‹ La mémoireChapitre 51 sur 148 · I. MM. BiNi-;r ni IIi'.nui. Of). cil., [). Ç · texte numérisé non relu

I. MM. BiNi-;r ni IIi'.nui. Of). cil., [). Ç

•2. MM. Bim-'.t et lIrMti. Op. cil. |i. i.i.

« Quand on apprend une série de mois ou successivement plusieurs séries, ce sont (es mots appris les premiers et (es mots appris derniers (ju'on retient le mieux. »

Les résultats obtenus tant dans les écoles qu'au laboratoire montrent que les sujets retiennent mieux les mots du commencement de chaque série, probablement parce que l’attention est, au début de l’exercice, à son maximum d’énergie ; et les derniers mots de la série qui résonnent encore dans la mémoire quand on commence à écrire. J’ai observé que beaucoup de sujets commencent par écrire les derniers mots prononcés avant de faire elïort pour se rappeler ceux qui précèdent.

« Le sens des mots influe sur la mémoire. »

Quand on compare la mémoire des chiffres à celle des mots, on constate un avantage évident en faveur des seconds, les premiers se fixent sous forme de pures sensations, les seconds sous forme d'idées ; ou, plus exactement, les premiers sont des mouvements beaucoup plus simples que les derniers. 11 ne faudrait pourtant pas exagérer ; certains chiffres sont associés à des idées e ainsi deux représente la paire, 3 est un nombre poétique, 7 est un nombre fatidicpie » ; jiar contre en interrogeant les sujets on constate ipie certains mots n'éveillent aucune idée et sont retenus en tant que sons et indéjiendamment de leur .sens.

Dans les exjiériences faites sur les écoliers, les auteurs ont remarcpié ipie certains mots « juipitre » par exenqile, indéjiendamment de leur place dans la série, ont été retenus par la majorité des élèves.

l’intensité de la aiémoire de EINATION I T Voici un tableau absolument concluant à cet égard :

MOTS PHONONGÉS

fl

bo

cr

ire

classe (33 élèves), réponses exactes.

.\insi le mot «

pupitre », qu

i occupait

une pi

ace

très désavantageuse, a été mieux retenu que tous les autres même les premiers et les derniers.

Ici encore se manifeste l’intervention de la sélection, de la mémoire utile, de l’attention volontaire; on constate davantage encore cette inllnence dans les résultats de l’expérience suivante;

Lue personne qui sait le framjais, l’anglais, le russe et l’allemand est invitée à réqiéter 7 séries de 7 mots. Un [irononce alternativement des mots des dinéren tes langues; il y a i3 mots russes, lu mots fiançais, i‘i mots allemands, 12 mots anglais.

\ oici les résultats :

Mots russes..

Mois français. .

Mois allcrnaïuts.

Mois anglais.

;PKT1TI0S lUMKUIATE

R K l> KH T I O N O li .M : Il A I.U

Ur la langue anglaise est des ipiatre la moins familière au sujet.

LA AILMOIRE

Les réponses inexactes données par les sujets sont de deux sortes ; ce sont des oublis ou des substitutions inconscientes.

Le nombre des erreurs par imagination ou substitution est beaucoup moins considérable cpie celui des oublis, et ici encore on constate la prédominance du rôle de l’attention cliez les adultes; les oid)lis purs et simples sont relativement beaucoup plus nombieux chez les adidles rpie chez les enl'ants : les premiers conrondent moins les produits de leur imagination avec les souvenirs ; les enfants, qui n 'y regardent pas (le si près, confondent plus aisément ; chez

ceux-ci les erreui's par imagination constituent le g

des erreurs totales ; cbez les adultes le Ce qui

ajoute à la portée de cette conclusion, c'est que les erreurs par imagination sont presque loiiles dues à des analogies de consonance : tandis que celles qui résultent d’une analogie de sens sont beaucouji plus l’arcs. Pour terminer les auteurs font quelques remar(|uessur le mode d'éveil des souvenirs ; se basant sur les renseignements fournis ]iar leurs sujets adult('s, ils jiensent que les movens emjdovés jiour se souvenir sont les suivants: « i" ]iersistance de nn^ls comme sons dans l'audition interne: 2" éveil de mots ]iar analogie' avec d'autres mots présents à l'esprit ; d" éveil de mots par association de contiguïté : V’ éveil sjiontané de mots (|ui ne se rat lâchent ;'i rien. Lutin f)" et ('e d('rnier jirocédé ne jtaraîl ^las spécial mais général et inqtliqné à (piebpie degré par tous les antres, direction di' l'allention et de la volonté de

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