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it. M. iN'odict. Op. cil., |j. i.')2.
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d’une très forte constilulion, est remarcpiahlement ATgoureux pour sou âge. Commerçant, entrcpreuanl, tenace, mais violent et querelleur, il dirige lui-même ses alfaires. Trois ans environ aAvant d’être examiné, en 1888, il a des vertiges et depuis un an il perd la mémoire des dates et des nombres, ignore l’âge de ses enfants, oublie l’aspect de sa maison. En aoi'it de cette année 1888, il fait un voyage pour ses alfaires, rentre exténué et raconte que la tempête lui a fait heurter la tête contre un écbafaudage. Cet accident l’a rendu aveugle pendant un instant, cependant il s’est relevé et a gagné la gare située à trois quarts d’beure de là. 11 garde le lit pendant deux ou trois jours, se plaignant de sa vue. Cependant, le jour même de l’accident et les deux jours suivants, il semble voir comme toujours. 11 se lève et ne reconnaît plus l’endroit où il se trouve, il faut qu’on l’aide à sortir de la cbambre. Il arrive dans la rue : tout lui semble nouveau. Son asynd)olie se manifeste dans toutes les circonstances : il eberebe j)ar toute la chambre ses bottes ])lacées sous son lit, il prend son ])antalon |)our son habit, etc., etc., il est devenu inca[)able de [)rendro connaissance do ses lettres et charge sa fille de lire sa correspondance, il ne reconnaît même [)lus sa fille ([u'il ap|)elle « Oscar ».
Le u.'l septembre 1888, il est examiné j)ar \N eh- .MCKE. (Jn constate que sa mémoire est affaiblie, que les troubles somatif|ues portent surtout sur l’organe visuel, il y a bémiopie droite, absolue, l’acuité visuelle est de 1 3, ce (|ui est |)resquc normal ])Our un sujet de son âge, l('•gers troubles sidqectils de la vue, ces troubles variant d’un jour à l'autre. Par contre,
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raclil'onialopsic csl très intense : le malade confond le bleu foncé avec le rouge du sang: pourtant lorsqu’on lui donne un écheveau et qu’on lui demande de placer à côté tous ceux qui sont de la même couleur, il le fait très exactement et avec assurance.
Le malade continue donc en fait à percevoir et à dislinguer les coideurs, mais il ne peut pas faire correspondre ces couleurs avec les expressions du langage ou avec des re]:)résen ta lions plus complexes’.
Le sujet ])eut diviser en deux parties égales une ligne donnée et déterminer le centre d'un cercle, mais fpiand on le prie, d’exprimer en centimètres la longueur d’un objet, il commet les erreurs les plus bizarres.
11 perçoit les dimensions, mais ne peut les énoncer.
La vision binoculaire était conservée : le malade voit le. relief, les aspérités et les creux des objets.
L’étal de la mémoire Aisuelle du malade est particulièrement intéressant. Le sujet peut fixer des images visuelles nouvelles, sa mémoire de lixation subsiste, la mémoire visuelle de rejiroduclion subsiste également, mais elle n’est jias bonne. Il jieul reproduire (juoifpie im])arfailemenl, jiar le dessin, les objets qu’on lui nnnime : une jioire, une fourcbelte.
Sa mémoire verbab' est intacte : les souvenirs visuels de mots écrits, emmagasinés dans la région du pli courbe, sont demeurés indemnes, le sujet écrit couramment .
Il peut reproduire ]iar le dessin les objets (pi'on lui mnnire : un balai, une clef, une montre, mais
Al. Nüdkt. Oj). cit., p, i.'iO.
TDF.NTn'TCATTO^ KT I,OC\US\TION
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« pendant cju'il dessinait il ne savait plus ce qu’étaient ces objets* )). Quand on le prie de dessiner sans modèle, il ne termine jamais son dessin parce que à un moment donne il ne sait plus identifier l’image qu’il a dans l’esprit avec le dessin qu’il forme. Ainsi, « s’il veut dessiner une botte, il fait à part la lige et le pied, il en est au talon, où doit-il le placer!* 11 lésait mais ne comprend plus son dessin, pas plus que s’il avait été dessiné par un autre; il fait en bésitant un talon, tantôt ici, tantôt là, ou bien il reste en suspens' ».
Quant à la lecture et à l’écriture, si la seconde semble intacte — il écrit couramment sous dictée ou spontanément — la première est fortement altérée, il ne [)arvient presque pas à lire un texte, imprimé ou écrit; il ne distingue pas les nombres; de meme, parmi les objets usuels il n’en reconnaît que quelcpies-uns et ignore tous les autres.
Le malade éprouve une grande tlilbcullé à j)ercevoir et comparer deux dessins, cependant il s’oriente facilement : « Les ])renùèrcs semaines, il ne pouvait pas s’orienter chez lui ou dans les rues, il fallait l’acconq>agner, mais depuis six semaines il commence à aller .seid, il fait de grandes promenades tlans Breslaii, sans demander son cberuin; il se troiiq)e, rarement. Il a|)[)iit depuis sa maladie à comiaîtix; et à retrouver de nouveaux cbemins, [)Ourtantil lui arrivait bien de se perdre dans des endroits (pi’il connaissait bien et d’être obligé de. demander son cbenùn^. »