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I.E SIÈGE DE EA MEMOIRE

f'açable de l'action du climat sous lequel il a [)oussé. S’il en est de sains et de savonrenx, comme les IVuits formés sur les plantes tropicales, il on est d’amers ('t de coriaces, poussés sur des troncs toidus par tous les ouragans. Le système nerveux retient les impressions qn’il a reçues et les monvcmcnts (pii l’ont traversé avant de devenir contraction musculaire.

11 faut dans les centres neivt'iix distinguer, au point de vue de la mémoire de fixation, plusieurs espèces, plusieurs catégories de sièges. Il existe des mécanismes compli([ués tout prêts, scmble-t il, emmagasinés, retenns dans la moelle é[>iinèrc.

Chacun sait (pic si on enlève à une grenouille toute la partie supérieure de l’axe céréhro-s[)inal, en ne laissant intacte (pic la moelle seule, l’animal, dans cet état, est encore ca|)ablc de réagir aux stimulations extérieures; si on lui pifjiie ou pince la jieau, si on lui place, par exenqde, une goutte de vitriol sur le dos, l’animal, axec ses [lattes de derrière, frotte la place atteinte; on dirait, à voir ses mouvements, (pi'il vent essuyer la partie ImnK'xtée, enlever l’acide en brossant la peau; il fait ce mouvement avec les deux jiattes à la fois; si on lui tient la droite, par exemple, il continue avec la gaiicbe seule : si alors on immobilise cette dernière en lâchant l’autre, c’est avec la droite qu’il poursuit son maii(‘ge. Ces mou vements sont |)arfaitement adaptés au but à atteindre; un être intelligent ne ferait jias mieux. \oilà iiik' mé moire déjà assez élevée, localisée dans les centres nerveux inférieurs.

Si, au lieu d’enlever complètement l’cncépliale, ou conserve les ganglions du mésocé[)bale, la greiiouilb'

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privée de cerveau a déjà une mémoire plus étendue que celle qui n’a pas gardé son mésocéphale ; elle a retenu les mouvements de natation ; si on la jette à l’eau, elle nage ; des mouvements de direction : elle évite une ombre très foncée ; mais elle manque d'initiative, semble-t-il. C’est dans le cerveau que se trouve la mémoire des mouvements spontanés proprement dits.

Depuis la découverte célèbre de Broca en i86i, d’innombrables travaux ont eu pour objet de localiser, dans l’écorce cérébrale, les centres des diverses fonctions, les sièges des images sensitives et motrices et par conséquent de leurs traces, de leurs souvenirs. Dès l’abord, les pbysiologistes se divisèrent en deux camps : les adversaires acharnés, cpii à toutes les expériences oj)poscnt la question préalable : vous dites que c’est parce qu’on a extirpé l’écorce cérébrale, autour de la scissure calcarine, que l'animal opéré a perdu scs souvenirs visuels; mais votre conclusion n’est pas établie; en opérant, vous avez violemment, brutalement excité le cerveau : or, toute stimulation d’un centre supérieur atténue ou supprime les réflexes des centres situés ])lus bas; votre chien ne voit plus ])ai'ce que son centre visuel situé quelque part en dcssotis de l'écorce est momentanément paralysé; mais attendez ipielques semaines, l'animal reviendra de son état de stu|ieur, il commencera à tourner la tète du coté du joiir; encore un peu de patience, il verra ])res(pie aussi bien qu'avant.

\ (|uoi les expérimentateurs répondaient en imaginant la loiH'tion vicariante : si l’écorce est détruite autour de la scissure, calcarine, les souvenirs visuels

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