I. M. ItlH'UUÜN. Oj). cil., p
•>. M. Dcr.As. OItsorvatioiis sur la l’aiissc* UK^moirp. lire. l>hilo.‘i., janvier
il. ^t. Dugas. Oj). cil.. |). I.a citation est tirée de M. Iliuor, l.ps maladies de I.a mémoire, |i. i.âo. Reçue f)liilosol>lii<iue. |aii\ier
IDENTIFICATION ET EOCAMSATION
Üexion dissipe; la fausse mémoire est une illusion totale, que ne sauraient ébranler tous les raisonnements du monde. On ne réussit pas même apres coup, à s’en démontrer la fausseté ‘ ».
La paramnésie est une impression de déjà va toute particulière ; ce n’est pas « la même chose » qu’on revoit, c’est « la chose même ».
Le souvenir ordinaire est quelque peu effacé, inlidèle « ce qu’on appelle \c souvenir faux est d’une [irécision matliématiqiie, d’une fidélité absolue ». (C’est évident, puisqu’il est une sensation, une représentation provoquée par une stimulation extérieure actuelle).
M. I) CGAS cite de nombreux et fort intéressants exemples de paramnésie ; pour les détails je ren voie à son article. L’explication du pbénomcne demeure pour lui bypothélique ; il est tenté de croire que la paramnésie est un cas très spécial de dédoublement de la personnalité. D’ordinaire le dédoublement de la jicrsonne n’est connu qti’après coup et par ses eflèts ; dans la fausse mémoire, il serait [lerçu au moment où il se produit. « Le sujet atteint de fausse mémoire a conscience de devenir autre ; C... s’exprime à peu près ainsi, commenlanl le récit de sa fausse mémoire;! l’examen ; j’écoutais ma voix comme j’aurais écouté celle d’une personne étrangère, mais en même teiiqis je la reconnaissais comme mienne, je savais rpie c’était moi qui parlais, mais ce moi qui parlait me faisait l’clfet d’un moi perdu, très ancien et soudainement retrouvé. Lu un mot le sujet se sent rester le même, en devenant deux. Le sentiment est