‹ La mémoireChapitre 54 sur 148 · MAt. tîiNUT cl ItiNHi. Op. cil · texte numérisé non relu

MAt. tîiNUT cl ItiNHi. Op. cil

l’intensité IIE LA MÉMOIRE DE FIXATION 125

rcat, après une seule audilion, des diverses plirases énoncées, les auteurs examinent trois questions : « les etlèts produits par la diiïérence d’âge des enfants, les etlcts produits par la longueur croissante des phrases, la comparaison entre la mémoire des mots isolés et la mémoire des phrases. »

Ils concluent :

« i“ Le nombre des mots retenus, après l' audition d’une ou de plusieurs phrases, est en rapport arec l'cuje de l'enfant. » La ditlérence entre l’intensité de la mémoire des plus jeunes élèves et celle de la mémoire des plus avancés qui est très peu sensible quand il s’agit de retenir des mots isolés, est bien marquée quand il faut fixer des groupes de mots reliés entre eux par le sens. Mous voyons ici la supériorité de la mémoire organisée sur la mémoire fruste; et le rôle évident de l’attention plus développée chez les écoliers plus âgés.

« 2® Le nombre des mots retenus, après l'audition d'une plira.se ou d'une série de phrases, awjmente avec la longueur des phrases, mais cette augmentation se fait dans des proportions faibles. »

« 3“ La mémoire verbale des phrases est, dans les cas où nous avons pu faire une comparaison entre les deux, environ vingt-cinq fois supérieure à la mémoire des mots isolés. »

Les auteurs sont arrivés à cette conclusion, dont la portée est considérable, d’une manière assez étrange ; il nous faut insister.

Il est facile de comjirendre — disent \LM. Binet et Henri; — comment nous pouvons comparer ces deux mémoires, et dire dans quelle mesure l’une est

supérieure à l’aulre; Supposons un enfant qui, dans une expérience sur la mémoire des phrases, commet une erreur, puis qui, dans une expérience sur la mémoire des mois isolés, commet dix erreurs: si les deux expériences sont équivalentes, c’est-à-dire si le nombre des mots isolés est égal au nombre des groupes de mots, on pouiTa dire que la mémoire qui donne lieu à une seule erreur est 10 fois supérieure à la mémoire qui donne lieu à 10 erreurs. »

Chacun est libre évidemment d'apprécier la puissance de la mémoire à sa façon, mais alors les conclusions auxquelles il aboutit ne sont vraies que dans la mesure où les ju'émisses sont justes.

àlM. IbxET et IIexri avant à mesurer la puissance de la mémoire des mots chez deux sujets dont le premier sur 100 tests en oublie i et le deuxième 10. estimeront que la mémoire du premier vaut 10 fois celle du second, .le crois que pour mesurer la puissance de la mémoire de fixation il tant considérer non ce qu’elle oublie mais ce qu'elle retient.

La mémoire parfaite est celle qui retient autant de termes qu'il lui en a été présenté. La généralité des hommes possède une mémoire parfaite pour les séries très courtes, de 3 mots jiar exenqile. On fixe autant de

tei'iues (pi'on en a aperçu : soit — • A mesure (jue les

séries de tests augmentent, la fraction s'écarte de plus en pins de l'unité. Mais ce (]ui rejirésente. d'après moi, la puissaïu'e. l'intensité de la mémoire de fixation c'est l'importance relative du numéral ('ur.

l’our en revenir à l'exemple précédent, le jiremier

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