‹ La mémoireChapitre 63 sur 148 · I.'lMi;>SlTK PE I,\ MÉMOIRE DE EI\\TIO · texte numérisé non relu

I.'lMi;>SlTK PE I,\ MÉMOIRE DE EI\\TIO

la tète sur le tégiinieiil. Un a tâché d’exercer des pressions d’intensité toujours égale ; les sujets étaient interrogés et toutes les fois qu’ils estimaient que la stimulation avait été plus forte ou plus faible que d’habitude, on n’en tenait pas compte dans les résultats.

Après chaque contact de l’aiguille, le sujet devait immédiatement, ou 20", 3o", 1 20 " après, indiquer, avec la pointe du crayon tenu dans l’autre main, la place exacte touchée par l’aiguille.

Comme il fallait s’y attendre, l’erreur de localisation croît avec l’intervalle écoulé entre la slinmlation et la localisation, si on distrait le sujet, même en lui faisant faire des calculs, l’erreur croît très peu.

ha conclusion la plus intéressante de cette longue étude, est la suivante : les erreurs semblent toujours commises dans le même sens : tous les sujets situant le [)oint touché [)his près de la main cpi’il ne l’est en réalité.

Les cinq études dont nous allons parler maintenant olfrent un intérêt siqiérieur ; elles déterminent les conditions qui augmentent la puissance de la mémoire générale ; leurs résultats concordants montrent que c’est en faisant la [lart très large à l’i'lément moteur que l’on obtient un maximum de rendement utile.

\ oici tout d’abord le travail de M. l'héodate h. Smitii sur la mémoire musculaire'.

I. AniPrican Journal of l'syclioloi'Y, 'ot. Vtl, 11" h jailtct

L’auteur en observant la façon dont une petite fille de neufans, devenue aveugle et sourde à quatre ans. prononçait les lettres et notamment la lettre K qui est, dit M. Smith, particulièrement difficile à prononcer pour les sourds muets, l’auteur, dis-je, a pensé (|uc les images motrices jouent, dans la mémorisation, un rôle beaucoup plus considérable qu'on croit généralement. Il a donc institué une série d’expériences pour mesurer l’importance de la mémoire musculaire des mots ainsi qu'il l’appelle. Il s’est servi comme tests de syllabes dénuées de sens que le sujet devait fixer dans la mémoire avec ou sans le secours des mouvements d’articulation.

Le dispositif expérimental était le suivant : un châssis automatique s’ouvre dans une planche que l’on peut incliner à Aolonté ; sur cette planche est fixée une tige métallique tournante : à celte lige est attachée une pièce de carton, de dimensions convenables, qui sert deA'olet.

La tige métallique à laquelle est fixé le carton tourne sous l’action d’un électro-aimant : et par conséquent lèoe et abaisse le volet.

Un ressort appuyant sur le Aolet régularise le mou- Aement ascensiouuel, et rejiousse. referme donc le châssis (piand le courant a été interrompu. ^ oilà la pièce principale de l’ajipareil ; un châssis qui s’ouvre régulièrement ipiand on ferme le eireuil, et ipii se R'Ierme cpiand on riiil('rrom|>l .

Les mou\ements du Aolel doiAenl se répéter à iiiU'rvalles llxes, (M les iutc'rvalles (loi\eut être mesurés. Pour obtenir ce lésultat. on a installé un dispositif semblable à celui cpi’on emploie pour le chro-

l’intensité de la mémoire de fixation I''|9

noscope de Hipp ; un mouvement d’horlogerie se trouve placé dans une chambre voisine de celle où se font les expériences ; le volet est relié par un circuit à l’horloge ; une sonnerie électrique sert d’avertisseur. L'horloge étant mise en mouvement, le signal est donné par l’avertisseur ; deux secondes après, le volet se lève et demeure levé durant vingt secondes, mais après dix-huit secondes, c’est-à-dire deux secondes avant le moment où il va retomber, l’avertisseur sonne de nouveau.

Ce mécanisme et ce dispositif permettent de [irésenter très régulièrement et jiendant des leni|)s strictement égaux les séries de tests choisis.

D’ailleurs, pour obtenir des lésultats com[)arables, l’auteur n’a négligé aucune précaution : les expériences se faisaient toujours à la même heure, et aussi exactement que [lossihle dans les mêmes conditions de santé, de fatigue, etc. ; on a noté toutes les causes qui auraient pu rnodiher ces conditions.

Le nombre des sujets examinés par M . Smith est de cinq. C’est peu ; mais les sujets étaient bien choisis ; quatre psychologues entraînés aux travaux de laboratoire ; un cinquième, biologiste.

J’avoue que, pour ma [lart, je suis absolument hostile à l’idée d’enqiloyer comme des sujets psychologues entraînés; d’abord ils savent où l’auteur du Ira vail veut en venir ; ce ipii est déjà mauvais ; jniis l’habitude des expériences de laboratoire indue siii' leur façon de réagir. Je crois, ipi’en règle générali', les directeurs, aides et habitués du lahoraloire ne. [leuvent servir de sujets (jiie dans les expériences préliminaires (pie l’on doil faire pour n'“gler déliniliNe-

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