épais de 0'°°,2 à 0'"™,3 qui, par sa texture et ses rapports avec les os sous-jacents, est analogue à la muqueuse de la cloison nasale dans les portions où elle ne recouvre pas des glandes.

« Luschka a démontré que, sur les coupes, on voit facilement la disposition des follicules clos dans la muqueuse et les parois des poches ou smws sus-indiqués, ainsi que la proéminence d'un certain nombre vers les cavités des poches où ils s'avancent plus ou moins sous forme d'éminences arrondies. Il y en a jusqu'à l'entrée des trompes. Comme pour les glandes lymphatiques, les glandes solitaires de l'intestin, leur tissu fondamental est un rcticulum de fibrilles du

tissu cellulaire continu avec ses parties voisines ; il est d'autant plus délicat qu'il embrasse de plus vastes mailles et s'approche davantage du centre de chaque ' follicule clos. Vers le milieu, le réticulum se perd même le plus souvent entièrement, de telle façon qu'il se produit une sorte d'espace central commun.

«Un épithélium nucléaire, à noyaux sphériques, trèspetits, remplit les mailles du réticulum {voy. Lymphatique et Rate).

« Luschka a fait voir que le tissu de cette portion épaisse et plissée de la région rétro-nasale du pharynx offre une texture particulière, en raison de laquelle il l'appelle tissu adénoïde {voy. Lamineux, p. 256).

« Ce qui donne encore à ce tissu un aspect spécial et concourt certainement à le rendre friable, c'est que les mailles du réseau dont il vient d'être question contiennent des noyaux libres, outre les noyaux qui servant de centre de radiation aux fibres anastomosées sont inclus dans leur substance. Ces noyaux sont d'autant plus nombreux qu'on approche davantage de la Surface épithéliale, près de laquelle ils sont presque contigus par places, de manière à rendre opaques les coupes minces. Néanmoins ils sont toujours séparés de l'épithélium par la couche hyaline dite intermédiaire, qui est épaisse d'au moins 0°"",01 sur cette muqueuse. Ces noyaux libres du tissu cellulaire sont petits, sphériques, etc. Ce sont ceux qui ont été appelés cytohlastions, corpuscules lymphoïdes, adénoïdes, etc; »

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