‹ La mémoire et l'oubliChapitre 47 sur 92 · Littré, ouvrage cit('\ ibhi · texte numérisé non relu

Littré, ouvrage cit('\ ibhi

conception était, chez Auguste Comte, le puissaa auxiliaire, ou plutôt le principe de la force mémoire ». Si, chez lui, la mémoire servait la pes sée, c'est la pensée, c'est-à-dire la théorie et raisonnement, qui guidait d'abord, puis évoqua ensuite la mémoire. Autrement dit, c'est à force • composer, de classer et d'ordonner ses souvenS qu'Auguste Comte s'en rendait maître, les avait to" jours prêts et en quelque sorte sous la main. Estdonc ici le triomphe de la mémoire ou celui de pensée systématique ? Il parait ressortir du texte m Littré que c'est le triomphe de l'une et de l'autre la fois, et de la seconde plutôt.

Notons une particularité de la mémoire d'Augus Comte.

Quand rélaboration, chez lui, était au point de matv rite, il fallait que réclusion commençât. Son œuvre ava besoin de l'éclosion ; elle chargeait son cerveau, elle vol lait en sortir, et il n'était, pour ainsi dire, plus le maîtr de l'inspiration qui Tobsédait. Aussi, une fois qu'il ava pris la plume, il ne pouvait plus la quitter, et ces gn volumes du système de philosophie positive ont été réd gés d'une seule haleine. Dès qu'il avait par devers lui u certain nombre de feuillets écrits et qu'il était sûr, à l'aie de cette avance, d'alimenter l'imprimerie, sans l'exposa à chômer, il commençait à les mettre sous presse, ne fa sant aucun changement sur ses épreuves, dont il ne voya jamais qu'une*.

Ce besoin d'éclosion, succédant à l'élaboratioi nous pouvons l'interpréter autrement, comme i besoin qu'Auguste Comte éprouverait de « décha ger » sa mémoire, devenue pour lui un fardeau trc lourd à porter, d'en consigner et fixer les résulta

l. Littré, ouvraf/c citr^ ibid.

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