‹ La mémoireChapitre 20 sur 148 · Flechsig. Gehirn uiid Sec.Ln. I,ei[)zif', lS()(i, j). Vi · texte numérisé non relu

Flechsig. Gehirn uiid Sec.Ln. I,ei[)zif', lS()(i, j). Vi

2. tJans Sc h midi s .lalirhiiclier, Bit. 22^ iiiuJ 22.d cité [lar Flechsig. O/j. cil., [).

LA MEMOIHE

cularilé de ne pouvoir relenir les mots qu’il entend et qu’il peut répélci', pendant un temps très court seulement : quelques secondes.

Le cas de cécité verbale pure duc. selonM. Dejeuive. à la lésion des libres ([ui relient le centre du pli courbe à la sphère visuelle, montre, à un autre point de vue, que la zone du langage étant indemne, il peut exister des troubles de la mémoire jtar suite de la séparation de cette zone d’avec les centres généraux AisTiel. auditif ou moteur. 11 en résulte qu'au point de vue de la mémoire, non seulement les ditlérents centres du langage sont solidaires, mais encore que d'autres centres jouent un rôle important dans leur fonctionnement.

Somme toute, au point où en est l'étude des localisations, les psychologues expérimentateurs agiront sagement en s’attachant plus que jamais aux faits bien observés, sans se soucier des théories.

11 est évident ([uc les diverses es]ièccs de mémoires occujient des sièges dilïérents mais la détermination exacte de chacun d'eux est loin d'être faite. Tant qu'il s’agit de la mémoire des os. des articulations, des muscles, voire même des centres nerveux inférieurs, la détermination du siège des souvenirs, des habitudes est aisée : (|uand on jiénètre dans la s|)bère des modifications conscientes, tout devient obscur, ou. du moins, vague.

(ieci a|)]ielle queUpies réllexions.

l 11 os encore mou dél’ormé liabitiiellement dans le même sens garde dans sa fornii' extérii'iire la trace d('s tractions ipii font courbé : des muscles fréipiemnient contractés linissent. si le travail n'est jias exces-

LE SIÈGE DE I. V MÉMOIIIE f\?>

sif, par grossir, et présenter |ilusou moins l’apparence d'une contraction continue.

Les centres nerveux inférieurs conservent le mécanisme tout [)rèt des mouvements qu’ils ont exécutés très .souvent. Cette modification se livc clie/. ([iichpics individus avec une telle intensité f[u’ellc devient héréditaire. Le poussin nouveau-né peut marcher ('t[iicorer les grains fpi’on jette devant lui. Dans ce dernier cas il existe des centres tout formés dès la naissance, centres qui créent la fonction. Dans le premier cas, mémoire des os et îles muscles, la mémoire n’est pas congénitale mais purement adventice. I>es centres nerveux supérieurs, \isuel, auditif, moteur, olfactif, etc., semhlent se trouver dans une situation intermétliaire. Le centre de Buoca ne crée jias la parole avant qu’une éducation appro[)iiée l'ait éveillé : témoins les sonrds-mnets. Les centres qui ])résident aux mouvements de la marche, che/, riiomme, ont hesoin de recevoir des stimulations, île se former, alors cpie ceux des jeunes poulets sont organisés dès la naissance. D’antre part, l’existence seule de la fonction xicariante [ii-onve que, si, chez riiomme normal, une portion déterminée de l’écorce sert à la vision [lar exemple, après l’ahlation de cette sphère visuelle, d’antres parties corticales voisines remplissent les mêmes fonctions. Tous les phénomènes connus de rééducation des amnésifpies tendent à la même conclusion, à savoir que s’il y a chez tout être des |)arlies déteiininées qui renqilissent certaines fonctions, en cas de destruction de ces zones, d’autres terres vierges sont snsce|)tihles d’être cultivées et de [iroduirc ce que [>roduisaient les premières.

11 semble donc que ceux qui soutlennenl que loule l’écorcecérébraleesldivisée encompartimentsdislincts. h chacun desquels correspond une fonction déterminée, sont trop exclusifs :

Sans doute sur un cerveau f/iii a fonctionné les Images visuelles se sont formées autour de la scissure calcarine, et les auditives dans le lobe temporal, mais nul n’a démoniré que les premières occupent toute la zone capable de recevoir des souvenirs lumineux ni la seconde toutes les images sonores : ce n 'est pas le centre qui crée la fonction, mais la fonction qui organise le centre.

Tout mouvement, sensation, émotion, image, laisse sa trace dans toutes les parties de l'organisme qu'il traverse, et une trace plus ou moins profonde d'après le temps qu’il y séjourne et l’intensité qu’il a conservée. On s’est beaucoup plus occupé des quelques stations terminales où s’arrêtent les impressions, que des rails, des voies qui les relient ; les travaux de M. De.ierixe sur la dé|)eiulancc entre eux des centres du langage, et sur la cause de la cécité verbale pure montrent toute rimporlance du rôle des libres d'association dans la mémoire du laimarre.

Les fibres balntuellement traversées par un courant donné, de droite à gauebe. orientent leurs molécules de manière à devenir plus perméables, pour ce courant là et celui-là seulement.

Les (ibros traversées de gauebe à driute deviennent perméables dans une direction O|iposée : la mémoire de fixation ne siège pas seulement dans les centres, mais aussi dans les libres qui les unissent. C'est encore et toujours l’exercice qui crée ces >oies de communi

LE SIÈGE OE LA MEMOIRE /j Ô

cation, dont le rôle est parfois aussi important que celui des stations (jii’ils réiinissenl.

Enfin, dernière considération sur la valeur réelle des centres de localisations : chez un illettré, la zone du langa^m n'a pas la même étendue que chez le lettre ; comme le dit M. Mirallié, les seuls centres du langage, développés chez le premier, sont le centre moteur de IIroca et le centre auditif de W erinicke.

Sans doute l'illettré peut voir les lettres inqirimées ou écrites, les rlistingiier et les reconnaître ; mais, semhlahle à certains aphasicpies atteints de cécité \erhale, il les reconnaît comme dessins non comme lettres ni comme mots.

Pour conclure, nous dirons que les soinenirs des modilications conscientes sont localisés dans l’écorce cérébrale, du côté gauche chez le droitier, du côté droit chez le gaucher ; que, d’une manière générale, les inqiressious recueillies par les dillérents organes des sens, devieiment conscientes dans les mêmes régions de récf)rce, chez la généralité des hommes ; que néanmoins ces régions ne sont pas si absolument limitées fpi’elles ne puissent être suppléées [lardes terri toires voisins; que ces régions paraissent suhdi\ iséi's en provinces distinctes où résident îles sous-fonctions, elcnfin([u’ellcs sont reliées entie elles par de imdtiples voies de comimuùcation.

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