‹ La mémoireChapitre 27 sur 148 · I. C(. Année f)sycfioloÿi(iuo, i8ij(i, [). i'i · texte numérisé non relu

I. C(. Année f)sycfioloÿi(iuo, i8ij(i, [). i'i

tivo-moteiir ; dans le premier cas il confondra / avec b, et dans le second cas h et p.

Il faut d’aillenrs interroger le sujet sur sa façon de procéder.

Nous donnons ci-dessous les tests et leur reproducction :

REPBOOUIT COMME SUIT

«M. Zola on lisant les lettres les ro]iètc mentalement ; aussitôt après il les écrit, en s'aidant surtout du souvenir auditif, et peut-être aussi du souvenir moteur. \ oilà le fait fondamental. Cependant il lui

LES TYPES DE MÉMOIRE

arrive — rpoique rarement — de faire usage de l’image visuelle. C’est ainsi que dans le test numéro 3 les lettres Z VT disposées verticalement ont été rappelées par les yeux, mais c’est là une exception. Cn général M. Zola fait des mots avec les lettres qu’il voit; aussi les écrit-il dans le sens horizontal, quelquefois le troisième mot avant le second, mais toujours dans le même sens. 11 est naturel que, faisant des mots, il retienne plus facilement les grmqies où sont des voyelles que ceux composés uniquement de consonnes. Dans le test numéro i , le P est écrit seul comme dernière lettre d’un mot entendu et non vu. M. Zoi.A est donc un auditif verbal, c’est-à-dire que dans l’acte de la ])enséc verbale il tend à se servir surtout des images auditives du mot. C’est jiar l’audition interne qu’il juge fie riiarmonic de ses phrases, qu’il ne relit pas à haute voix comme le faisait I'lvurert. Et cependant il ne comprend bien que s’il lit des yeux; il serait [>ar exemple incapable de suivre un discours. Cela s’explique par l’habitude, professionnelle île l’écrivain dont les yeux sont les fenêtres par lesquelles les connaissances pénètrent'. «

Cette observation montre combien en réalité sont compliqués les types qui paraissent simples; voilà un auditif qui par suite de riiabitudc d’écrire ue jicut suivre un discours.

Il faut remarquer que l’aiulitif s’écarte un peu du type habituel, verbo-auditif-moteur, néanmoins l’articulation mentale, joue chez lui un rôle considérable.

I. M. Toulouse. Émitc Zola, enquête méftico-psycliotogiquc. Paris. Société d’éditions scientifiques, i8q6, p. 183 et i83.

L’analyse que M. Toulouse a faite de la mémoire de M. Zola est la plus complète de tontes celles qui aient été entreprises jusqu’à ce jour. Le savant aliéniste explore la faculté rétcntive de son sujet sous toutes les formes, mémoires sensorielles, mémoire affective, mémoire des idées, mémoire du langage. Nous résumons brièvement ses observations.

A. Mémoires sensorielles. i“ Tactile. — Les sensations tactiles laissent des résidus que M. Zola utilise facilement, ainsi que le prouvent certains tests, sur les perceptions tactiles qui ne sont en somme que des comparaisons avec des sensations anciennes:

2° Visuelle. — 11 existe trois sortes de souvenirs visuels : ceux de la forme, de la couleur et du mouvement. D’après moi la deuxième espèce est franchement visuelle, les deux autres sont kinesthésiques, retenues par les muscles des yeux et les centres qui les commandent. Les considérer comme visuels est une erreur commune à l'immense majorité des ex]iérimentateurs, mais une erreur tout de même’.

M. Zoi.A s’est jirèté aux expériences suivantes: « Hetjariler durant lo". 7 petits ohjets et aussitôt apres les nommer, sans les voir, dans un ordre <pielcon(jue. : recommeneer 7 fois cette e.rpérienee : à la fin de la dernière série énumérer tous les ohjets des 7 séries. » Lelte expérience est cahpiée sur une autre analogue de MM. Binet et Henri sur la mémoire des mots.

1. .l'ai inoi-môme mérilo lo roproche qiio j'adrosso à M. Toulouse on intilnlaiil « Mosoi'o dos illusions Aisnollos » nii Iravail ox[i('rimeiilal sur imo illusion de nature kineslliési(|ue. Iteiiie ptiitus., i8()0.

LES TYPES DE MEMOIRE

Je cite pour document les noms des objets de la deuxième série ; d’abord ceux des objets rappelés puis, eu italirpie, ceux des objets oubliés.

« Timbre en caoulcbouc, liseuse, poinçon, loud de caoulcbouc gris, clou à vis, iioiic-phimc, licelle rouge. »

].,e nomlire des objets rappelés immédialemeut dans chaque série est i’’*’ série 7; série 5; .'T série 5; '1° série (I ; 5® série 3 ; G" série 5 ; 7“ série 6 ; ensemble 37; |)ioj)orlion moyenne [lour les 7 séries, 5,2 p. 7 soit 70 pour 100.

Dans la récapitulation générale M. Zoi.a a retenu 23 objf'ts sur '19, soit en cbitl'rc rond 5o pour 100, exactement ^6,9 pour 100 ou 2<S de moins que dans les expériences sur la mémoire immédiate, ce sont les derniers objets présentés f[ui soûl ra|)polés en plus grand nombre, ainsi que le montre la jirojiortion des souvenirs dans la récapitulation classés par séries; 1 série 2; 2® série 1; 3“ séi ie j ; V série 1; 5'' série j ; G® séiie G; 7'' série 7. Les objets oubliés sont surtout les plus ancieimement vus. Ils ne jiaiais- ■sent pas être moins familiers, iii plus petits, ni moins voyants ipic ceux rap|)elés‘. Loui' saisir la portée exacte de la récapilulatioii, il faut savoir ipu' l’expérirnentaleur, après cbaipu; réra|)itulali<iii pai tielle pi'onoiiçail le nom des objets oubliés; ceux-ci étaient donc lixés une deuxième fois dans la mémoire auditive du sujet; aussi M. J’oi 1,01 si; observe-t il (pi(‘. les objets fpii n’avaient pu être rappelés immê'diatemeul I ont été dans la n’rapitiilatioii gi'iii'iale ; l'auteur

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