I. ,>tM. lîiMET cl llr.MU. Op. cil., p
L I>TE>Smi DE J,A UÉMOIKE DE FIXATION I .'3 1
telle l'onne de mémoire ou plutôt le comuum des hommes retient il mieux sous certaines formes que sous d’autres? Quelques psychologues se sont cU'orcés de résoudre cette question. M. Sciineidek entre autres dans son étude sur la mémoire des mouvements
L’auteur a mesuré la mémoire des mouvements de la main gauche; le hras était maintenu immohile, de sorte ({ue le sujet ne pouvait mouvoir ipie la main ; un crayon lixé à l'extrémité de l’index permettait de tracer îles arcs ilc cercle. Au signal coinemi, le sujet traçait une ligne en dé|)laçant la main d'un mouvement continu ju.s(]u'à ce (pi’il heurtât un obstacle; puis il ramenait la main à sa position |)rimitive. Alors, a[)i’ès un intervalle île rc[)os variable, une demiminute, I minute, 2 minutes, 4 minutes, G inimités, 8 minutes, 10 minutes, i5 minutes, il devait réjiéter avec la main le moinemcnt qu’il avait fait précédemment. 11 est bien entendu ijuc dans toutes ces ex[)érienccs on a pris soin d’éliminer le contrôle de la vue. h’aire un mouvement, le léjiéter a|nès un temps plus ou moins long, jiermet de constater rinihience du tenqis écoulé sur l’exactitude du souvenir musculaire laissé par le mouvenienl. Trois sujets seulement ont pris part à ces expériences et ont fait en tout G üoo épreuves.
Les chill'res montrent que tant ipie la ré|iétili(iu est presipie immédiate, c’est à-dire ne se fait pas plus
I. -M. Scicsi.iutit. Étuilc sur lu iinTiioin: (tus iiioiDuiiiiirts actifs. Dissertai., .luricw iSy.'i. .le n’ai jm me procurer le travail original rédigé en langue russe. Je cite, d’apri'S l'analyse do M. ItiiMU, parue dans r J /i/ict' /jsyclioloÿii/uc, i'‘‘ année, p.
J,.V MÉ^IOIRE
de deux minutes après la fixation, l'erreur est très faible; pour le premier sujet, — pour le second,
^ pour le troisième; puis le souvenir diminue d'in- 2o
tcnsité, mais fort lentement; après i5 minutes, le nombre des erreurs n’atteint encore que — pour le
premier sujet, — pour le second, et — pour le troi- 17 17
sièmc.
Nous aurons l’occasion de comparer à ces résultats ceux qu’ont obtenus MM. Bixet et IIevri en mesurant la mémoire visuelle de la longueur des lignes chez les enfants ; mémoire qui n’est pas du tout visuelle, mais bien musculaire. Les travaux de mesure entrepris sur la mémoire visuelle pure sont excessivement rares. 11 en existe néanmoins et je cite pour la rareté surtout l’élude de M. Zarorski. C'est encore une dissertation en russe, comme j'ignore cette langue, force est de faire comme pour l'étude précédente l'analyse d’une analyse ‘.
Le dispositif expérimental était le suivant : une boite de G20 millimètres, noire à l'intérieur sauf un des cotés qui est blanc, dans le fond qui fait vis-à-vis à ce coté est ménagée une ouverture à laquelle le sujet applifpie l’œil. Lue lige métallique verticale, large de 8 millimètres, haute de 290 millimètres, est
I. (]. Zaiiohski. Klnrlc sur la mémoire (tc.<i impressions visMclIes. DissrrI.. .tnriew iSp'i. analvsé dans .irw. lyxvchol., ]>ar !\I. Uemu. I année, p. '|id.
l/lNTE>SIïÉ HE LA MEMOlllE lIE FIAATIOA I 33
lixée à une distance de i3o inillhncLies devant le lund blanc; à 435 millimètres de l’écran du fond, ou 3o5 derrière la tige métallique verticale était placée tme bougie allumée.
La bougie étant placée donc à 435 millimètres du fond, le sujet regardait, durant l’espace de trois secondes, l’ombre projetée sur l’écran, alors on déplaçait la bougie de 3 millimètres, d’où un changement dans l’éclairage de l’écran et }>ar conséquent une modification de l’ombre; le changement d’éclairage pour un déplacement de 3 millimètres équivalait à
^ de l’éclairage primitif; après un intervalle |)his ou
moins long et d'ailleurs mesuré, le sujet devait regarder de nouveau l’ombre formée sur l’écran et dire si elle lui semblait ])lus ou moins claire que la première fois, il comparait donc chaque fois une image actuelle au souvenir d’une image dillérente.
L'auteur, pour éviter les calculs compliqués a, non pas su[)primé les réponses douteuses, mais les a fait transformer en positives ou négatives, les sujets ne pouvant répondre f[ue [>ar oui ou [>ar non.
Le nombre des sujets qui ont pris part à l’expérience est de 3 seulement.
L’expérience a toujours été la même; la bougie d’abord placée à 435 millimètres, [)iiis déplacée de 3 millimètres; ce cpii a varié, c’était uniquement les intervalles entre les deux observalions ; l’intervalle le plus court a été de i seconde, le ])his long de *iO minutes. Le total général des expériences atteint un cbifl're élevé : 7 ‘ioo. Voici le nombre des réponses vraies rapportées à 100.
Biekvi.iüt.