MÉMOIRES PRODIGIEUSES OU EXTRAORDINAIRES
►nt, il mena de front toutes les sciences ». Pour tudier et le connaître nous sommes obligés, nous, 1 le décomposer. « De plusieurs Hercules l'antiquité en a fait qu'un et du seul Leibniz nous ferons lusieurs savants ». Ces savants existaient en lui, ins se gêner ni se confondre, et leur assemblage )mait le philosophe, aux vues larges, approfonies et précises. « Dans le^ mêmes années, il araissait de lui des écrits sur différentes matières, t ce mélange presque perpétuel ne produisait nulle onfasion dans ses idées, ces passages brusques et 'équents d'un sujet à un autre tout opposé ne Temarrassaient pas. » C'est qu'il avait le don ou le énie de l'organisation ; il faisait naturellement sorr l'harmonie du chaos ; les matières les plus OQbrouillées, celles du droit par exemple, s'or- >nnaient dans sa tête, laquelle, « en les recevant, s avait arrangées ; elles s'étaient refondues dans t excellent moule ». Il était philosophe par l'art élargir les questions et de dégager les vues d'en- ^h\e, « Le point de vue où il se plaçait était tou- ^rs fort élevé, et de là il découvrait toujours un ind pays, dont il voyait tout le détail d'un coup "sil* .» La faculté de combinaison, de conciliation de systématisation est la forme constitution- He du génie de Leibniz ; elle explique sa méthode Ses doctrines ; elle explique aussi sa mémoire. Elle ne l'explique pas, à vrai dire, tout entière. Je ns pour fondée cette remarque de W. James que •outes les grandes vedettes qui ont paru sur la ^ne du monde » , parmi lesquelles il cite précisé- Gnt Leibniz à côté de « Charlemagne, Luther et... alter Scott » î ont apparemment, ont certainement