Fontenelle, Éloge de Leibniz, p'assim
eu de miraculeuses mémoires physiologiques.. . des cerv merveilleusement aptes à tout retenir. Û ne ieuriaflai moins pour devenir ce qu'ils sont, pour nous, de Yériti in-folios d'humanité. Les petites plaquettes în-32 que sommes ne sauraient jamais contenir autant de U encore qu'elles en puissent contenir de rexcellent. I sans une mémoire physiologique extraordinaire, on encore prétendre à devenir un spécialiste; mais il renoncer au rôle et à-rinfluence des grands encycl» distes et des tout-puissants manieurs d'hommes*.
On ne saurait mieux dire et, eo ce qui conce Leibniz, rien de plus historiquement exact. Ceki sort en effet de ce témoignage de Fontenelle :
Il faisait des extraits de tout ce qu'il lisait, il y ajou ses réflexions, après quoi, il mettait tout cela à part et le regardait plus. Sa mémoire, qui était admirable, m déchargeait point, comme à l'ordinaire, des choses étaient écrites; mais seulement l'écriture avait été Dé( saire pour y graver à jamais. Il était toujours pré répondre sur toutes sortes de matières, et le roi d'An| terre l'appelait son Dictionnaire vivant^.
Mais, si merveilleuse que soit par nature lamém( de Leibniz, pour combien n'est-elle pas aidée l'art, par Tordre et Tarrangement des matéri qu'elle rassemble, par la rationalisation, si on p dire, de l'opération qu'elle accomplit ? Il faut ren cer ici à savoir quelle est la part des dons natui et celle de la raison, tant la combinaison ou It monie est parfaite.
Nous ferons la même remarque au sujet d'Aogi Comte. Sa mémoire, dit Littré, « était d'une fc