‹ La mémoire et l'oubliChapitre 54 sur 92 · Oy-jrugc citc\ p. 24. i · texte numérisé non relu

Oy-jrugc citc\ p. 24. i

l'unité de la mémoire 21 1

ï'aient évidemment être confondus, doivent être posés comme existant à part. Enfin chaque mot est lui-même formé d'élémehts, à savoir de lettres, de syllabes, lesquelles sont l'objet de souvenirs distincts, <iomine Lynch Ta fort bien montré par ses expé- '^^ces sur la mémoire des noms |»ropres, et comme ^■i peu de réflexion suffit à le faire voir. Qui n'a ï'emarqué en effet qu'on peut avoir le souvenir de la *cttre initiale d'un nom, ou de plusieurs lettres outrant dans la composition d'un nom. sans avoir le ^uvenir de ce nom lui-même ni de l'ordre dans 'ficelles lettres retenues s'assemblent pour le former? Chaque lettre est donc l'objet d'une mémoire spéciale, indépendante; elle a aussi ses associations P^'opres; quand on ne peut pas dire encore à quelles *6ttreselle est associée, on sait déjà à quelles lettres ®'fe ne l'est pas; quand on tombe sur le nom dont ^"® fait partie, on reconnaît aussitôt que cette lettre ^st située à sa place, dans l'arrangement verbal qui ^ûvient. Ainsi Lynch cherchait à retrouver le nom ^^ Doumer ; il avait un souvenir va^ue de ce nom ; " Savait qu'il était de deux syllabes, qu'il contenait *^8 lettresreto.il essaya des noinsDrumont. Remon, *^riï\er; il avait le sentiment d'approcher, d'être sur ** voie, quand il rencontra tout d'un coup le vrai ^ni, qu'il reconnut aussitôt. De même il cherchait 'e nom de M. Chanteniesse ; il en possédait déjà quelques éléments, puisqu'il essaya de noms approchants, Calmette, Chassemelle; ce dernier le conduisit à Chantemesse, qu'il reconnut immédiatement pour le nom cherché *< avec un sentiment d'entière confiance » ^. De là il faut conohire que toute pensée, jsi simple qu'elle soit, bien plus que tout élément de

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