‹ La mémoire et l'oubliChapitre 46 sur 92 · W.James, Précis de psychologie, Irad. française, p · texte numérisé non relu

W.James, Précis de psychologie, Irad. française, p

2. Eloge de Leibniz. On a vu la même particularité mémoire, chez Ménage : l'écriture renforce la mémoire, i supplée pas.

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prodigieuse ». Elle séiendait à loul : aux mots ^témoin la facilité avec laquelle il apprenait les lajD^es^), aux faits, aux idées. Elle était dv plus ^ûigulièremeiit tenace, sans lacunes ni défaillances. ^U88i lui fut-elle d'un puissant et merveilleux secours.

Ses lectures avaient été faites dans sa jeunesse ; passt» cette époque, il ne lut ni ne rHut; et cHto provision, une fois amassée, lui suffit pour l'élaboration d*une œuvre où il fallait avoir présente à Tesprit une immensité de faits de l'ordre scientifique et historique. La force de mémoire ^^aity chez lui, le puissant aujciliaire de la force de conception. Voici, en effet, comment il composa chacun des six volumes du système de philosophie positive. 11 en méditait le sujet de tête et sans jamais rien écrire; de l'en- ^émble il passait aux masses secondaires, et des masses secondaires aux détails. Au plan j:énéral succédait le plan ■''Pécial de chaque partie. Alors, quand relte élaboration, d'abord totale, puis partielle, était a<*com[)lie, il disait que son volume était fait. Ce fjui était vrai : car, ioi.-qu'il se "bottait à écrire, il retrouvait, sans jamais en rien perdre, toutes les idées qui formaient la trame do son œuvre; et d les retrouvait dans leur enchaînement et dans leur ^rdre. Sa mémoire avait suffi à tout; pas un mot n'avait ^'^ jeté sur le papier. C'est de la sorte qu'en 1826, il composa ije tête, sans en rien écrin^, h* cours, qu'il comptait taire, et qui embrassait la philosophie positive tout entière, a Sa première élaboration, et alors qu'elle exi4:ea le plus à'eirort^..

^51 proposition que j'ai soulignée (ello ne Test [)as dans le texte) pourrait s(» retourner : « La l'orc<î de.

^- « Je l'ai entendu former le projet d*a|iprendiv l'îillemund

^^ prenant un livre et un dictionnaire et je ne doute pas qu'il

n'eût roussi. Du moins c'est ainsi qu'il avait appris Tanirlais,

l'espagnol et l'italien. » (E. Liltiv, Auguste Comte et Ir /msi-

Hviame, p. 257.)

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