‹ La mémoireChapitre 102 sur 148 · I. ^’I. 11° a. .t:\nvicr p. a3()-2'ii · texte numérisé non relu

I. ^’I. 11° a. .t:\nvicr p. a3()-2'ii

RECHEUCHES EXPERIMENTALES SUR l’aSSOCIATION 25 I

Or, sur les 55y expériences que M. Howe a faites sur l’association des images audilives-inolriccs, une association médiate nette, franche et imliscutable ne s’est produite qu’une seule fois !

L’auteur a fait un travail analogue en se servant comme tests d’images visuellcs-motrices. Il avait choisi des séries de six mots écrits, auxfpicllcs on associait six images; ces mêmes images étaient associées à des mots d’autres séries. Dans l’espèce, les figures dessinées représentaient des Heurs, des triangles, etc.

Ici encore, sur 9G1 expériences, il n’y a que ilcux ou trois cas d’association médiate incontestables.

M. Smith, \^ . a traité le même sujet dans une dissertation'. Le test dont s’est servi M. Smith consistait en une série de 5 mots, et de 5 syllabes dépourvues de sens, [iiiis de signes dilTérents dessinés au-dessus des mots et des syllabes. Sur les 5 mots et les 5 syllabes, deux termes de cbaipie sorte étaient surmontés de signes dillérents, tandis ipie les auties l’étaient de signes identiques; de cette façon certaiiK's syllabes n’étaient pas associées à des mots par un lien commun, le signe, tandis que d’antres l’élaieiil.

Pour constater si les sujets oui des assoeialious médiates, on leur montre un mot choisi parmi ceux (pi’il a fixés précédemment, seulement le mot ii’e.st plus surmonté d’un signe; on [irie alors le sujet de

r. M. \V . Saiitii Ziir Frngc von (ter Miltolharcn Associ.'itioii. Lei|>zig,

dire si ce mol lui rappelle une syllabe, la syllabe qui était surmontée du même signe? Dans l’affirmative et si ce signe n’est pas rappelé lui-même, il y a association médiale.

Le plus important de tous les travaux parus sur l’association est l’élude de M. Gustave Aschaffenburg’.

L’auteur commence jiar indiquer l'importance de la question des associations et en même temps son extrême complexité. 11 faut d'abord, dit-iD. réunir un nombre sullisanl de données recueillies sur des sujets normaux et sains pour avoir une notion exacte des lois pbysiologigues de l’association; plus tard il conviendra d’observer comment ces lois se modifient sous l’induence du sommeil, de la fatigue, etc.

Pour étudier la nature de l'association, ^1. .\sciuf- FENBURG a employé trois méthodes :

Première méthode. — Ün énonce un mot à haute voix et le .siijc't doit, le |)lus rapidement possible, écrire ou sténogra|>liier à côté de ce vocable tous les mots (pie le premier lui rappelle et cela durant un temps strictement déterminé.

Ih’u.rième luélhode. — Le sujet, après l’audition de cluRpie vocable, prononce ou inscrit seulement le pi emier des l(‘rmes (pii lui revienuent à la mémoir('.

1. M. (!. AsciiArrKMUiBG. l''xpcriineiilctto sUi(ticn ül)pr .tsso- (’ialionon, dans P.fyriiolofil.'iclir .frlirilcri. |>iit)tii's par E. kn.i;l'i i.iN. t llanil. |i, aop à Itoo. I.oipzij;, ii'p.), cl dans /(/.. Il, p. I à iS'i. I.oipziff, liSpCi.

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Charpie expérience était précédée d’un signal : l’expérimentateur rendait le sujet attentif en lui disant : « A présent' ».

Troisième méthode. — Elle dilfèrc de la [irécédentc en ce rpie l’on mesure le temps ipii s’écoule avant rpie le sujet réponde. En dispositif ingénieux permet d’enregistrer au clironoscope de llu>p et |)ar consérpient de mesurer en millièmes rie seconde le tem[)s f|ue dure l’opération; une sorte de clef à deux bras est, au moment où l’on vient de dire « à présent », applirpiée sur les lèvres de l’expérimentateur et sur celles du sujet; rpiand l’expérimentateur oinrc la bouche pour jirononcer le vocable cpii sert de test, la pièce mobile rpi’il retient tombe sur un contact, d’où fermeture d’un circuit, passage d’un courant, mise en marche des aiguilles du cbi-onoscope ; (piand le sujet ouvre la bouche pour jirononcer le jiremicr mot associé, la deuxième jiièce mobile tombe sur le contact, d’où : oincrture du circuit, inlerrujition du courant, arrêt des aiguilles. On mesure ainsi le temjis fju’il faut jioiir percevoir le vocable, et commencer à prononcer le jiremicr mot associé, jilns le tcmjis (jue met l’exjiérimentateur à jirononcer le jiremicr ternie.

Dans certaines recberebes, rexjiérimentaleiir, au lieu de laisser tomber une jiièce mobile au moment où il commeri(;ait à Jirononcer le mol, fermait le circuit au moyen d’une jiression de la main en même tenijis qu’il jirononçail un mot d'une syllabe.

L’auteur jirojiose une division nouvelle des associations, la voici :

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