‹ La mémoireChapitre 62 sur 148 · MM. Rinkt et Hkmu. .\rticle cité. générale de · texte numérisé non relu

MM. Rinkt et Hkmu. .\rticle cité. générale de

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l'iM'ENSITÉ de la MÉ.MOmi-: de l IXATION i/|3

trice. Les souvenirs ou sensations renaissantes sont généralement plus faibles que les sensations actuelles, de là une tendance générale à raccourcir toutes les lignes que l’on juge égales à des souvenirs de longueurs ; mais l’enfant, au moment de fixer les étalons, a fait des réflexions, a émis des appréciations sur les longueurs, au moment où il cherche à retrouver j)armi des images actuelles celle qui est équivalente à l’image fixée dans la mémoire, le sujet juge et raisonne, il sait (pie l’étalon imaginaire, dont il cherche l’équivalent, est un souvenir, et partant subit la loi des souvenirs, il ne compare pas les lignes qu’on lui présente au souvenir tel (ju'il l’a (jardé; selon l’heureuse expression des auteurs, cette image conservée n’est pas une simple photographie mais une photographie retouchée. Le travail de retouche est nécessairement poussé plus loin chez les sujets plus âgés, la correction est plus fréquente chez les enfants du cours supérieur, ils luttent jilus victorieusement contre la tendance générale de la mémoire à raccourcir les longueurs.

Je ne puis m’ernpccher de constater que si les chilfres obtenus par MM. Biaet et IIemu donnent la mesure exacte de la mémoire motrice de l’œil, il semble que celle-ci soit bien faible !

\ oyez, pour les conclusions, les documents de M. SciiAEiDEK sur l’étendue de la mémoire motrice de la main 1

J’ai constaté que même chez les enfants de lo et Il ans la notion de volume donnée ]»ar les muscles de l’œil est bien plus précise que celle que donnent les muscles de la main. Il convient de remarquer

LA >lÉ.MOIRE

que MM. Binet et Henri en choisissant des lignes qui ne diffèrent entre elles que de 4 millimètres ont considéré comme erronées des appréciations qui ne s’écartent que fort peu de la réponse exacte ; on ignore quelle est sous ce rapport la signification exacte des chilTres produits par M. Schneider. Nous ignorons la longueur exacte de l’arc tracé par la main gauche des trois sujets examinés ; M. Henri dans son compte rendu ne dit mot sur ce sujet fort important; pour juger en effet de la valeur des erreurs commises, il faudrait connaître la longueur de la courbe tracée d’abord, cela nous renseignerait sur l’importance des fractions du tableau.

M. Lenvy ’ a fait une série d'expériences analogues à celles de MM. Binet et Henri, en étudiant la mémoire visuellle des longueurs par un procédé quelque peu dillérent, chez deux sujets seulement.

Les longueurs mesurées sont des distances >ariahles entre deux petites plaques d'ivoire placées sur un fond noir, et fixées jiar un fil. Le sujet était toujours placé à la même distance du fil ; on mesurait le temps au métronome, ou au moyen de la montre. Le sujet regardait donc jiendant un temps déterminé les deux plaques et tâchait d'apprécier et tic retenir leur distance.

Après un intervalle plus ou moins long, on montrait une longueur dilTérente ; le sujet devait dire si

1 . Kxpcrimoiilcllc Unlprsiiclningcn übrr das GodSchlnis, dans /.rit.sclirif/ fur JKsycli. u. Phys, dcr Sin. Org., Hd. VllI.

l.'lMLNSIlK DE LV Mli.MUllUi DK l-lA.VTlü.N I '| 3

l’intervalle entre les points blancs avait augmente on diminué; on les rapprochait ou les écartait jusqu’à ce qu'il déclarât que la longueur était la môme, que lors de la première observation. L’atiteui- a fait retenir des longueurs variant de 2 centimètres à 20 centimètres.

Voici les résultats obtenus chez ces deux sujets: L’auteur détermine d’abord l’influence do l’intervalle et constate que de deux jusqu’à dix secondes la mémoire s’alTaiblit très lentement ; elle est moins lidèle après une seconde qu’après deux (ceci concorde avec les résultats de M. Scuxeiuei\) ; d’une manière générale la valeur de l’erreur augmente avec la durée de l’intervalle. Il est intéressant de constater la valeur de l’erreur, par comparaison avec celle commise par les enfants. .\près 3" d’inter\alle, l’erreur moveime commise pur le premier sujet,

M. .\lex vxDEu, est de '1,0 i)our 100 soit environ.

.M. ScniuMioEEH donne des répon.ses moins exactes, chez lui la moyenne atteint après 3", 5, 8 soit u[)pro-

ximativement • C’est là une in’oportion d’erreurs

très élevée. Les moyennes données |)ar l’auteur ne doivent être acceptées qu’avec une extrême réserve ; ainsi la première f{ue j’ai citée est obtenue en additionnant 8 résultats partiels, dont le [)lus élevé est 5,5 et le moins élevé 3, 7 puis en divisant par 8.

Cela est déjà hardi ! Utie moyenne obtenue dans CCS conditions avec une variation moyenne de o,'\,

soit de la nu)vcnne elle iiiênie a Di'U de \aleni'. 10 “ '

liiLKVI.ltT.

Mais que dire de la 2® moyenne, celle de M. Schiraho- FER ; là le nombre le plus élevé qui entre dans la constitution de la moyenne est près de trois fois aussi fort que le plus faible; 9, 8 et 3,7, ici la variation

atteint 1,2, le de la moyenne.

C’est à peu près comme si on disait que la moyenne entre les résultats deux et six est quatre. Une moyenne n’est sérieuse et par conséquent un travail de mensuration n’a de valeur que si la variation moyenne et par conséquent l’écart entre la moyenne et tous les résultats partiels qui ont servi à l’établir est petit; et plus cette variation movenne est petite, plus les résultats sont concluants.

Pour en revenir au travail de M. Le^vy disons que l’auteur a essayé de déterminer l'influence des distractions (en montrant d’autres longueurs, en faisant faire des calculs) et aussi celle de la durée pendant laquelle le sujet fixait les longueurs.

Les deux sujets qui ont pris part à ce travail sont tous deux visuels. M. Lewy a entrepris l'étude de la mémoire tactile cbez cinq autres sujets.

Le sujet les yeux recouverts d’un bandeau est assis et pose sur une table l'un des bras, nu jusqu'au coude ; la face dorsale de la main étant en haut ; la main libre tient un crayon. Les intervalles de temps ont été mesurés au moyen d’une montre marquant les secondes, procédé (|ui donne une jirécision sullisante pour la mémoire dos pauses adoptée (20'', 3o" et 1 20").

Los stimulations tactiles étaient produites au moyen (l’une aiguille à remailler dont on appuvait

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