‹ La mémoireChapitre 19 sur 148 · I.E SIÈGE UE LA >IÉ\I01RE · texte numérisé non relu

I.E SIÈGE UE LA >IÉ\I01RE

place le centre auditif musical dans la preniièie, ou dans la première et la deuxième circonvolnl ion temporale gauche tout près du centre de W ehaicke où se lixent les images auditives ilu langage.

^ oilà donc la zone du langage, déjà si complexe, dédoublée, en un premier territoire contenant les souvenirs des mots et un second qui s’y enclave de tous cotés et qui garde les sons, l’audra-t-il en imaginer un troisième enclavé entre les deux premiers?

àl. Mirai.lié, dans sa tlièsc, cite à plusieurs reprises le cas où la mémoire des chill’res est mieux conservée que celle des mots.

l'ixiste-t il une zone du calcul, une cécité et une surdité des chilTres, un centre moteur d’articulation des nombres et peut-être une agrapbie correspondante Des observations déjà anciennes montrent que l’on [)eut perdre la mémoire îles cbilTres et seulement cellelà : M. Kirot cite le cas d’un voyageur longtemps exposé au froitl et qui par suite a |)erdu la faculté de calculer.

C’est ceipi’on appelle une amnésie jiarticlle. Î\I . C.- C. b’ERRARi a ob.servé un cas intéres.sant '. Je résume d’a[>rès l’analyse f|u’en a faite M. Binet".

M. Binet rajipclle l’exemiiledc M. Birot puis l’observation de Korres W inslow lecpiel ra[)porte qu’un soldat, a|)iès une tré|)analion, (lerdit pour un temps le souvenir des nombres 5 et 7 ; lui-même M. Binet, au moyen de la suggestion by[)noliquc a siqiju imé cbez

i. LU casodl amiicsia par/.ialc continua, dans sjxn'in. de freniatriu, etc., \X, fasc. III IV, a. Année psych., V année, jn Mli'i.

un malade la mémoire du chiflVe 7, et ayant omis d’abolir cette suggestion, il en résulta pour le sujet une amnésie partielle continue fort gênante qui pendant plusieurs jours lit fairedes erreursde comptabilité.

Dans le cas cité par M. Ferrari, il s'agit d'un homme instruit qui peut s’analyser. « Agé de 27 ans, ayant gagné au concours un grade académique, il a remarqué lui-même, que pendant les examens, il était sujet à de partielles et brusques pertes de mémoire, au point qu’il perdait jusqu’à l’idée des matières sur lesquelles on l’interrogeait quand même il les avait apprises soigneusement.

Il est dépourvu de stigmates hystériques, ne présente rien de ])arliculier ; excellente mémoire, spécialement visuelle, mais Inaptitude complète à retenir les chiffres, au point qu’il a renoncé à apprendre la table de multiplication ; il ne sait bien que la série par 2 et par 5. Dans un récit qu'il Dit de souvenir, il a l’habitude inconsciente d'inventer des chiffres pour remplir les lacunes de sa mémoire ; en général ce cbilTre inventé est pfTis fort que le chilVre réel. Si on n'attire ]ias son attention sur l’erreur, il ne la remarque pas, et il ne fait d’ailleurs aucun elfori pour se remémorer le cbilTie exact. 11 se sert parfois d'une mnémotechnie rudimentaire.

Aous [lensons qu'il \ aurait eu intérêt à faire des ('xpériences spéciales sur cet individu ; mesure de la mémoire immédiate', pouvoir de reconnaissance, etc. Le mécanisme des amnésies est encore si peu connu » '.

I. ^t. V. ItiNKT. Analyse do l'aiticle de M. Kkhkaiu. dans Aiiink' jisycli u' année, p. 80 '(-8(j5.

LE SIÈGE DE LA MlhlOlltE

Enfin il faudrait peut être distingner encore, dans chacun de ces centres des inéinoires verbale, musicale et des chiffres, des subdivisions nombreuses dans lesquelles se déposent les souvenirs des diverses cale gories de lettres, de mois, de cbill'res, dé notés, |)our expliquer les aphasies partielles; l’oubli de 5 et de 7.

On voit qu’à mesure que se imdtiplient les observations, la question des localisations, des images, des souvenirs se conq)li([ue davantage. Ce qui rend le problème siardu, c'est qu’il est parfois bien difficile de distinguer, si une classe de souvenirs est altérée parce que le point on elle siège est directement lésé ou sim plement [)arce <pie l’altération d’un autre centre asso cié au [)remier retentit sur celui ci. \ oyez jioni' document tonte la littérature sur ra|)basie.

Enfin, si les bvpotbè.ses de f’LEcnsK; se confirmenl, il faudra encore dédon hier tons ces centi esinnondirables en deux classes : les itdérieurs, centres de projection où les images ne persistent rpie qiielcjiies instants, les supérieurs on reposent les souvenirs organisés.

,1e ne citerai qii'iitic seule ob.servalion publiée par Elecusig et rpii .send)le confirmer son bypotbèse.

L’auteur* rappelle une observation faite |>ar Meuioeh", il s’agit fl’iin malade chez l(M[nel le centre auditif du langage est tf>nt à fait intact, mais .séparé par un foyer de rainollissemenl des pai lies corticales situées au-dessus, an dessous et en arrière.

fintre autres pbénomènes, ce sujet présente laparli-

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