‹ La mémoireChapitre 49 sur 148 · LETTRES · texte numérisé non relu

LETTRES

letlrcs,

sur

de

ans.

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ans.

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ans.

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ans.

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de

ans.

MONOSTLL.VBES

4 monosyllabes,

80 (plus de 4 sur 5), de 8 à i3 ans.

35 (i sur 5). à 8 ans.

00 (2 sur 3), de 9 à i3 ans.

83 (4 sur 5), de i4 à 20 ans.

3 (impossible), à 9 ans.

32 (i s>ir 3), de 10 il i3 ans.

3” (3 sur 5), de i4 à 30 ans.

niSTLLARES

4 disyllabes,

80 (plus de 4 sur 5), de 8 h i3 ans.

17 (i sur 0), à 8 ans.

4 3 (s sur 5). de 9 il i3 ans.

73 (3 sur 4). de 1.4 à 30 ans.

3 (impossible), de 8 à i3 ans.

3o (1 sur 3). de i4 à 20 ans.

TRISYLLARES

Irisyllabes, O9 (un |icu plus de 2 sur 3). de. 8 h

— i~ (1 sur 0), de 9 h 13 ans.

— 39 (plus d'i sur 4), à i3 ans.

— 38 (2 sur 5), de i4 à 20 ans.

— 3 (impossible), de 8 à i3 ans.

— lO (I sur 0). de 1.4 à 3o ans.

i3 ans.

l’iNTENSITK de I. \ MÉMOIIIE DE FIXATION IID

L’auteur a tenté d’établir une relation entre la puissance de la mémoire et le développement de l’intelligence, nous ne le suivrons pas sur ce terrain.

\ oici sa conclusion générale ;

En résumé la mémoire immédiate s’accroît un peu de 8 au 20 ans, elle progresse surtout de 8 i.’'i ans, |)uisd'une manière Insensible de i4 à 20 ans ; les séries les plus intéressantes à étudier pour pouvoir coustaler ce progrès sont celles de G, 7 el 8 clull'res, G, 7 et 8 lettres, 5 et G mots.

MM. Binet et Henri ' ont également étudié la mémoire des entants, leur étude très intéressante se divise en deux parties : mémoire des mois, mémoire

des phrases.

La mémoire verbale tixe les souvenirs du langagesous toutes ses t’ormes.

Dans leur premier essai les auteurs ont étudié la mémoire des mots isolés. Il s’agissait de retenir, dans l’ordre où on les apprend, des séries de, mots présentant chacun un sens défini, mais n’ayant pas de rappoi t les uns avec les autres.

Les sujets choisis étaient de deux catégories; d’une part 38oenfanls, jeunes garçons fréquentant les écoles [irimaires de Paris, a|)|)arteuanl aux trois cours siqierieur, moyen, élémentaire, et âgés de 8 à idans. D’autre [>art dix personnes atlulles, sc|)t homnics et trois femmes.

L’idée de faire les mômes expériences à la lois sur

I. MM. Binet el Henri. La mémoire des mots. Année psych., aimée, [i. i.

des masses de sujets qu’on interroge en bloc et dont on doit recueillir les résultats sans indication aucune fournie par les sujets sur leur façon de procéder ; et en même temps sur des sujets adultes entraînés aux expériences psychologiques, capables de s'obser%*er, sur lesquels on expérimente en tête-à-tête, que l’on interroge et qui font des remarques ; cette idée, dis-je, est des plus heureuses pour interpréter d'une part les résultats fournis par le grand nombre et préciser d’autre part la valeur objective des réponses indi\iduelles.

Les auteurs ont adopté un modèle type d'expériences, un test uniforme ; celui dont on s’est servi au laboratoire est auditif : on lisait 7 mots avec une vitesse moyenne de 2 mots par seconde ; le sujet devait immédiatement répéter tous les mots retenus. On inscrit ce preipier résultat.

