ES MÉMOIRES PRODIGIEUSES OU EXTRAORDINAIHJSS
oupd'œil toutes les parties d*un sujet, jusqu'aux •lus petits détails, selon leurs rapports essentiels ». * !e qu'on appelle une grande mémoire n'est souvent insi qu'une tête bien ordonnée, qui range ses onnaissances sous un petit nombre de chefs, nets, •ien arrêtés et simples, fussent-ils arbitrairement hoisis.
Les classifications des naturalistes peuvent être onsidérées comme des systèmes mnémotechniues. Telle est par exemple celle de Linné :
Embrassant toutes les productions de la nature, il les ontraignait en quelque sorte dans des classifications rbitraires, mais précises et faciles à saisir, leur imposait es noms étranges, invariables et commodes à retenir; îs écrivait dans un langage néologique, mais court, xpressif et d'une signification rigoureusement fixée. Ses vres, « renfermant sous un petit volume une immense ^rie d'êtres de toutes les classes, étaient le manuel des ivants^. )»
Telle est encore celle de Tournefort. Dans ses Uéments de Botaynque^ il
îgle les genres des plantes par les fleurs et par les fruits is ensemble, c'est-à-dire que toutes les plantes semables par ces deux parties seront du même genre; après loi les différences ou de la racine ou de la tige ou des uilles feront les différentes espèces. Tournefort est même lé plus loin; au-dessus des genres il a mis des classes li ne se règlent que par les fleurs », simplification condérable, « car il ne se trouve jusqu'ici que 14 figures fférentes de fleurs qu'il faille s'imprimer dans la méoire... C'est un prodigieux soulagement pour la mélOire que tout se réduise à retenir 14 figures de fleurs,