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ment la marche à suivre; les résullals fournis dans ces travaux préliminaires ne doivent pas servâr à élaborer les conclusions. J’ai bien plus confiance dans les résultats obtenus par des sujets choisis au dehors, ne comprenant rien, ni au but poursuivi, ni à la technique employée ; réagissant sans aucun souci des conséquences. Je préfère même les réponses de personnes d’intelligence médiocre, du moment qu’elles sont attentives et consciencieuses. Je n'ignore pas que le recrutement des sujets est parfois fort diflicile et que les directeurs de laboratoires doivent souvent sf contenter de leur personnel spécial sous jieine de ne pouvoir rien entreprendre du tout.
Loin de moi l’idée de contester les résultats parce que les sujets étalent des psychologues, et de vouloir alfaibbr la valeur des conclusions du présent travail; les recherches de M. Smith, auxquelles a collaboré d’ailleurs ÏNI. E. G. S.wford, me semblent conduites avec un souci extrême de précision rigoureuse, c'est un travail fort bien fait.
Passons à la description des expériences :
Le sujet est confortablement assis dans une chambre tranquille, bien éclairée : un paravent le sépare de l’expérimenlatenr. de sorte que rien ne vient le distraire.
I^rcmiire srrie (l't'.rpn'icnccs :
Il s’agissait de Irouverle moyen d'inhiber les mouveinenls des muscles ipii servent à l'articulation et de comparer les résidlats obtenus dans ces conditions aux résultats analogues (pie donne la mémoire dans les conditions haliituelles.
On eut rec’ours à divers procédés. Le sujet devait
1,’lNTENSlTÉ DE LA '«ÉMOIRE DE FIXATION l5l
fixer les images visuelles des syllabes en comptant à haute voix : « un, deux, trois ; un, deux, trois » ; comme un automate ; ou encore en chantant la note sol dont l’action inhibitrice est, dit l’auteur, plus intense que celle des autres notes. Après quelques essais, on a préféré la numération, jiarce que chez les sujets non musiciens, soutenir la note exigeait au début une attention trop grande.
Chaque groupe de syllabes était regardé par le sujet pendant 20 secondes. On lui montrait lo séries de syllabes à chaque séance. Chaque séance avait lieu pour le même sujet à la meme heure du jour, précaution nécessaire quand on se rappelle que l’intensité de la mémoire varie considérablement aux divers moments de la journée.
Le sujet devait rappeler les syllabes regardées, a[)rès un intervalle de temps uniforme. Les erreurs commises sont groupées sous trois chefs : I déplacement dans l’ordre des syllabes, Il altérations, 111 oublis.
L’auteur a soigneusement interrogé ses sujets sur leur façon de procéder ; cette espèce d’examen de conscience est d’une importance capitale ; on le néglige pourtant bien souvent, et l’on a tort. Dans un travail préliminaire à des recherches dont je n’ai |>as encore publié les résultats, je faisais ap|)rendre à des sujets des séries de mots, les uns écrits en caractères de grandeur moyenne, les antres en caractères beaucoup plus grands, ,1’avais déjà examiné une dizaine de sujets et tous retenaient mieux les grands caractères que les moyens. Un jour un sujet donne pour les deux séries de mots, exactement le même