Une deuxieme expérience suit, puis vient une troisième, une quatrième etc., jusqu'à 7. Le sujet entend donc énumérer 7 séries de 7 mots en tout .'49 ; et après chaque série de 7, inscrit le nombre des mots retenus, et l’ordre dans lequel ils sont retenus. Enfin quand ce [iremier exercice, est terminé, on demande au sujet de répéter le total des mots dont il se souvient; les auteurs mesurent donc deux espèces de mémoires : i " immédiate, 2" durable ou du moins celle (|ui persiste encore quelques minutes aju'ès la première audition ; il s’écoulait en mox'e.nne .ô à 6 minutes entre la pi’emière audition et la rép<'titon totale.

Les dix jiersonncs examinées au laboratoire n'ont pas été interrogées un nombre égale de fois, il v a eu en tout 5o expériences faites et 5 000 mots cités.

t/iNTENSITÉ de l.A ^rÉMOIRE PE ETXATTON I 1 f)

Les sujets, sitôt les expériences terminées, ont été interrogés avec le plus grand soin : on leur demandait (piels avaient été leurs impressions, leui- étal d’es[)rit, sous ([uelle forme les mots s’étaient conservés, s’ils avaient emplové des procédés quelconques pour (ixer j)lus sûrement, etc., etc., toutes les réponses ont été soigneusement consignées par écrit.

Tous les mots ayant été prononcés, c’est son forme de son entendu cpie la plupart des sujets avouaient les avoir conservés ; une circonstance (pii d’apirs les auteurs explicpie en outre la [irédominance générale des images auditives c’est la ra[>idité avec laquelle les mots ont été lus.

I.es sujets mémo visuels avaient très peu de tem[)S pour convertir les images auditives en visuelles.

D’autres travaux ont d’ailleurs montré que la grande masse des hommes relient les lettres, les syllabe^, les mots sous forme d’images auditives et jilus exactement auditivo-molrices.

Ln seul sujet doué d’audition colorée évoquait les images visuelles des mois'. 1, es expériences collectives dans les écoles ont été failes de la façon suivante : Le directeur de l’école était chargé de les conduire. Il .se

I. .lo connais pour ma part un sujet (loin'- d’iinc mémoire générale éviflcmment supérieure à la moyenne, rpii est, en outre, très hon musicien, et retient remaripialilement hien l(!S airs fpi'il a entendus, assez [lonr pouvoir en reproduire les prmci[)anx [lassages a[>rès iitie seule audition ; cet auditil se rappelle les noms des objets et surtout des personnes par leur couleur; sa mémoire fie la couleur des mots est cerUainerneiiL plus intense fjue sa mémoire auditive rrnjtricc ; je n’ai mallieureusement pas encore justpi’ici été à même de le soumettre à fies mensurations

précises.

ii6

rendait avec les expérimentateurs, dans les diverses classes, faisait donner à chaque élève une feuille de papier sur laquelle l’enfant écrivait son nom, son âge, le nom de la classe et celui de l'école. Le directeur alors expliquait longuement et clairement ce qu’on allait faire ; il annonçait le nombre de mots qu'il prononcerait ; il avertissait les élèves qu’ils devaient écouter avec la plus grande attention, et ne prendre la plume pour écrire que quand le dernier mot serait prononcé. » Les auteurs ont exercé la surveillance la plus minutieuse pour empêcher les élèves de copier. On a supprimé les copies de tous les écoliers qui ont semblé tricher le moins du monde.

Voici les principales conclusions auxquelles ont abouti ces expériences :

« Le nombre des mois isoles qu'on relient et qu'on peut répéter après une seule audition varie avec l'àye des sujets, et varie avec le nombre des mots qui ont été entendus. »

L’influence île l’âge n’a pas été constatée nettement ;

11 se peut qu’elle soit d'ailleurs assez faible entre 7 et

12 ans : le fait est (ju'en comparant les réponses données par les élèves des quatre classes d'une meme école, et qui ont tous été examinés par un même expérimentateur, on constate ipie les élèves du cours supérieur retiennent de jibis que ceux de la classe inférieure, non pas un mot, mais une petite fraction de mot.

