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M. Bourdon, Op. cil., p. i

dans les séries de lesls cinq termes qui l'allirent et M. B. deux seulement.

Dans ce cas il pourra se faire que ^I. A. tout en possédant une mémoire d’identification moins étendue que celle de M. B. donne des réponses meilleures.

Il convient aussi de distinguer la façon dont les sujets reconnaissent les tests répétés. M. Bolrdox observe excellemment qu’il est possible de reconnaître sans qu’on puisse se représenter l'objet reconnu. Chacun a observé par lui-même ce phénomène banal ; une personne C[ue nous rencontrons, un objet qui frappe nos regards paraissent familiers: nous disons bien souvent : je connais ce Monsieur, ce jiaysage ne m’est jias étranger ; mais qui cela peut-il être, où donc ai-je vu ce sous-bois P 11 a dû se faire que parmi les reconnaissances enregistrées par l'auteur il y en eût de vagues et d'autres nettes.

Ces deux sortes de réponses ne mesurent pas également l’étendue de la mémoire d'identification.

La vitesse avec laquelle on fait défiler les tests exerce sur le nombre des reconnaissances une inlluence qui n’est nullement négligeable.

Les mots [irononcés à raison de deux ]iar seconde SC fixent parfois de laçon incomplèfi' ; quand on procède avec lenteur, en prononçant seulement un terme par si'conde, le sujet peut mieux comprendre et en outre, il a le temps d’associer aux tests des souvenirs révi'illés ; ces associations facilitent singulièrement la ■ ('connaissance, l n d('s sujets de M. Boi uoox en a lait spnnianémeni la remanjue.

11 ('sl |)arliculièremenl intéressant d'étudier les

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erreurs commises. Les fausses recuimaissances sont très frécjnentes :

« Un fait intéressant à ce sujet, dit rauteur, c’est qu’on se sent porté à reconnaître les lettres ou mots qui éveillent l’attention’.

11 y a donc une certaine parenté entre le sentiment qu’on éprouve quand on reconnaît quelque chose et celui qu’on éprouve en devenant attentif. C’est ce qui ex[)lique que la reconnaissance apparaisse comme parente encore d’nn autre phénomène, qui en est [)Our ainsi dire le contraire, savoir la surprise en présence du nouveau, de l’inconnu.

Si à l’éti anger on rencontre par hasard un compatriote connu on est vivement surpris, on le reconnaît et il produit en (jnehpic sorte l’inqjression d’un objet nouveau. 11 s’agit dans ce dernier cas d’une variation momentanée du niveau d(; la conscience. Mais comment peut-on distinguer alors le niveau du déjà pei'(;u, quelle différence y a t-il entre voir une ligure au milieu d’inconnues, ou voir une ligure inconnue au milieu de connues? lu des moyens de faire la distinction c’est peut être le sentiment d’une ] dilliculté relative, tpiand on passe du connu à l’inconnu et au c()ntraire d’une facilité relative en allant de l’inconnu au connu ; un objet connu est plus i facilement, j)lns ra[)idemcnt, plus profondément

I . Ccpenrlatil si rattciilioii (Hait lro[> l'ortcmont cvcilli-c, il ii’y aurait pas de fausse reconnaissance, [)arce (pi’alors on serait sur de n'avoir entendu (lu’unc fois le nujt. Par exemj)le, si dans uiu! liste de mots dépourvus d’intérêt on intercalait un mot intéressant comme vermoulh , ce mot frap[>erait tellement raltontion qu’on serait certain de ne l'avoir entendu ({u'ime fois (note ilo l’auteur, tu., id.'), p. itio.

iH.

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aperçu ou compris que les objets inconnus qui l‘entourent et inversement pour un objet inconnu au milieu des connus.

La différence entre reconnaître et être surpris en j^résence du nouveau serait ainsi un phénomène comparable à ce qui se produit chez le marcheur suivant rpi’il passe d’une route plane à une route qui monte ou une qui descend ; l’effort musculaire se trouve modifié dans un cas comme dans l’autre, mais ici il se trouve anodifié dans le sens d'une diminution de difficulté et là dans le sens d’un accroissement.

Dans les deux cas d’ailleurs le marcheur peut éprouver une sorte de surprise analogue, de même que celui qui s’étonne en rencontrant une figure familière, ou au contraire en se trouvant en face do cpielque chose d’inconnu*. »

Ce passage met parfaitement en relief les caractères différentiels qui distinguent les images-souvenirs des images actuelles.

On ne saurait mioux dire.

Néanmoins la plus im|iortanle cause des erreurs de reconnaissauce est la ressemhlauce. Ceci ne veut |)as dire que toutes les paramnésies s'ex]iliquent par l’analogie entre les images ou jiarties d'images ; les sujets examinés par VI. lloruuox ont faussement reconnu la lettre /), alors que le test répété était I.

Il n’existe aucune ressemblance entre cette vovelle et cette consonne ! Serait ce que jioiir une rai.^sou ou une autre ces lettres .^;ont également intéressantes ou associées à un même groupe de souvenirs;*

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