‹ La mémoireChapitre 137 sur 148 · I. M. Hiu uDDN. Oji. cil., |i. ilU · texte numérisé non relu

I. M. Hiu uDDN. Oji. cil., |i. ilU

TrtAVVUX EXPÉRI^IEXTAUX

L’auleiir a l’ail une l'oule tle reinarqucs de détail fort intéressantes, je n’en citerai qu’une seule : l’opération relativement compliquée que devaient faire les sujets a pris généralement moins de temps que la simple lecture du texte, lorsque le sujet prononce mentalement. M. Boüudox en conclut que ses sujets ne prononçaient pas, mais pour gagner du temps se contentaient de regarder le texte ; sur 28 cas il n’y a eu qu’une seule exception, un seul sujet a mis plus de temps à faire l’f)péralion de discrimination qu’à lire mentalement.

M. Bourdon souhaite que les pédagogues apprennent aux enfants à lire sans prononcer, à cause du gain de temps très appréciable qui résulterait de la suppression de la prononciation mentale.

Les [)rinci|)ales conclusions qui se dégagent de ce lra\ail sont les suivantes : le lenq)s nécessaire pour constater qu’une lettre est semblable à celle qu’il faut barrer, plus le tenq)s nécessaire pour faire celte opération est considérablement |)lus long (jiie celui qxie demande la sinq)le constatation faite pour les autres lettres, qu’elles ne sont pas send)lables. La première opération exige en moyenne 5o à 70 centièmes de seconde, la deuxième lu; prend ([ue 7 à <S centièmes de seconde.

L’elTet de l’entraînement est a[)préciablc, mais néanmoins assez faible.

Le nortd)rc des omissions varie considérabhmient d’après les personnes; certains sujets omettent une lettre sur six, voire sur ciiu| ; d’autres une sur cinquante et môme sur cent.

Certaines lettres sont omises |)lus fi'éfpicrnmcnt

LA MÉMOTBE

que d’au 1res ; d’ajirès l'ordre croissant des nombres d’omissions il faut ranger les six lettres omises comme suit : e, a, Çk, l, /,) o.

On n^a pas trouvé de relation entre le nombre des omissions et la durée des opérations ; le meilleur de tous les sujets examinés par Bourdox est en même temps celui qui travaille le plus vite.

« Ici donc, comme ailleurs, on peut trouver des personnes qui travaillent vite et bien. » ’

Dans leur travail paru en 1896 MM. Thomas et Boux étudient expérimentalement un cas d'agnosie : titre : « Essai sur la pathogénie des troubles de la lecture et de l’écriture des aphasiques moteurs corticaux ■ ».

11 contient quelques aperçus intéressants sur le mécanisme de la rééducation. Déjà, l'année d'avant, les auteurs avaient étudié les troubles de la lecture chez les aphasiques moteurs corticaux.

Chez dos malades qui paraissent capables de lire parlàitement, il existe des luodilicalions latentes plus ou moins jiroromles. On révèle ces troubles ]iar certains artilices, en changeant le dessin du mot. l’agcucement des lettres ou des svllabes.

Ainsi (i) on écrit le mot non plus île gauclie à droite mais de haut en bas, en jilaçant la deuxième lettre au dessous de la première, la troisième sous la seconde et ainsi de suite.

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