('ilu'z les adultes examinés au laboratoire la mémoire des mots se montre un peu siqiérieure : dans une sérielle 7 mots, les adultes en retiennent en moyenne l”), 7 ; les enfants de 7 à i3 ans .'1, 7 seulement.

l’intensitic diî t.a mémoire de KIWnON IT7

Ces résultats, conformes à ceux qu’ont obtenus MM. Bourdon, J.xcobs, Bouton et d’autres, appellent une réflexion.

L’intensité de la mémoire de fixation dépend de <leux causes, la première anatomo-physiologi(]ue, la plasticité des centres nerveux, la seconde [isychologi- ([ue, le degré d’attention.

Quand on réfléchit à l’immense quantité d’images, que l’enfant emmagasine dans ses centres comme en se jouant, et à l’elfort que doit faire un adulte pour fixer des souvenirs, on en arrive naturellement, semblet-il, à cette conclusion : c’est que la mémoire de fixation depuis l’enfance ju.squ’à la vieillesse, va en dimi nuant d’une certaine manière, et en augmentant d’une autre manière : la plasticilédiminue, le pouvoir d’atten tion augmente. .V mesure que l’être bumain avance en âge, tous ses tissus deviennent plus durs, partant |)lus élastiques et par conséquent les déformations ([u’y produi.sent les images tendent ])lus aisément à s’efl'acer ; par contre l’attention en se, [lorlant sur une image déterminée l’avive, et peut ainsi, non seulement contre-balancer la diminution de plasticité des ccnlri's mais aller au delà.

La sinqile observation courante nous montre (|ue la mémoire des enfants et snrlmil des tout jeunes en fants, fixe tout ce ipfi iin[)ressionne le.s cenires cl cela plus ou moins intensément d’après ipie l’impression a été [)lus ou moins vive; tandis (pie cbez les jc'unes gens et surtout cbez les adultes, il s(; fait une sélection dans les im|U'essions ; on ne conser\e (pie co (pii intéresse ; ce qu’on fixe intentionnellement.

Pour interpréter les lois révéfi'es [lar .MM Bourdon,

Tt8 la ArÉMOTRK

JvcoRS, Binet, Henri, etc., il faut tenir compte de ces deux facteurs de la fixation.

La plasticité va en diminuant à mesure que l'enfant devient homme, cpie l’adulte se développe ; et tombe à son minimum durant la vieillesse ; mais l’attention volontaire, active, non celle que des stimulations extérieures extraordinaires éveillent, l'attention volontaire, dis-je, croît depuis l’enfance jusqu'à l’àge adulte (j’ignore jusqu'à quel âge ce pouvoir augmente chez la généralité des hommes et à partir de quand il commence à décliner).

Si donc la mémoire de fixation croît de 8 à i3 ans et un peu moins de i/| à 20 ans, si elle est légèrement supérieure chez les adultes, cela proviendrait de ce que la puissance d’attention augmente depuis l’enfance juscpi’à l’âge adulte, plus rapidement que la plasticité diminue.

C’est là une théorie si on le veut, mais elle est basée sur une foule d’observations et rien n'empèche de la contrôler expérimentalement en mesurant à divers âges la jniissance de l'attention.

Revenons aux conclusions de àlM. Binet et Henri:

« Le nombre de mol.<i A/.s' e.vei'cc une certaine in fluence ,'iui' le nombre de mots repeti\s. » Un calcul très simple nous fait connaître le nombre moven de mots retenus par un enfant de cette classe ' ; il est ])our une série de ô mots, de .'4 mots fi ; pour une série de (1 mots, de mots 9 ; jiour uiît' série de 7 mots, de !\ mots 9 ; l'examen des autres classes conduit à des conclusions à peu près équiva-

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